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INAUGURATION  de l' USINE  pilote du projet FUTUROL à Pomacle-Bazancourt dans la Marne le 11 octobre 2011. © NICOLAS Bertrand

Les lignines, l'épine des bioraffineries

Mis à jour le 16/09/2014
Publié le 03/07/2014

Passer des biocarburants première génération à deuxième voire troisième, entrer dans l’ère de la chimie verte nécessite de lever un verrou de taille : la lignine ! Clef du développement des bioraffineries, c’est la molécule d’achoppement de toutes les recherches…

Toutes les molécules végétales d’intérêt sont présentes dans des organes de réserve, les grains et tubercules, ou dans les parties végétatives (tiges et feuilles). Mais, pour les utiliser, il faut pouvoir les extraire ; c’est le travail de la bioraffinerie, industrie fondée sur une valorisation maximale de chacune des fractions récoltées de la plante. C’est une technologie ancienne ; les moulins, les huileries, les papeteries sont des bioraffineries, extrayant de l’huile de la farine ou de la cellulose d’une matière première végétale. Cette industrie a évolué vers la deuxième génération (acides gras, glycérol, polysaccharides, isolats de protéines) puis la troisième génération grâce à l’arrivée des biotechnologies qui ont encore plus finement fractionné les composés végétaux comme les oses et les peptides. La gazéification conduisant au gaz de synthèse (syngaz) est le stade ultime de la quatrième génération. Pour aller plus loin, être plus productif, plus efficace, il faut extraire du végétal le maximum de molécules complexes, comme la lignine, clef du développement futur des bioraffineries.

Biomass for the future

Le projet Biomass For the Future piloté par l’Inra a pour ambition de construire une filière de production et d'utilisation industrielle de la biomasse de miscanthus, de maïs et de sorgho. Il vise à créer de nouvelles variétés et des systèmes de culture ayant un faible impact environnemental et une composition adaptée aux applications industrielles. Le projet va jusqu’à organiser les filières au niveau local pour les secteurs des biomatériaux et des bioénergies avec la participation des industriels et des régions concernées. 24 partenaires (9 laboratoires publics, 1 institut technique, 12 PME et grands groupes dans les domaines de la biotechnologie, de l'agronomie, des semences, des composites et des matériaux de construction ainsi que 2 Communautés d'Agglomération) sont investis dans ce projet débuté en 2012.