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Portrait de Léo Coutellec, chercheur en épistémologie et éthique des sciences contemporaines à l'Université Paris-Sud.. © Inra, Christophe Maître

Les vingt ans de Sciences en question. Conférence de Léo Coutellec sur la "Science au pluriel"

Le 2 décembre 2014, le groupe Sciences en question a fêté ses vingt ans d'existence en invitant le philosophe Léo Coutellec pour une conférence spéciale intitulée : "Science au pluriel, essai d'épistémologie pour une science impliquée".

Cet anniversaire a été aussi l'occasion pour Pierre Boistard et Françoise Simon-Plas, co-animateurs du groupe, de rappeler les objectifs, l'historique et les perspectives d'évolution du groupe.

Par Pascale Mollier
Mis à jour le 06/02/2015
Publié le 01/01/2015

Léo Coutellec est chercheur en épistémologie et éthique des sciences contemporaines à l'Université Paris-Sud.

Présentation de la conférence par une interview en trois questions.

Léo Coutellec débat de la neutralité de la science, qu'il décompose en trois notions distinctes : l'impartialité, en tant que rapport direct au réel, l'autonomie des stratégies de recherche et des choix méthodologiques, et la neutralité dans le choix des applications mises en oeuvre pour la société. Les deux dernières notions, autonomie et choix des applications, mettent en jeu des valeurs, des intentions et des critères de choix qui font que la science ne peut être considérée comme neutre, mais au contraire profondément impliquée dans un contexte social, économique et culturel. Cette science qui assume son implication dans la société est féconde et plurielle. Elle appelle la notion de responsabilité épistémique, responsabilité collective partagée par les scientifiques et les citoyens, responsables ensemble du devenir des savoirs.

Vingt ans de dialogue Science Société

Pierre Boistard, directeur de recherche honoraire après un parcours scientifique en pathologie végétale, a été co-animateur du groupe Sciences en Questions de 1995 à 2008.

Pierre Boistard évoque les motivations qui ont conduit à l'émergence du groupe Sciences en question en 1994 : besoin de prise de recul ressenti par les scientifiques, communication de la science vers la société et réflexion épistémologique sur l'évolution des disciplines scientifiques. Il salue le soutien apporté au groupe par l'Inra dans le respect de son indépendance d'esprit.

Sciences en question, un groupe en évolution

Françoise Simon-Plas, co-animatrice de Sciences en question depuis 2013, est aussi directrice de recherche dans l'UMR Agroécologie et présidente du centre Inra de Dijon depuis début 2014.

Françoise Simon-Plas rappelle les réalisations du groupe depuis vingt ans, soit une quarantaine de conférences et plus de trente ouvrages, mais aussi les évolutions de la pratique de la recherche qui rendent le questionnement permanent, ainsi que le besoin d'élargir le public de Sciences en questions pour répondre aux attentes accrues de dialogue avec la société.

Pour en savoir plus

Voir l'intégralité de la conférence de Léo Coutellec et la table ronde organisée pour les vingt ans de Sciences en question le 2 décembre à Paris.

Voir le site de Sciences en question.