Clone de cinq veaux mâles de race Holstein. Principe : clonage par transfert de noyaux embryonnaires. Un jeune embryon a été prélevé à l'âge de cinq jours dans l'utérus d'une vache Holstein (ayant été préalablement soumise à un traitement de superovulation puis inséminée par la semence d'un taureau de la même race). Résultat : après dissociation embryonnaire et greffage dans des ovocytes receveurs énucléés, obtention d'individus génétiquement identiques, utilisables en expérimentation animale. © NICOLAS Bertrand

En quête des prémices de la vie…

Jean-Paul Renard insiste sur l’importance de la recherche fondamentale. Ses travaux sur le clonage animal permettent avant tout d’étudier le programme de développement aux premiers stades de la vie.

Par Mollier Pascale (01 42 75 94 23)
Mis à jour le 25/01/2013
Publié le 16/01/2013

Jean-Paul Renard a consacré sa carrière à questionner les aspects les plus fondamentaux du début de l’embryogenèse. Cette démarche lui a permis d’élaborer dès les années 80 des techniques inédites de transfert et de congélation d’embryons de mammifères largement utilisées aujourd’hui. Il a aussi cherché à mieux comprendre la nature du programme de développement au cours de la transition entre l’œuf et les premières différenciations cellulaires de l’embryon. En 1998, il confirme, avec la naissance de la vache Marguerite, la réversibilité de ce programme et la réalité du clonage reproductif. Depuis, au sein du laboratoire « Biologie du développement et de la reproduction », les clones sont utilisés comme des modèles de recherche fondamentale.

 

Film des Lauriers de l’Inra 2 010, réalisation Gérard Paillard.

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Physiologie animale et systèmes d’élevage
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