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Mouvements flagellaires d'un spermatozoïde de bélier. © Inra, DACHEUX F.

Les perturbateurs endocriniens, un casse-tête pour la recherche

Autres travaux Inra

Outre ses travaux sur le bisphénol A, l'Inra développe des recherches sur l'effet potentiel de perturbateur endocrinien d'autres molécules comme des pesticides ou des molécules issues de l'agriculture, phytooestrogènes et mycotoxines par exemple.

Par Pascale Mollier
Mis à jour le 05/02/2018
Publié le 12/01/2018

Effets des faibles doses et effets cocktails

L'Inra de Dijon a mis en évidence (1) des effets majorés aux faibles doses et des effets de mélanges de phytooestrogènes (genisteine), pesticides(vinclozolin) et /ou  BPA sur :

  • le développement de la glande mammaire et le cancer mammaire
  • la fertilité
  • le  développement osseux
  • la dent et l'hypominéralisation molaire-incisive

Contact : Marie-Chantal Canivenc-Lavier, marie-chantal.canivenc-lavier@inra.fr, UMR1324 CSGA Centre des Sciences du Goût et de l'Alimentation, Centre Bourgogne-Franche-Comté, Département ou direction pilote Alimentation Humaine, Départements co-pilote Caractérisation et Elaboration des Produits Issus de l'Agriculture.

Bisphénols, exposition et effets sur la fertilité féminine

 Une unité de l’Inra Centre Val de Loire s’intéresse à la toxicité des bisphénols, comme le BPA, mais surtout à celle des molécules choisies par les industriels comme substituts du BPA, comme le BPS. Dans ce contexte, un projet vient de débuter en partenariat avec le CHRU de Tours et le BRGM avec deux objectifs principaux :

  • évaluer l'exposition environnementale des bisphénols (notamment BPA, BPS et BPF) dans les eaux de la région Centre Val de Loire
  • étudier comment le BPS peut affecter la reproduction chez la femme.

Contact : Sébastien Elis, sebastien.elis@inra.fr, UMR 0085 PRC Physiologie de la Reproduction et des Comportements, Centre Inra Val de Loire, Département Physiologie Animale et Système d’Elevage.

Les mycotoxines, des PE agricoles « naturels » 

 L’Inra est impliqué dans un projet de grande envergure sur les PE :  dix laboratoires de 7 pays européens, dans le cadre du programme Horizon 2020 (2).

Dans ce cadre, l’unité TOXALIM de l’Inra Occitanie-Toulouse s’intéresse à la toxicité souvent méconnue des produits naturels, notamment agricoles, par exemple les mycotoxines sécrétées par les moisissures présentes dans le blé et le maïs dans les champs et dans les lieux de stockage. Ces mycotoxines sont très proches des œstrogènes, hormones sexuelles féminines. Certains animaux, comme les truies, nourris avec ces céréales contaminées peuvent alors développer des malformations nuisant à leur reproduction.

Lire l’article.

Contact : Isabelle Oswald, isabelle.oswald@inra.fr, UMR1331 ToxAlim Toxicologie Alimentaire, Centre Occitanie-Toulouse, Département ou direction pilote Alimentation Humaine, Département co-pilote Santé Animale.

 

Relation entre PE et endométriose

 Les PE font partie des facteurs de risque suggérés de l’endométriose (3). Une unité de l’Inra Pays de Loire a participé à une étude pilote (4) visant à étudier le lien éventuel entre les niveaux d’exposition interne en polluants organiques persistants et la présence d’endométriose. Un ensemble étendu de contaminants (5) a été détecté dans le sérum et le tissu adipeux de 99 participantes à l’étude. Les perspectives envisagées étendent l’étude aux polluants non persistants (bisphénols), aux effets cocktail, et aux modes d’actions des PE suspectés.

 Lire l’article.

 Contact : German Cano-Sancho, german.cano@inra.fr, UMR1329 LABERCA Laboratoire d'étude des Résidus et Contaminants dans les Aliments, Centre Pays de la Loire, Département ou direction pilote Alimentation Humaine.

 

(1) Dans le cadre des Programmes Nationaux de Recherche sur les Perturbateurs Endocriniens : PNRPE 2005 et PNRPE 2009.

(2) Projet PROTECTED (2017-2021).

(3) L’endométriose se caractérise par la présence de tissu utérin (ou tissu endométrial) en dehors de la cavité utérine et par un développement sous influence des hormones ovariennes.

(4) En collaboration avec le service de Gynécologie-Obstétrique du CHU de Nantes.

(5) Dioxines, polychlorobiphényles, pesticides organochlorés et retardateurs de flamme bromés.