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PROSPECTIVE Agrimonde. © inra

Prospective Agrimonde : comment nourrir le monde en 2050 ?

Conférérence de presse Agrimonde. Marion Guillou, présidente de l’Inra, et Patrick Caron, directeur général du Cirad, ont présenté, en présence des principaux auteurs, les résultats de ce travail sur les enjeux alimentaires et agricoles mondiaux à l’horizon 2050. © MAITRE Christophe

Les défis d’Agrimonde : quelles voies de sécurisation des échanges internationaux des produits agricoles et agroalimentaires ?

Quel que soit le scénario exploré par Agrimonde, nourrir le monde en 2050 demande des échanges intenses et sécurisés entre les zones déficitaires et excédentaires de la planète. 

Mis à jour le 24/04/2013
Publié le 26/02/2013

En 2050, on retrouve dans les deux scénarios l’image d’un monde divisé en deux où trois zones excédentaires (l’OCDE, l’Amérique latine et l’ex Union soviétique) qui assurent l’approvisionnement de trois zones déficitaires (l’Asie, l’Afrique du Nord - Moyen-Orient et l’Afrique subsaharienne). Dans ces trois régions déficitaires et dans les deux scénarios, l’augmentation de la production agricole domestique ne permet pas de satisfaire les besoins intérieurs et le recours aux importations est nécessaire. Celles-ci sont en outre plus élevées en 2050 qu’aujourd’hui.

Ce constat pose la question de la sécurisation des échanges internationaux et ce, à deux titres. D’abord, parce que le déficit de production domestique dans les pays importateurs nets de calories alimentaires devra être compensé de façon régulière, avec des risques minimisés de défaut d’approvisionnement. Ensuite, parce que les augmentations de la production agricole vivrière exigent un contexte international stabilisé sur les plans économique, social et politique au risque sinon d’une concurrence excessive par les produits importés de pays plus compétitifs en prix. Plusieurs voies peuvent être empruntées pour favoriser la croissance de la production et assurer la sécurisation d’échanges internationaux à la hausse.
Loin de tout dogmatisme en la matière et à défaut d’apporter la solution, la prospective Agrimonde souligne l’impérieuse nécessité de raisonner les futurs des systèmes alimentaires et agricoles en intégrant la dimension internationale, plus spécifiquement la problématique des échanges mondiaux de produits agricoles et agroalimentaires, de leur sécurisation, de leur stabilité, et de leurs relations avec les régulations internationales environnementales et sociales.