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Le consommateur est prêt à payer un surprix pour des produits non alimentaires éco-labélisés

Les consommateurs sont prêts à payer un surprix pour un produit agricole non alimentaire présentant deux attributs liés à la protection de l’environnement. La recherche a été menée sur des roses caractérisées par leur empreinte carbone et la présence d’un éco-label.

ROSE  TROPIQUE (Delbard 1956) © WEBER Jean
Mis à jour le 07/11/2013
Publié le 01/07/2013

Les motivations des consommateurs pour les produits éco-labelisés sont multiples

De nombreuses études montrent que les consommateurs prêtent une attention croissante aux caractéristiques environnementales des produits offerts sur les marchés. Cette attention peut se traduire par des consentements à payer plus importants pour des produits intégrant des attributs liés à la protection de l’environnement. Toutefois, la grande majorité de ces études utilisent comme support des produits alimentaires pour lesquels une certaine confusion peut persister quant aux réelles motivations des consommateurs. Les produits alimentaires issus de l’agriculture biologique peuvent être choisis par altruisme (c’est-à-dire pour la protection de l’environnement lors de leur production) ou pour des motivations strictement individuelles liées à l'alimentation (par exemple, pour leurs propriétés gustatives ou pour des raisons de santé humaine). L’enjeu pour les économistes de la consommation est alors de bien dissocier ces deux types de motivations (bénéfice individuel ou bénéfice environnemental) dans la valorisation globale des produits écologiques.

Une réelle motivation pour les produits ayant des attributs environnementaux  

L'évaluation des consentements à payer a été faite ici sur la base d’une série d’expériences menées en laboratoire avec des sujets représentatifs de la population. Pour limiter les motivations strictement individuelles à consommer des produits éco-labélisés, les expériences ont porté sur un produit agricole non alimentaire (des roses) ayant un premier label sur les conditions de production (éco-label) et un second sur les conditions de transport (empreinte carbone). Les résultats montrent que les consommateurs valorisent réellement les produits présentant des attributs environnementaux procurant uniquement des bénéfices collectifs. Ils accordent une plus grande importance à ceux qui ont un impact global (empreinte carbone) qu’à ceux dont l’attribut environnemental est plus localisé (éco-label).

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Daniel Llerena (04 76 82 59 72) GAEL UMR 1215, Economie Appliquée de Grenoble
Département(s) associé(s) :
Sciences sociales, agriculture et alimentation, espace et environnement