• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer

Quapores : la pomme de terre à toute épreuve

La pomme de terre, troisième production alimentaire mondiale, a de nombreux bioagresseurs dont Phytophthora infestans, agent du mildiou. Comment disposer d’une variété non seulement résistante mais avec des qualités nutritionnelles et des aptitudes à la transformation ? C’est à cette question que devra répondre le projet Quapores coordonné par Jean-Eric Chauvin de l’UMR Igepp.

Mis à jour le 06/05/2013
Publié le 25/04/2013

La France est le premier exportateur mondial de pommes de terre de consommation (hors produits transformés) et le deuxième exportateur de plants, dont 30% proviennent de Bretagne. Cependant la plante et son tubercule ont un important cortège parasitaire : plus de 60 pathologies pouvant avoir un impact économique sont ainsi recensées.

Une « variété idéale » de pomme de terre

Aujourd’hui, la recherche développe des nouvelles variétés plus résistantes afin de limiter le recours aux produits phytosanitaires pendant le cycle cultural. Mais il reste essentiel de vérifier, en lien avec les sélectionneurs bretons, que ces variétés correspondent bien aux attentes du marché, notamment aux critères des industriels de la transformation : découpe, friture, transformation en chips ou en conserves. Pour les industriels transformateurs, le principal caractère innovant de Quapores (Qualité des tubercules de POmme de terre RESistantes à différents agents pathogènes) est l’acquisition de données génétiques afin d’obtenir dans le futur une « variété idéale » pour la transformation en conserve ou en chips.

Démontrer les relations entre résistance et qualité

Le projet Quapores vise à démontrer scientifiquement certaines relations favorables ou défavorables entre les résistances introduites dans les variétés modernes et les qualités organoleptiques, nutritionnelles ou technologiques (par exemple le noircissement après la cuisson). Dans un premier temps, l’objectif est de développer des techniques pour doser différents composés biochimiques présents dans les pommes de terre (vitamines, flavonoïdes, acides aminés…) et qui peuvent interférer sur la qualité, les atouts nutritionnels ou l’aptitude à la transformation industrielle. Ces travaux seront réalisés sur le plateau P2M2 et en lien avec la plateforme Corsaire. Cette étape permettra de créer des protocoles et modes opératoires pour réaliser des analyses biochimiques applicables à des grands effectifs de tubercules. Dans un second temps, ces techniques de dosage seront appliquées à des pommes de terre résistantes ou sensibles à 3 agents pathogènes : Phytophtora infestans, agent du mildiou, le nématode à kystes Globodera pallida et les bactéries du genre Pectobacterium. Les résultats seront ensuite comparés pour vérifier s’il existe des corrélations entre le niveau de résistance, l’origine génétique du matériel végétal et la teneur en certains composés. Enfin, quelques variétés seront caractérisées pour leur qualité sensorielle, leur aptitude à la cuisson et à la transformation industrielle. A terme, chaque utilisateur devrait disposer d’une variété, non seulement résistante, mais aussi adaptée aux conditions de production de l’Ouest de la France et répondant à ses attentes en termes d’usage. Quapores est coordonné par Jean-Eric Chauvin de l’UMR Igepp. Le budget global du projet s’élève à 495 k€ sur 3 ans, dont 221 k€ financés par la région Bretagne, Rennes Métropole et le Conseil Général du Finistère. Quapores est mené en partenariat avec l’Oregon State University, Bretagne Plants, Germicopa, Altho et le groupe coopératif PENY-CECAB.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Santé des plantes et environnement, Biologie et amélioration des plantes
Centre(s) associé(s) :
Bretagne-Normandie