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La santé des animaux dans les unités expérimentales

Depuis 2008, l’Inra met en place une charte pour maîtriser de manière exemplaire l’état sanitaire des animaux élevés dans ses unités expérimentales à des fins de recherche.

Chèvres. © ENVT, Xavier Berthelot
Mis à jour le 05/02/2013
Publié le 15/06/2011

Bovins, ovins, caprins, équins, porcins, volailles, lapins, poissons, les unités expérimentales (UE) (1) de l’Inra hébergent un cheptel ­d’animaux de rente conséquent pour réaliser les expérimentations des programmes scientifiques, qui vont de l’étude des grandes fonctions physiologiques à la génétique ou à la conception de nouveaux systèmes d’élevage. Les animaux expérimentaux doivent avoir des caractéristiques proches des animaux commerciaux pour que les résultats des recherches soient trans­po­sables. Pour autant, la conduite des troupeaux expérimentaux diffère de celle des élevages privés car les échanges d’animaux y sont plus nombreux, de même que les contacts homme/animal. D’autre part, le statut sanitaire des animaux doit être précisément contrôlé pour assurer, non seulement la sécurité des cheptels et des personnels, mais aussi la fiabilité des résultats de recherche.

Ces considérations ont fondé l’établissement d’une charte sanitaire à l’Inra visant à maîtriser l’état sanitaire des animaux via un cadre de références harmonisé dans toutes les unités expérimentales.

Des principes et des outils

Les directeurs des 34 UE et les chefs des six départements concernés (2) s’engagent à appliquer un corpus de principes et de règles commun. Ces principes consistent, par exemple, à identifier les risques sanitaires majeurs, à établir un schéma d’introduction des animaux (lieu de quarantaine, prophylaxie), un schéma d’élimination des déchets infectieux (prélèvements, cadavres), etc.

Certains outils existent déjà, comme des cahiers sanitaires d’élevage, ou des fiches techniques utilisées dans certaines UE. Ces outils seront revisités dans le cadre de la charte et d’autres seront créés. Le guide technique de « gestion de la pharmacie vétérinaire dans les cheptels expérimentaux », élaboré en 2010, est le premier exemple de ces nouveaux outils. En outre, un bulletin mensuel diffusé aux participants à la charte assure l’indispensable veille réglementaire.

 Un collectif organisé

L’établissement et l’application de la charte reposent avant tout sur des hommes. Un comité de pilotage, incluant des cliniciens et des représentants des départements scientifiques, définit les orientations de la charte et les actions prioritaires. D’autre part, un ou plusieurs correspondants sanitaires sont désignés dans chaque UE pour accompagner l’application de la charte.

Enfin, des groupes de travail déclinent les principes de la charte pour chaque espèce. Pour Xavier Berthelot, membre du comité de pilotage et animateur du groupe sur les petits ruminants, « en plus des maladies réglementées (tremblante, FCO...) ou de celles qui ont un impact sur la santé publique (fièvre Q, toxoplasmose...), il faut être capable de surveiller des maladies (border disease, paratuberculose par exemple) qui peuvent porter atteinte au fonctionnement des UE et aux expérimentations. C’est un travail de longue haleine pour lequel il faut prendre le temps d’identifier les priorités et les charges de travail correspondantes ».

(1) Unités expérimentales stricto sensu + installations expérimentales qui dépendent des unités de recherche.

(2) Départements de recherche concernés : Écologie des forêts, prairies et milieux aquatiques/Génétique animale/Génétique et amélioration des plantes/Physiologie animale et systèmes d’élevage/Santé animale/Sciences pour l’action et le développement.