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Chien de race Montagne des Pyrénées, ou « patou », utilisé par les éleveurs et bergers pour la protection des troupeaux envers la prédation par les loups (ici, dans les Alpes et en Provence).. © © INRA, MEURET Michel

Myopathie de Duchenne : le point sur deux pistes de traitement

Biomarqueurs pour la thérapie cellulaire

Vers l'évaluation de l’efficacité de la transplantation de cellules MuStem.

Mis à jour le 30/08/2016
Publié le 24/08/2016

La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), maladie récessive liée au chromosome X, est une pathologie musculaire sans traitement curatif, et ce malgré de nombreux développements en thérapies pharmacologique, génique ou encore cellulaire. En outre, le manque de traceurs sensibles et spécifiques renseignant l'efficacité des thérapies mises en place contre l’évolution de la pathologie, constitue un vrai frein dans l’évaluation de ces approches. Toutefois, une preuve d'efficacité thérapeutique a été établie à l'UMR Inra-Oniris PANTHER dans le modèle préclinique de la DMD. En effet, des améliorations aux niveaux clinique et tissulaire chez le chien GRMD (Golden Retriever Muscular Dystrophy) ont été observées après transplantation d’une population de cellules souches adultes nommées cellules MuStem.

Dans une nouvelle étude, des approches haut débit de transcriptomique, mais aussi de protéomique, ont permis d'établir une signature moléculaire comparée des muscles de chiens soit sains, soit dystrophiques et traités par les cellules MuStem. Ainsi, l'administration par voie sanguine de la population MuStem s’avère modifier l'abondance de 71 protéines qui sont impliquées dans de nombreux processus biologiques parmi lesquels la régénération, la restructuration du tissu musculaire et la protection vis à vis du stress oxydatif.

Sur la base de ces travaux, des approches classiques de quantification seront mises en place pour valider des biomarqueurs protéiques, afin de déterminer s'ils peuvent correspondre à des traceurs éventuels de l’effet thérapeutique associé à la transplantation de la population MuStem chez le chien GRMD. Ces travaux montrent l’apport des approches "omiques" dans la recherche de biomarqueurs qui serviront à évaluer l’efficacité de la thérapie MuStem à partir de sérums de patients dans un futur essai clinique.

Identification de biomarqueurs thérapeutiques par analyse protéomique. © Inra-Oniris
Identification de biomarqueurs thérapeutiques par analyse protéomique © Inra-Oniris

Partenaires : ce travail a été réalisé grâce à des subventions attribuées par l’État (tutelles Inra et Oniris), l'Université de Nantes (allocation de thèse de Florence Robriquet), l'Association Française contre les Myopathies (AFM N° 14379), le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER N°37085) et l'Agence Nationale pour la Recherche (ANR IHU CESTI-10-IBHU-005).

Publication associée : Lardenois, A., Jagot, S., Lagarrigue, M., Guevel, B., Ledevin, M., Larcher, T., Dubreil, L., Pineau, C., Rouger, K., & Guevel, L. (2016). Quantitative proteome profiling of dystrophic dog skeletal muscle reveals a stabilized muscular architecture and protection against oxidative stress after systemic delivery of MuStem cells. Proteomics. http://dx.doi.org/10.1002/pmic.201600002

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Santé animale
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Pays de la Loire