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Pommes de terre résistantes aux bioagresseurs

Le groupe « pomme de terre » de l’Institut de Génétique Environnement et Protection des Plantes (UMR IGEPP) a identifié quelques gènes de résistance aux principaux agents pathogènes de la pomme de terre en puisant dans les collections gérées par le centre de ressources biologiques BrACySol.
Grâce à un partenariat public-privé efficace, treize nouvelles variétés de pomme de terre résistantes ont pu être inscrites au catalogue par les obtenteurs français depuis 2008.

Tubercules d’espèces apparentées à la pomme de terre (Solanum sp.), sources de résistance à différents bioagresseurs.. © Inra
Mis à jour le 18/12/2017
Publié le 27/10/2017

Une collection d’exception

Depuis les années 1980, les travaux de recherche du groupe pomme de terre de l’IGEPP en Bretagne (Le Rheu et Ploudaniel) se sont focalisés sur les caractères de résistance aux principales maladies de cette espèce. La collection d’espèces sauvages de la famille des Solanacées tubéreuses (Solanum sp.) est gérée par le centre de ressources biologiques de l’Inra (BrACySol). Ce matériel a été patiemment caractérisé et les activités de recherche ont généré 729 lignées innovantes utilisables en sélection, dont plus de 80% portent de nouveaux gènes de résistance à différents pathogènes.

Cette recherche a été conduite dans le cadre d’une approche multidisciplinaire impliquant à la fois des biologistes moléculaires et des généticiens, des pathologistes et des nématologistes.

Les chercheurs ont identifié plusieurs sources de résistance aux principaux agents pathogènes de la pomme de terre : Phytophthora infestans, agent du mildiou ; Globodera pallida et Meloidogyne sp., nématodes à kystes et à gale ; Pectobacterium sp. provoquant la maladie de la jambe noire ; …

Depuis 1995, ces lignées ont été transférées aux sélectionneurs de pomme de terre français, lesquels ont utilisé ce matériel végétal dans leurs schémas de sélection pour développer de nouvelles variétés résistantes. Le partenariat public-privé mis en place depuis 1969 a permis la mise sur le marché de 13 variétés résistantes constituant des innovations de rupture pour la filière (voir encadré).

Valeur ajoutée économique

Alors que la filière pomme de terre figurait parmi les filières les plus consommatrices de pesticides, les nouvelles lignées rendent aujourd’hui possible une réduction de leur utilisation et donc un gain économique majeur pour l’ensemble des professionnels. Ces nouvelles variétés constituent un outil de négociation puissant pour les échanges internationaux entre sélectionneurs.

Ces innovations ont accompagné le maintien de la compétitivité de la filière avec un impact sur le chiffre d’affaires des entreprises.

Valeur ajoutée sociétale et environnementale

Cultiver ces nouvelles variétés permet de diminuer considérablement les intrants chimiques dans les sols contaminés par les nématodes. La réduction de pesticides pour contrôler le développement du mildiou est de l’ordre de 50% de la dose habituelle.

Perspectives

La dynamique impulsée par le plan Ecophyto a renforcé l’intérêt pour le travail entrepris depuis plus de trente ans. La diversité génétique disponible continue à être exploitée, elle apportera encore des solutions pour de nombreux objectifs :

  • Le développement de matériel végétal innovant à partir de nouvelles sources de résistance ;
  • L’acquisition de connaissances sur les populations pathogènes et sur leur évolution quand les gènes de résistance sont déployés (étude de durabilité des résistances) ;
  • L’étude des interactions entre la plante résistante et le parasite ;
  • La génération de matériel de pré-breeding utilisable en sélection et la création puis l’inscription de variétés innovantes ;
  • La promotion de pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement visant à poursuivre la réduction des traitements chimiques pour une production durable.

Pommes de terre résistantes

13 nouvelles variétés innovantes résistantes créées à partir du matériel végétal (géniteurs améliorés) et du savoir-faire INRA sont désormais inscrites au catalogue français et/ou européen :

  • Pour la résistance au mildiou : Coquine (2008), Cephora (2013), Passion (2014), Maïwen (2015), Tentation (2015), Zen (2016), Selena (2016), Kelly (2016), Makhaï (2017), Delila (2017) et Azilis (2017).
  • Pour  la résistance au nématode à kystes (G. pallida) : lledher (2009), Malou (2011), Stronga (2014).

Nouvelles variétés de pommes de terre résistantes inscrites par les obtenteurs français. © Inra
© Inra

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© Inra, INRA

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