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Mécanismes d’action du probiotique Lactobacillus farciminis

Les chercheurs de l’unité de neurogastroentérologie et nutrition travaillent depuis plus de 10 ans sur le rôle de l’alimentation dans les phénomènes inflammatoires digestifs et la sensibilité douloureuse intestinale. Ils ont notamment montré que, chez le rat, l’ingestion pendant quelques jours d’une bactérie (Labacillus farciminis) permet de soulager la douleur induite par une distension du colon et de réduire une inflammation expérimentale du côlon. Leurs travaux les plus récents ont permis de mieux comprendre les mécanismes mis en jeu.

Lactobacillus tapissant la muqueuse de l'estomac de la souris.. © Inra, ABRAMS CD.
Mis à jour le 10/10/2013
Publié le 15/05/2006
Mots-clés :

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants (le plus souvent des bactéries) qui, lorsqu'ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent un effet positif sur la santé au delà des effets nutritionnels traditionnels.
Les bactéries productrices d’acide lactique comme Lactobacillus et Bifidobacterium sont les principales espèces présentes sur le secteur des probiotiques alimentaires. Bien que de nombreuses études conduites chez l’animal et complétées par des essais cliniques suscitent un espoir dans le traitement de certaines maladies digestives, un effort considérable reste à faire concernant la mise en évidence des mécanismes par lesquels les probiotiques exercent leurs effets bénéfiques.
Après avoir mis en évidence, il y a quelques années, l’effet protecteur de Lactobacillus farciminis sur le tube digestif (résultat protégé par un brevet), les chercheurs de l’Inra se sont penchés sur l’élucidation des différents mécanismes qui entrent en jeu. Lactobacillus farciminis est une bactérie naturellement présente dans certains aliments comme les produits carnés (saucisses notamment) et le levain de panification. Elle possède la capacité de produire du monoxyde d’azote (NO) in vitro. Bien que le rôle du monoxyde d'azote (NO) dans le contrôle des processus inflammatoires digestifs reste controversé, les chercheurs de l’Inra ont montré que l’effet anti-inflammatoire observé vis-à-vis d'une colite expérimentale reposait sur des mécanismes d’action principalement liés à la libération de NO par la bactérie Lactobacillus farciminis dans la lumière colique.
Les chercheurs ont poursuivi leurs investigations en étudiant l’effet de Lactobacillus farciminis sur la réponse immunitaire et sur la cellule épithéliale. Après avoir mis en évidence chez le rat, qu’un stress aigu se traduisait par une augmentation de la perméabilité intestinale, à l’origine de la douleur viscérale, ils ont montré que L. Farciminis réduisait l’augmentation de la perméabilité intestinale, en inhibant la contraction du cytosquelette (réseau de fibres intracellulaires), via une inhibition de la chaîne légère de myosine (MLC). De plus, ils ont établi qu’un traitement oral par Lactobacillus farciminis dans différents modèles inflammatoires digestifs diminuait les taux de cytokinines pro-inflammatoires et favorisait la production de cytokinines anti-inflammatoires, suggérant un effet immuno-modulateur local de ce traitement.

Contact scientifique :

Jean FIORAMONTI
UMRNeurogastroentérologie et nutrition INRA-ESAP-Univ. Toulouse III
INRA
180 chemin de Tournefeuille - St-Martin-du-Touch
BP 3
31931 TOULOUSE CEDEX
Tél : 05 61 28 51 49
Jean.Fioramonti@toulouse.inra.fr

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