Les certificats d’économie des produits phytopharmaceutiques. © Inra

Les certificats d’économie des produits phytopharmaceutiques

D’ici 2021, le ministère de l’Agriculture délivrera des certificats d’économie des produits phytopharmaceutiques aux entreprises qui proposent une gamme de services et de conseils permettant aux agriculteurs de réduire de 20 % la quantité de produits phytopharmaceutiques utilisée par rapport à son niveau moyen de la période 2011-2015.

Ce dispositif est unique en Europe

Grâce à ces actions vertueuses, proposées par tous les acteurs de la R&D agricole et qualifiées par une commission indépendante, les activités des distributeurs et du conseil agricole vont soutenir les efforts des agriculteurs pour la réduction de l’usage et de l’impact des produits phytopharmaceutiques, en favorisant les pratiques nouvelles, faciles à mettre en oeuvre et favorables au bilan économique.

Les certificats d’économie des produits phytopharmaceutiques. Contexte et mise en place
Éditions France Agricole – 160 pages, 2016 - 25 euros

Les auteurs

Maud Blanck est ingénieure agronome. Elle a travaillé à la Société nationale d’horticulture de France. Elle travaille avec Christian Huyghe en qualité de chargée de projet sur la mise en place des CEPP.

Christian Huyghe est ingénieur agronome et directeur scientifique agriculture de l’Inra. Il est également président du Comité d’orientation scientifique et technique de l’Acta, tête de réseau des Instituts techniques agricoles.

Sommaire

  • Les produits phytopharmaceutiques en France : Innovation – Services - Effets négatifs
  • Le plan Ecophyto : Principes – Mesures - Indicateurs NODU et IFT - Objectifs
  • L’insertion des CEPP dans la réglementation française et européenne
  • Les paramètres du dispositif : Acteurs – Obligation – Certificats - Indicateurs
  • Les actions standardisées : Fiches-actions
  • La plateforme-web

Extraits

« Les dangers des produits phytopharmaceutiques proviennent de la contamination du milieu et de l’organisme par ces produits avec les conséquences possibles sur la santé humaine et sur l’état biologique et chimique de l’environnement. Il est donc nécessaire de rechercher des systèmes de cultures économes en produits phytopharmaceutiques et des techniques d’épandage minimisant les déperditions de produits dans l’environnement. »

« Le dispositif des CEPP, tout comme le plan Ecophyto dans son ensemble, dépasse largement les seuls professionnels agricoles. Il y a en effet des attentes considérables dans la société vis-à-vis d’une évolution des pratiques agricoles pour réduire l’usage de l’impact des produits phytopharmaceutiques. Une mobilisation massive est nécessaire pour répondre à cette attente, pour expliquer de façon transparente les pratiques nouvelles mises en œuvre et aussi pour chercher à y inclure l’ensemble des acteurs des chaînes de valeurs, depuis les producteurs jusqu’aux consommateurs, en y associant la transformation et la distribution. Bien évidemment les agriculteurs sont les premiers concernés, puisque leur revenu et leur activité en dépendent, et qu’ils sont aussi les premiers exposés aux produits phytopharmaceutiques. »