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Tomate, fruit d’avenir

Riche en vitamine C et antioxydante, la tomate est un fruit d’avenir pour les semenciers comme pour les consommateurs. Le décryptage de son génome permet d’envisager des nouvelles variétés plus riches, plus résistantes et plus rentables.

Tomate (provenance région Bretagne). © WEBER Jean
Par Maya press pour Inra
Mis à jour le 06/05/2013
Publié le 16/10/2012

Oui, la tomate est un fruit au sens botanique du terme, mais elle est communément utilisée en cuisine comme un légume. Ainsi comme tous les fruits, elle est riche en sucres, en vitamines, en métabolites secondaires (molécules) à activité antioxydante, en fibres et en eau. « Elle se distingue par l’accumulation en grande quantité de composés appartenant à la famille des caroténoïdes et en particulier les lycopènes. Ce sont ces lycopènes qui confèrent sa couleur rouge à la tomate », précise Mondher Bouyazen, directeur de recherche à l’Inra-Ensat de Toulouse.

14 kilos par an et par habitant

 Son autre particularité tient à son immense popularité. La consommation mondiale de tomates fraîches ou transformées dépasse ainsi 120 millions de tonnes par an, ce qui en fait le fruit le plus consommé au monde. Et on estime que chaque Français mange 14 kg de tomates fraîches par an. Autant de données qui expliquent l’attention particulière que les chercheurs lui portent. Récemment un consortium mondial, auquel a fortement collaboré l’équipe de Mondher Bouzayen, a d’ailleurs livré ses secrets en décryptant le génome de la tomate domestique et de son parent sauvage, Solanum pimpinellifolium. Une petite révolution qui a notamment révélé les origines de la tomate. Elle se serait développée il y a 60 millions d’années tandis que les dinosaures et autres espèces disparaissaient. Quelques gènes ont subsisté jusqu’à aujourd’hui, et joueraient encore un rôle important dans l'accumulation de pigments et d'antioxydants au cours de la maturation du fruit.


Un fruit aux 35 000 gènes

 Mais ce décryptage va surtout permettre de concevoir les tomates du futur. Car il fournit une connaissance précise des 35 000 gènes constitutifs du fruit. Une aide de taille aux yeux des scientifiques, pour comprendre comment l’interaction des facteurs génétiques et environnementaux détermine la santé et la viabilité des cultures. Ils pourront alors créer de nouvelles variétés plus résistantes aux maladies et au changement climatique, et correspondant aux goûts des consommateurs. Car, explique Mondher Bouzayen, « les différentes études publiées sur ce sujet font ressortir que les consommateurs recherchent une grande diversité en terme d’aspect et de goût. Ils sont souvent lassés par les produits standardisés ».  Les dernières découvertes sont donc une aubaine pour nos papilles, mais aussi pour les sociétés semencières. Déjà source d’importants bénéfices, la création de nouvelles variétés de tomates offre de belles perspectives financières.