Violette de Toulouse.. © Maya Press

Le printemps de la violette à Toulouse

À Toulouse, l’Inra pilote un projet de recherche qui ambitionne de relancer la culture et le développement économique de la violette. Explications et visite guidée à travers les serres de la ville qui abritent le conservatoire national de la violette et le laboratoire de chimie agro-industrielle (Inra/INP-Ensiacet) pour comprendre les enjeux des recherches menées sur la petite fleur mauve.

Mis à jour le 25/03/2016
Publié le 29/03/2016

La violette. C’est la fleur emblématique de la ville de Toulouse. Ses heures de gloire sont loin. La production de la délicate petite fleur mauve a connu son apogée jusque dans les années 1950. Aujourd’hui, elle est presque confidentielle avec seulement quelques milliers de pots par an. La culture a périclité à cause des contraintes financières et coûts de main-d’œuvre importants exigés pour sa multiplication à la main, par bouturage. Uniquement cultivée sous serre, la violette de Toulouse (Viola alba subsp. dehnhardtii)  fleurit d’octobre à mars. On la connait sous le nom aussi de violette de Parme de Toulouse et elle compte deux fois plus de pétales que la violette commune, Viola odorata L., que l’on trouve dans les jardins ou les bois.

« Si on veut envisager la re-culture de la Violette de Toulouse, il faut d’abord identifier des sorties économiques rentables pour les horticulteurs. La cueillette des bouquets de fleurs ne peut pas suffire Il est nécessaire de viser des marchés à haute valeur ajoutée. En fait, il faut valoriser l'ensemble de la plante via une approche du type bioraffinage,» explique le pilote du projet Viola Tolosa, Thierry Talou ingénieur de recherche au sein du laboratoire de chimie agro-industrielle (Inra/INP-Ensiacet).

Et c’est là que la science intervient avec ses techniques d’extraction des composés volatils et à activité biologique, de mesure des senteurs et d’évaluation des potentielles propriétés thérapeutiques  des extraits obtenus. Viola Tolosa est un projet de recherche qui étudie d’une part la biodiversité des violettes en se basant en particulier sur l’analyse des parfums des 120 espèces de la collection nationale de violettes des serres municipales de Toulouse.  Le second volet du projet, à visée industrielle, a pour but, cette fois à partir des feuilles et des racines, d’identifier et d’isoler des extraits végétaux susceptibles de rentrer dans des formulations à visées cosmétiques ou pharmaceutiques (vidéo).

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Thierry Talou Laboratoire de chimie agro-industrielle (INP-ENSIACET /Inra)
Département(s) associé(s) :
Caractérisation et élaboration des produits issus de l’agriculture
Centre(s) associé(s) :
Occitanie-Toulouse

à propos de

Viola Tolosa

Conservatoire national de la violette, serres municipales de la ville de Toulouse.. © Maya Press
Conservatoire national de la violette, serres municipales de la ville de Toulouse. © Maya Press
Co-financé par le Conseil Régional Languedoc Roussillon Midi-Pyrénées avec le soutien de la Mairie de Toulouse, le projet Viola Tolosa (2016-2018) associe 3 laboratoires de recherche toulousains : le laboratoire de chimie agro-industrielle Ensaciet INP-Inra  au sein duquel Thierry Talou dirige le Groupe Arômes & métrologie sensorielle et deux  laboratoires de l'Université Paul Sabatier de Toulouse (Pharmacochimie et Pharmacologie Pour le Développement, IRD-UPS ; Recherche en Sciences Végétales, CNRS-UPS). Il y a également  un partenariat industriel avec le Groupe BERDOUES qui finance une thèse CIFRE et un partenariat technique avec les Serres Municipales de Toulouse. > Communiqué de presse