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Le fonctionnement de notre biosphère dépend largement des interactions herbivores-plantes. C’est cette relation essentielle qui est décrite dans cet ouvrage. La diversité du monde végétal, celle des phytophages stricts et occasionnels, ainsi que le panel de nutriments fournis aux animaux et à l’homme par les plantes sont également mis en évidence.

Consommation et digestion des végétaux

Le fonctionnement de notre biosphère dépend largement des interactions herbivores-plantes. C’est cette relation essentielle qui est décrite dans cet ouvrage. La diversité du monde végétal, celle des phytophages stricts et occasionnels, ainsi que le panel de nutriments fournis aux animaux et à l’homme par les plantes sont également mis en évidence.

Publié le 15/08/2019

préserver la diversité des relations plantes-animaux

En parcourant le cours de l’évolution, l’ouvrage montre comment les animaux ont adapté progressivement leur comportement et leur système digestif à la consommation des végétaux. Il souligne l’extrême diversité des micro-organismes des microbiotes intestinaux responsables de la digestion des polymères végétaux, la variété et l’originalité des mécanismes microbiens mis en jeu dans les processus digestifs. L’ouvrage propose également quelques pistes pour optimiser le fonctionnement des écosystèmes digestifs et leur impact sur la santé de l’hôte et sur l’environnement. Il souligne enfin la nécessité de préserver la diversité des relations plantes-animaux pour le futur de l’espèce humaine.  

 

 

Les auteurs

Gérard Fonty, docteur d’État, directeur de recherches honoraire au CNRS, est spécialisé en écologie microbienne.

Annick Bernalier-Donadille, docteur ès Sciences, directrice de recherches à l’Inra, travaille sur le microbiote intestinal humain et son rôle sur la santé.

Evelyne Forano, docteur ès Sciences, directrice de recherches à l’Inra, étudie l’écologie microbienne du rumen et en particulier la dégradation des fibres dans cet écosystème.

Pascale Mosoni, docteur ès Sciences, chargée de recherches à l’Inra, est spécialisée dans l’étude des fonctions métaboliques des écosystèmes microbiens digestifs de l’homme et du ruminant. 

 

Consommation et digestion des végétaux

Rôles des microbiotes et fonctions essentielles à la biodiversité

Editions Quae – coll. Synthèses, 176 pages, août 2019 

EXTRAITS

La diversité végétale cultivée est indispensable à la bonne nutrition et à la bonne santé humaine et animale, mais la diversité végétale sauvage l’est également. Les plantes sauvages sont, en effet, une source majeure de vie. C’est à tort que les humains actuels pensent que ces plantes ne présentent que peu d’intérêt. Les révolutions économiques et sociales ainsi que le développement progressif des industries agroalimentaires les ont fait tomber dans l’oubli. De même, les légumes rustiques traditionnels ont été négligés. Ces derniers, parfaitement adaptés à nos sols et à nos climats, doivent à nouveau trouver place dans nos assiettes. La cueillette doit, de même, cesser d’être vue comme une activité indigne de l’honnête homme, et les récoltes sauvages ne doivent pas être reléguées au spectre des famines. L’intérêt gustatif et nutritionnel des plantes sauvages est incontestablement à redécouvrir. Les plantes qui poussent dans la nature apportent de nombreux compléments nutritionnels (vitamines, minéraux, oligoéléments) et sont une source quasi inépuisable de molécules à destinée pharmaceutique. Comme le souligne Fardet (2017) dans son ouvrage Halte aux aliments ultratransformés ! Mangeons vrai, seule la biodiversité alimentaire végétale permet d’apporter à l’organisme la multitude de phytonutriments susceptibles de prévenir les maladies chroniques. Selon cet auteur, une bonne alimentation doit comporter au moins 85 % de produits végétaux et au maximum 15 % de produits animaux. Une alimentation monotone à base d’aliments ultra-transformés n’apporte pas la diversité des composés bioactifs présents chez les végétaux et n’autorise pas la synergie d’action de ces différentes molécules dans la prévention des pathologies. Une alimentation variée en fruits et légumes est égale- ment indispensable à la diversité spécifique et fonctionnelle de notre microbiote intestinal, à son équilibre et à sa stabilité. 

(...) Au-delà de son intérêt pour la nutrition et la santé humaine et animale, la diversité végétale est aussi source de biens et de services indispensables à l’homme : lutte contre l’érosion et le changement climatique, source d’aménités environnementales diverses, etc. Le changement climatique doit également éveiller l’intérêt des humains pour les végétaux, car ceux-ci assurent la fonction de puits de carbone, rafraîchissent le microclimat des villes, régulent différents cycles naturels.