Demain, tous locavores ?

Le circuit court, comptant au maximum un intermédiaire entre le producteur et les consommateurs, cherche principalement à exprimer une proximité relationnelle et souvent géographique entre le producteur et le consommateur.

Marché de Revel (Haute-Garonne, Midi Pyrénées). © CATTIAU Gilles
Par Cécile Poulain
Mis à jour le 07/02/2013
Publié le 17/07/2012

Les circuits courts tendent à se développer depuis plusieurs années. Ils apportent une réponse à une forte demande des consommateurs  en matière de produits de terroir, de tradition, d’authenticité. Prenant des formes multiples, ce mode de distribution capte la valeur au bénéfice de la production : en réduisant le nombre d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur mais également en réalisant des économies en transports, transaction…. Aujourd’hui en France, la vente directe concerne toutes les filières, surtout celles des fruits et légumes, de l'horticulture, de la viticulture et des filières animales. Elle est pratiquée par 67 % des horticulteurs, 50 % des producteurs de vins de qualité, 42 % des producteurs de fruits et 43 % des maraîchers. Au total, 80 000 exploitations seraient impliquées dans des circuits courts. Plus généralement, 16,3 % des exploitations agricoles font de la vente directe, dont 47 % qui transforment les produits. Les circuits courts  sont aussi un moyen d’augmenter les revenus du producteur : constituent une opportunité intéressante en s’affranchissant des marges pratiquées par les intermédiaires des circuits longs (près de 51 % du prix final d’un légume) et des frais de transport (près de 7 %).

Les types de commercialisation en circuit court

  • la vente directe : vente à la ferme, vente collective (point de vente collectif ou panier collectif), sur les marchés, en tournées ou à domicile, par correspondance (internet, etc...), vente organisée à l'avance (AMAP), accueil à la ferme (gîtes, tables d'hôtes...) avec consommation sur place des produits de la ferme.
  • la vente indirecte (via un seul intermédiaire) : à la restauration (traditionnelle, collective,...), à un commerçant-détaillant (boucher, épicerie de quartier, GMS, etc...).