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Cet ouvrage retrace l’histoire du mouvement de la permaculture et de sa diffusion planétaire, ainsi que les principales influences intellectuelles ayant contribué à l’élaboration de sa proposition culturelle et politique.

La permaculture ou l'art de réhabiter

Cet ouvrage retrace l’histoire du mouvement de la permaculture et de sa diffusion planétaire, ainsi que les principales influences intellectuelles ayant contribué à l’élaboration de sa proposition culturelle et politique.

Publié le 30/05/2019

La permaculture est un mouvement écologiste qui a connu une remarquable croissance transnationale, à partir des années 1980. Il témoigne d’une forme d’activisme environnemental dont les sciences sociales ont du mal à saisir l’originalité. On en comprend d’autant mieux l’intérêt que la transition écologique est aussi un défi, celui d’élaborer un imaginaire politique pour une société écologique ouverte.

La permaculture pourrait se définir comme « l’art de réhabiter » ou comment concevoir, de manière écologiquement et socialement durable, la réponse aux besoins fondamentaux des êtres humains. À partir des résultats d’une enquête menée en Italie, l’auteure discute des apports de la permaculture à l’effort collectif pour imaginer des articulations entre les interdépendances écologiques dans un milieu, la lutte contre les inégalités et les aspirations à l’émancipation.

 

Laura Centemeri est chargée de recherche CNRS en sociologie de l’environnement et membre du Centre d’étude des mouvements sociaux (EHESS). À partir de l’étude de différents types de mobilisations liées à des enjeux écologiques, elle montre l’intérêt du croisement d’une interrogation sur les modes de mise en valeur de l’environnement avec l’étude des formes plurielles de la critique écologique.

La permaculture ou l’art de réhabiter 

Editions Quae – coll. Sciences en questions – 152 pages, mai 2019 – 16,50 euros

EXTRAITS

La diffusion de la permaculture s’appuie, comme on l’a vu, sur la transmission d’une méthode de conception des milieux, nourrie par l’observation des modes de fonctionnement des écosystèmes durables. Elle est guidée par des principes qui traduisent une culture du pilotage de la nature, renforcée tout autant par des avancées de la connaissance scientifique que par les savoirs pratiques. Elle est orientée par des objectifs éthiques de soin de la terre (en y incluant les personnes) et de partage équitable. Ces principes doivent inspirer également la conception des institutions socio-économiques. Mais la pratique de la permaculture n’a pas vocation à se traduire dans une ingénierie écologique et sociale. Il s’agit plutôt d’un art, qui doit être le plus diffusé et le plus accessible possible : un art de réhabiter.