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Commerce international et risques d’invasions biologiques

Les introductions accidentelles d’espèces hors de leurs écosystèmes d’origine (insectes, virus, mauvaises herbes) via le transport de marchandises constituent une externalité négative directement imputable au commerce international, et causent des dommages importants à l’agriculture et à l’environnement (invasion, risque pour la diversité biologique). Des chercheurs américains ont calculé que 40% des dommages causés par les insectes sur les cultures américaines provenaient d’espèces d’origine étrangère. Or la nature des échanges internationaux est fortement influencée par les politiques commerciales des pays.

Tenebrioides mauritanicus.. © Inra, COUTIN Remi
Mis à jour le 04/09/2013
Publié le 15/01/2008
Mots-clés :

Les chercheurs, économistes, ont analysé les liens entre la structure tarifaire, c’est-à-dire le niveau des droits de douane d’un pays, selon les types de produits, et le risque d’invasions biologiques. Cette question se situe dans le débat plus général, et bien actuel, du débat entre politique de préservation de l’environnement et développement économique (développement durable).

Plus les produits sont transformés, plus les droits de douane sont importants : ce constat a déjà été fait et les exemples pour l’illustrer sont nombreux (chocolat, café, riz, soja, bois). Cette structure actuelle des droits de douane exacerbe le risque d’introduction d’espèces envahissantes en distordant les flux d’échanges en faveur des importations de matières premières et au détriment des produits transformés. En effet, les produits non transformés présentent plus de risque d'être les vecteurs d'espèces invasives que les produits transformés. Les chercheurs ont montré à l’aide de modèles que si la structure actuelle des droits de douane était profondément modifiée dans le sens d’une baisse des droits de douane sur les produits transformés, cela permettrait d’augmenter le bien collectif sur deux plans : d’une part, cela favoriserait la production de produits à valeur ajoutée dans les pays en développement, et d’autre part cela limiterait les pertes dues aux espèces envahissantes. Tout le monde y gagnerait car la diminution du risque d’invasions diminuerait également le coût de ces invasions pour les pays importateurs, en particulier celui des contrôles (quarantaine).

Contact scientifique :

Estelle Gozlan
UMR210 Economie Publique
INRA-INA PG
78850 Thiverval-Grignon
Tél : 01 30 81 53 30
Fax : 01 30 81 53 68
esgozlan@grignon.inra.fr

en savoir plus :

Tu, Anh & Beghin, John C. & Gozlan, Estelle, 2005. "Tariff Escalation and Invasive Species Risk," Staff General Research Papers 12442, Iowa State University, Department of Economics.

Disponible à http://www.econ.iastate.edu/research/webpapers/paper_12442.pdf

article en cours dans ecological economics