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Le bisphénol A, facteur de risque aux intolérances alimentaires

Une équipe de chercheurs de l’Inra vient de montrer qu'une exposition périnatale à de faibles doses de bisphénol A prédispose à une intolérance alimentaire à l’âge adulte.

RAT  blanc,  ANIMAL  de laboratoire. © FLANZY Paul
Par Cécile Poulain
Mis à jour le 05/08/2014
Publié le 05/08/2014

Le bisphénol A, composé chimique employé pour produire des plastiques alimentaires, pourrait être à l’origine d’intolérances alimentaires chez l’homme. Omniprésent dans notre quotidien, ce « perturbateur endocrinien » mime les effets des hormones humaines et a des effets sur le système immunitaire. Des chercheurs de l’Inra de l’Unité Toxalim à Toulouse viennent ainsi de montrer qu’une exposition périnatale du fœtus et du nouveau-né à de faibles doses de BPA ingérées par des rates gestantes peut affecter le développement des fonctions immunitaires de la descendance et prédisposer à une intolérance alimentaire à l’âge adulte.

« Nous avons exposé des rates au cours de leur gestation et pendant l’allaitement à de faibles doses de bisphénol A jusqu’au sevrage de leurs ratons. Nous avons ensuite observé chez ces ratons un développement anormal de certaines cellules immunitaires activées au détriment de cellules régulatrices. En présence de nouveaux aliments comme l'ovalbumine (une protéine de l’œuf), le système immunitaire du rat va réagir en créant une intolérance à cet aliment », expliquent Sandrine Ménard et Éric Houdeau, responsables de l’étude. Ces résultats confortent la décision des pouvoirs publics français qui ont interdit l'utilisation du BPA dans les contenants alimentaires destinés aux nourrissons dès 2013, et pour tous les emballages alimentaires en 2015. Pour Éric Houdeau, coordinateur du projet, « Nous poursuivons nos études pour comprendre plus finement les effets du bisphénol A sur les cellules immunitaires, des effets que nous comparerons au bisphénol S et molécules apparentées proposées comme alternatives potentielles au bisphénol A, pour évaluer leurs éventuels effets dans l’organisme et s’assurer de leur innocuité sur la santé. »

> Lire le communiqué de presse, 5/08/2014

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Alimentation humaine
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Occitanie-Toulouse