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Appel à candidature pour améliorer les connaissances sur la cancérogènicité du glyphosate

À la demande du Gouvernement, l’Anses lance un appel à candidature pour améliorer les connaissances relatives à la cancérogènicité du glyphosate. D'après un communiqué commun des ministres, Agnès Buzyn (Ministres des Solidarités et de la Santé), Elisabeth Borne (Ministre de la Transition écologique et solidaire), Didier Guillaume (Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation), et Frédérique Vidal  (Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation).

Désherbage localisé sur l'essai Eco-puissance4 du site d'Estrées-Mons par l'unité expérimentale GCIE.. © ©Inra, WAQUET Aline
Mis à jour le 22/07/2019
Publié le 22/07/2019

L’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a remis début juillet aux ministres en charge de l’écologie, de la santé et de l’agriculture, un avis relatif à un cahier des charges d’une étude sur le potentiel caractère cancérogène du glyphosate.

Les quatre ministres avaient saisi l’Anses le 28 mars 2018, compte tenu des avis divergents rendus par les agences qui font référence en matière d’évaluation. Le CIRC, agence internationale de recherche sur le cancer de l’OMS a en effet inscrit en 2015 le glyphosate sur la liste des substances cancérigènes probables alors que l’Efsa (Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments) et l’ECHA (Agence Européenne des produits Chimiques d’autre part) ont conclu respectivement en 2015 et en 2017 que le glyphosate était peu susceptible de présenter un risque cancérogène.

À la suite de cet avis, l’Anses lance un appel à candidature à l’attention des équipes de recherche publique, nationales et internationales pour réaliser cette étude.

Les résultats seront disponibles sous 18 mois et viendront compléter le dossier de réexamen de l’autorisation de la substance par les États Membres de l’Union Européenne en 2022.

Le coût de l’étude s’élève à 1,2 M€ et son financement sera assuré par des crédits du plan Ecophyto.

En complément, le Gouvernement mobilise l’Anses pour qu’elle procède, avec l’appui de l’Inra, au retrait des autorisations de mise sur le marché français des produits contenant du glyphosate, dès lors que des alternatives existent pour chacun des usages couverts par l’autorisation de la mise sur le marché.
Cette démarche permet, sur le fondement des travaux de la communauté scientifique, de mettre en oeuvre l’engagement présidentiel de sortie du glyphosate et d’accélérer la transition vers une agriculture moins dépendante aux produits phytosanitaires et plus respectueuse de l’environnement et de la santé.