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Promicrobe : des micro-organismes pour une aquaculture durable

Le programme européen Promicrobe lancé en février 2009 a pour objectif d’apporter un éclairage nouveau sur le rôle des communautés microbiennes en contact avec les poissons d’élevage. Les études portent sur la biodiversité des populations bactériennes du tube digestif, les interactions en conditions gnotobiotiques, et le développement d’outils et de méthodes pour améliorer la santé du poisson et l’hygiène des structures d’élevage dans le contexte de l’aquaculture durable.

Projet Européen Promicrobe. © Inra
Mis à jour le 23/07/2013
Publié le 08/01/2010

L’aquaculture s’est considérablement développée ces dernières années, sa production a été multipliée par 10 en trente ans et égale déjà le tonnage de la pêche traditionnelle destiné à la consommation humaine. Les études réalisées sur l’élevage des poissons ont permis de lever de nombreux verrous techniques et conduit à une diversification des espèces élevées. Cependant peu d’études ont été réalisées sur les relations entre les poissons d’élevage et les populations microbiennes associées. Ces bactéries peuvent avoir une influence très forte sur l’état physiologique des poissons, par exemple stimuler les défenses immunitaires, ou faciliter la digestion de certains aliments, avec des conséquences pratiques sur la diminution des traitements antibiotiques, ou sur la composition d’aliments pour poissons qui ne soient plus dépendants des ressources halieutiques.

Ce programme fait travailler ensemble plusieurs équipes européennes afin de mieux comprendre les relations qui existent dans l’écosystème aquacole entre le poisson, sa flore digestive, et les populations microbiennes de l’environnement. Les informations récoltées devraient permettre de développer de nouveaux modes de conduite d’élevage plus respectueux de l’environnement et économiquement viables.

Les chercheurs INRA et Ifremer impliqués dans ce programme participent à différentes tâches. Ils contribuent à un premier volet de caractérisation de la microflore, visant à décrire les phases de colonisation du tube digestif des larves de poisson en fonction de leur alimentation, puis la diversité et la stabilité de cette flore dans chaque individu, notamment après une perturbation, par exemple provoquée par un traitement antibiotique.

Ils coordonnent également un autre volet destiné à rechercher les moyens d’influer sur la composition de la flore du tube digestif pour améliorer les performances d’élevage et la santé des poissons. Une attention particulière sera portée à l’introduction de prébiotiques et de probiotiques, ainsi qu’à la nature des sources d’azote et de carbone dans l’alimentation.

Ce programme d’une durée de 4 ans prendra fin en 2013. Il implique 7 partenaires :

  • L’Université de Ghent – Aquaculture Consortium (Belgique)
  • L’Ifremer (France) - UMR NuAGe, INRA (France)
  • L’Université de Wageningen (Pays-Bas) – Département Aquaculture et Pêche – Département de microbiologie
  • L’Université norvégienne de sciences et technologies - NTNU
  • Le SINTEF Matériaux et Chimie (Norvège)
  • Le SINTEF Pêche et Aquaculture (Norvège)
  • L’Institut de Biotechnologie de Vlaams - VIB (Belgique)

Coordinateur du projet :

Dr. Peter Bossier

Laboratory of Aquaculture & Artemia Reference Center

Ghent University

Rozier 44

B 9000 Gent

Belgium

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Joel Gatesoupe (02 98 22 43 89) UR1067 NUMEA Nutrition, Métabolisme, Aquaculture, 64310 Saint-Pée-sur-Nivelle
Département(s) associé(s) :
Physiologie animale et systèmes d’élevage
Centre(s) associé(s) :
Nouvelle-Aquitaine-Bordeaux

En savoir plus

- Site internet du programme : http://www.promicrobe.ugent.be/