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Préserver son capital osseux en consommant de l’huile

Des chercheurs de l’Unité « Nutrition Humaine » ont mis en évidence les bénéfices liés à la consommation d’huile de bourrache ou de poisson, sur le maintien du capital osseux au cours du vieillissement. Ce résultat ouvre la voie à de nouvelles stratégies de prévention nutritionnelle pour lutter contre l’ostéoporose sénile.

Huile d'olive.. © Inra, MAITRE Christophe
Mis à jour le 31/05/2013
Publié le 08/09/2011

Les matières grasses occupent une place importante dans les régimes occidentaux ; de 40 à 45 % des apports énergétiques totaux alors même que les apports nutritionnels recommandés se situent en deçà des 30%. De plus, toujours d’après ces recommandations nutritionnelles, ces lipides devraient être composés d'au moins 70% d'acides gras insaturés, ce qui n’est pas toujours le cas. Or le déséquilibre entre les grandes familles d’acides gras a des effets délétères connus sur l’organisme – notamment au niveau musculaire où une résistance à l’insuline peut être induite – et contribue probablement au processus de perte osseuse. Cependant les relations entre les acides gras et les dysfonctionnements du métabolisme osseux des personnes âgées restent peu étudiés et sont controversés.

Les scientifiques de l’UNH ont initié une étude afin d’analyser l’impact de la qualité des acides gras sur l’évolution du capital osseux au cours du vieillissement et de comprendre les mécanismes impliqués.

Des souris « modèle de progéria » (sénescence accélérée) et des souris « témoin » (vieillissement normal) ont été soumises à l’un des quatre régimes suivants, distribué à volonté pendant 12 mois :

  • Standard
  • Huile de tournesol (ration élevé f6/f3, donc plutôt défavorable)
  • Huile de bourrache (haute teneur en acide ?- linolénique)
  • Huile de poisson (riche en f3 à longue chaine, donc potentiellement protectrice au moins sur le plan cardio-vasculaire)

Comme attendu, le modèle de progéria a développé une ostéoporose sénile qui peut, entre autres, s’expliquer par l’installation d’une inflammation chronique. L’huile de tournesol exacerbe ce phénomène de perte osseuse (mais ne modifie toutefois pas le statut osseux chez les animaux normaux). En revanche, la distribution d’huile de bourrache ou d’huile de poisson aux souris en vieillissement accéléré permet de préserver le capital osseux (maintien d’une densité minérale osseuse à un statut équivalent à celui des animaux témoins).

Ce résultat particulièrement original met en exergue le bénéfice potentiel de certaines matières grasses – en fonction de la qualité de leurs acides gras – pour le développement de nouvelles stratégies de prévention des dysfonctionnements osseux liés à l’âge.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Alimentation humaine
Centre(s) associé(s) :
Auvergne - Rhône-Alpes

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