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Chien de race Montagne des Pyrénées, ou « patou », utilisé par les éleveurs et bergers pour la protection des troupeaux envers la prédation par les loups (ici, dans les Alpes et en Provence).. © © INRA, MEURET Michel

Myopathie de Duchenne : le point sur deux pistes de traitement

MicroARN et dystrophie musculaire de Duchenne

L'expression des microARNs dans un modèle canin est modulée par les cellules MuStem, ouvrant ainsi une perspective thérapeutique.

Mis à jour le 29/06/2016
Publié le 28/06/2016

La plus fréquente des dystrophies musculaires chez l’enfant, la myopathie de Duchenne, est une maladie génétique qui ne touche que les garçons. Ces derniers sont dépourvus d’une protéine, la dystrophine, essentielle à la tenue des fibres musculaires. Sans dystrophine, les muscles dégénèrent petit à petit et les patients décèdent généralement avant l’âge de 30 ans. Aujourd'hui il n'existe pas de stratégie thérapeutique efficace.

Depuis 5 ans, l'UMR PANTHER développe une thérapie cellulaire prometteuse à partir de cellules souches adultes dérivées du muscle, les cellules MuStem. L’injection des cellules MuStem dans le modèle canin de la maladie (le chien GRMD) permet une stabilisation de son état clinique général ainsi qu’une régénération active des fibres musculaires. D’autres voies biologiques sont également modulées par les cellules MuStem, comme la protection contre le stress oxydatif, l'inflammation et le remodelage tissulaire.

Dans le cadre de ces travaux, un axe de recherche sur l’expression des microARNs dans le muscle du chien GRMD et du chien GRMD traité par les cellules MuStem a été développé dans l’unité. Les microARNs sont de petits ARNs capables d’éteindre l’expression de gènes. Récemment, une dérégulation de certains microARNs en lien avec le développement des muscles  a été observée chez le chien GRMD.

Dans un premier temps, ces travaux ont permis de caractériser les niveaux d’expression et la localisation cellulaire de ces microARNs dans le modèle du chien GRMD par deux approches technologiques complémentaires, la RT-qPCR et l'hybridation in situ. La distribution tissulaire des miR-206 et miR-486 (voir illustration) est décrite pour la première fois, leur expression est restreinte aux fibres en cours de régénération.

Ce travail sur miR206, 486, 133 et 122 décrit de nouveaux biomarqueurs tissulaires impliqués dans la réparation musculaire et confirme la pertinence de la stratégie thérapeutique par les cellules MuStem. Les cellules MuStem humaines sont aujourd'hui en cours de caractérisation afin de proposer un candidat thérapeutique aux agences réglementaires.

Hybridation in situ du miR-486 sur coupe de tissu GRMD traité par les cellules MuStem. © Inra-Oniris, Robriquet et al., 2016
Hybridation in situ du miR-486 sur coupe de tissu GRMD traité par les cellules MuStem © Inra-Oniris, Robriquet et al., 2016

Partenaires : ce travail a été réalisé grâce à des subventions attribuées par l’État (tutelles Inra et Oniris), l'Université de Nantes (allocation de thèse de Florence Robriquet), l'Association Française contre les Myopathies (AFM N° 14379), le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER N°37085) et l'Agence Nationale pour la Recherche (ANR IHU CESTI-10-IBHU-005).

Publication associée : Robriquet, F., Babarit, C., Larcher, T., Dubreil, L., Ledevin, M., Goubin, H., Rouger, K., & Guével, L. (2016). Identification in GRMD dog muscle of critical miRNAs involved in pathophysiology and effects associated with MuStem cell transplantation. BMC Musculoskeletal Disorders, 17(1), 1-11. http://dx.doi.org/10.1186/s12891-016-1060-5

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Santé animale
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