Cet ouvrage tente de tracer les liens entre le succès du néolibéralisme et le pilotage selon les règles imposées par le marché des universités et des instituts de recherche.. © Inra

Le marché aux connaissances

Cet ouvrage tente de tracer les liens entre le succès du néolibéralisme et le pilotage selon les règles imposées par le marché des universités et des instituts de recherche.

Mis à jour le 22/02/2017
Publié le 22/02/2017

Les marchés sont des formes de gouvernance

Après avoir observé les nombreuses crises que l’enseignement supérieur et la recherche se doivent d’affronter, l’auteur montre la façon dont la version néolibérale des sciences économiques a été mise en œuvre pour modifier les moyens d’entreprendre et d’évaluer la recherche, l’enseignement et l’engagement publics. La compétition entre les institutions, les scientifiques, les universitaires et les étudiants devient de plus en plus importante. L’auteur décrit les transformations qui s’ensuivent et leur oppose sa propre position dans ce débat complexe.

 

Enfin, après avoir porté une attention particulière aux voies qui n’ont pas été empruntées, il conclut : pour qui et pourquoi avons-nous besoin de connaissances ? Quel genre de société future souhaitons-nous ? Comment pourrions-nous y parvenir ? 

 

Sommaire des différentes parties : Crises / Libéralismes et néolibéralismes /Au-delà des néolibéralismes / Administration / Enseignement / Recherche / Engagement public et vulgarisation agricole / Conséquences / Nos universités et établissements de recherche peuvent-ils faire face à ces crises ? / À la recherche d’un futur perdu : quelques propositions spécifiques de changement / Conclusion : vers un monde pluriel

Le marché aux connaissances 

Néolibéralisme, enseignement et recherche 

Editions Quae – coll. Sciences en questions, 160 pages, 2014 – 12,50 euros 

 

Cet ouvrage est issu de la conférence-débat organisée par le groupe Sciences en questions au Cirad-Montpellier le 16 avril 2014.   

Cette édition originale en français vient de paraître en anglais sous le titre  « Knowledge for Sale. The Neoliberal takeover of Higher Education » aux Editions the MIT Press.

https://mitpress.mit.edu

 

Lawrence Busch est professeur honoraire à l’université de l’État de Michigan. Il a publié de nombreux ouvrages dont le plus récent Standards: Recipes for Reality (MIT Press, 2011). Ses activités de recherches articulent notamment : l’emploi des standards dans les politiques publiques et privées, l’éducation supérieure et le rôle du néolibéralisme dans la transformation des sociétés.

Extrait

« Nous devons imaginer nos futurs collectifs différemment des néolibéraux. Il ne s’agit pas simplement de rejeter les politiques et édictions néolibérales et de demander un retour à un quelconque passé idéalisé. Nous devons rompre le cycle, la dialectique, et imaginer des futurs différents dans lesquels les marchés ne sont pas simplement qu’une des nombreuses formes que les institutions peuvent prendre, où la sécurité, l’égalité et la liberté sont une fois encore reliées, où il n’y a pas simplement plus de démocratie mais différentes formes de démocratie, où il y a un peuple plus éduqué (et pas simplement formé), où les anciennes vieilles dichotomies s’effondrent épuisées. Ou encore imaginer des futurs où le marché de l’Etat, l’idéal et le matériel, la nature et la culture, le capitalisme et le socialisme, l’égalité et la liberté, ne sont plus posés en tant que pôles opposés mais en tant que réseaux complexes de relations sociotechniques en perpétuelle évolution. »