• Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte
  • Imprimer

Pourquoi séquencer les génomes ?

Mieux lutter contre les maladies, augmenter qualité des productions, voilà les buts avoués du séquençage des génomes animaux et végétaux. L’Inra a apporté une contribution substantielle au décryptage de plusieurs de ces génomes depuis les années 2000.

Chaque cellule vivante possède un
Par Pascale Mollier
Mis à jour le 13/09/2016
Publié le 24/01/2016

Génomes animaux : production et médecine

Pour les animaux de ferme, l’histoire du séquençage a débuté en 2004 avec la poule (1). Outre la consommation de masse de sa viande, la poule est aussi un modèle expérimental pour la recherche en immunologie et en biologie du développement.

Puis a suivi la vache laitière, en 2009. L’utilisation d’outils de génotypage à haut débit a permis d’identifier les gènes responsables de la baisse de fertilité des troupeaux observée depuis plus de trente ans. Conséquence directe : la mise à l’écart des troupeaux peu fertiles.

Autre star de nos assiettes, le porc voit son génome entièrement décodé en 2012 par un consortium dont l’Inra fait partie. Le séquençage du génome du porc va permettre d’affiner considérablement la sélection génétique de cette espèce. Mais c’est au niveau de la médecine humaine que les progrès sont très attendus : les porcs possèdent en effet de nombreux variants de gènes responsables de maladies humaines, telles que l’obésité, le diabète, les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer.

Enfin, le récent séquençage de la race belge de mouton Texel a permis un fort développement musculaire de l’animal sans perdre la qualité et le goût de la viande.

Génomes végétaux : qualité et résistance aux maladies

Les plantes cultivées tirent aussi de nombreux avantages du séquençage de leurs génomes.

2000 :  Arabidopsis thaliana : modèle de plante à fleurs.

2007 : vigne : résistances aux maladies (mildiou, oïdium), meilleur rendement, diversification des cépages.

2012 : tomate : modèle de solanacée (pomme de terre, poivron, ...).

2012 : champignon de paris : identification des enzymes de détoxification et de dégradation de la matière organique, rôle dans le recyclage du carbone.

2013 : orge : résistance aux maladies et diminution des pesticides.

2014 : colza : nouvelles variétés plus résistantes aux maladies et de meilleure qualité pour l’huile et les tourteaux.

 

(1)  Poule (2004), vache (2009), cheval (2009,) porc (2012), canard (2013), lapin (2014), mouton texel (2014), truite (2014).

Hélice d'ADN. © rolffimages.Fotolia, rolffimages

Le séquençage de l’ADN, une première étape vers le génome

Une fois l’ADN séquencé,  de nombreux travaux sont encore nécessaires pour décrypter un génome. Il faut identifier les gènes, leur place dans le génome et leur rôle, ce qui requiert un effort conséquent de recherche pour construire différents outils tels que les cartes physiques et génétiques, pour étudier le transcriptome et le protéome, etc. Des collaborations internationales se nouent pour élaborer ces outils communs, que les différentes équipes utilisent ensuite pour développer leurs propres thématiques.