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Le réseau Listeria : 12 laboratoires de recherche

Depuis 2005, le "réseau Listeria", associe des partenaires de l’INRA et de différents organismes publics ou privés, avec l’objectif de mieux caractériser le risque alimentaire associé à ce microorganisme et de proposer des solutions pour mieux l’évaluer. Le comportement du consommateur est aussi analysé, afin de générer une communication scientifique plus adaptée.

Les gènes des interferons λ sont induits dans le noyau de cellules épithéliales infectées par la bactérie Listeria. La photo montre des cellules,dont le cytosquelette cellulaire est marqué en vert et le noyau en bleu, et infectées par des bactéries marquées en rouge.. © inra, H. Bierne
Mis à jour le 13/09/2013
Publié le 15/01/2007
Mots-clés :

Une démarche d’analyse des risques comprend trois composantes : l’évaluation des risques, la gestion des risques et la communication à propos du risque. Dans le cadre de l’évaluation des risques, il n’existe actuellement pas de modèles satisfaisants permettant d’établir une relation entre la dose et la réponse pour Listeria monocytogenes (informations épidémiologiques incomplètes, extrapolations incertaines de données sur les animaux à l'homme…). Les réponses d'une population humaine aux expositions à un pathogène d'origine alimentaire sont très variables car l'incidence de la maladie est fonction de plusieurs facteurs, dont les caractéristiques de virulence du pathogène, le nombre de bactéries ingérées, l'état de santé général et l'état immunitaire de l'hôte et les attributs de la matrice alimentaire. On ignore par ailleurs quels effets l'exposition préalable à de faibles doses de L. monocytogenes dans les aliments exerce sur la réponse immunitaire de l'hôte. Ainsi, la probabilité que tout individu puisse contracter la maladie parce qu'il a été exposé à un pathogène d'origine alimentaire dépend de l'intégration des effets de l'hôte, du pathogène et de la matrice alimentaire. Une relation mathématique entre la dose et la réponse serait idéalement capable de décrire les interactions entre tous ces facteurs. Mais il faut au préalable disposer de modèles expérimentaux adéquats. Par exemple, des études récentes indiquent que certains facteurs de virulence de L. monocytogenes ne sont pas actifs dans tous les modèles animaux. Il faut donc poursuivre des recherches pour améliorer cette modélisation.

Le "réseau Listeria" constitue un regroupement de compétences autour de différentes thématiques pour générer une meilleure connaissance du pathogène et de l’infection. Il s’agit en particulier d’étudier la variabilité des souches, les effets de la matrice alimentaire et les facteurs limitants qui contribuent à l’incertitude dans la description de la relation dose-réponse. Le réseau joue sur la complémentarité des équipes et des thématiques de recherche, facilite les transferts de connaissance et de matériel. Ses membres se réunissent au minimum deux fois par an pour échanger sur l’état d’avancement de leurs travaux :

  • un premier groupe réunit des compétences autour de l’étude de la capacité des bactéries à coloniser un aliment ou un support (équipes INRA de Clermont-Theix, d’Aurillac, de Lille et UMR-INRA d’Avignon, de Nantes, ENSIA de Massy, ENSBANA de Dijon) ou à coloniser et infecter l’hôte (équipes de l’INRA de Tours-Nouzilly et de l’Institut Pasteur de Paris).
  • un autre groupe est spécialisé dans l'épidémiologie, le typage et l’étude de la biodiversité des souches (équipes de l’Institut Pasteur, de l’AFSSA et de l’INVS).
  • un troisième axe de "sociologie du risque", développé par le Lesma de l'Ecole Audencia de Nantes, analyse les causes des peurs alimentaires et le comportement du consommateur dans la gestion des produits alimentaires dits "à risque", afin d'établir l'intérêt d'une communication plus ciblée. Des enquêtes s’attachent à déterminer l’état de l’information et de l’éducation du consommateur vis-à-vis de L. monocytogenes et de la listériose et l’impact de nouvelles informations scientifiques sur la perception du risque. Cet objectif est réalisé au travers d’entretiens individuels, de groupes de discussion (8-10 personnes) et d’une enquête nationale sur un échantillon représentatif de la population française (1000 personnes).

Si leur large répartition dans l’environnement rend actuellement illusoire l’éradication des Listeria, il est important de poursuivre les recherches pour notamment contrôler ce pathogène en environnement industriel. Les industriels intéressés par ce réseau, souhaitant se joindre aux réunions ou poser une question méthodologique particulière, sont invités à contacter Hélène Bierne, animatrice du réseau.

 Contact scientifique :

Hélène Bierne
Unité des Interactions bactéries-cellules - Institut Pasteur - INSERM U604 - INRA USC2020
25 rue du Docteur Roux
75015 PARIS
Tél : 01 40 61 31 38,
Fax : 01 45 68 87 06,
hbierne@pasteur.fr