Champ de tournesols en fleurs. © CARRERAS Florence

Le potentiel chimique des végétaux

La chimie verte permet d’utiliser le carbone renouvelable des ressources végétales (forêt, cultures, algues) pour produire de l’énergie et des biomatériaux. Elle est basée sur une logique de flux et non de stock, au contraire de la pétrochimie.

Par Mollier Pascale (01 42 75 94 23)
Mis à jour le 23/01/2013
Publié le 18/01/2013

On distingue deux voies d’utilisation du carbone : celle du carbone renouvelable (chimie verte) et celle du carbone fossile (pétrochimie). Les deux voies partent de matières premières différentes, mais comportent des étapes similaires : une étape de raffinerie, pour séparer les constituants, et une étape de conversion, pour obtenir les molécules désirées. Paul Colonna développe l’idée que ces deux voies ne sont pas en opposition, mais qu’elles sont complémentaires : en effet, la pétrochimie permet la synthèse des intrants pour la culture des plantes, matières premières de la chimie verte. Tandis que la bioraffinerie des végétaux peut alimenter la conversion dans la voie du carbone fossile par thermochimie. L’équilibre entre les deux voies doit être réfléchi selon les ressources de chaque région du monde et suivant la hiérarchie des objectifs : souveraineté alimentaire, énergétique, diminution de l’émission de gaz à effet de serre, etc.

 

Paul Colonna est directeur scientifique adjoint  « Alimentation ».

 

Film de la rencontre professionnelle « Chimie du végétal : le pouvoir des plantes», organisée par l’Inra lors du Salon international de l’agriculture 2011.

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