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Interview à l'Umr IHAP Toulouse sur Influenza aviaire. © Inra

Unis contre la grippe

Pour limiter l’émergence et la propagation de l’Influenza aviaire, il est nécessaire de comprendre les mutations et réassortiments du virus ainsi que le rôle de la faune sauvage, mais aussi de mettre en place des mesures pour assainir les élevages. Les chercheurs de l’Inra aident à comprendre l’émergence et la propagation du virus afin d’éclairer les décisions du gouvernement, des pouvoirs publics et des éleveurs pour aller dans ce sens. Découvrez les différents protocoles de manipulation et outils d’analyse, ainsi que les dernières recherches menées par l’Institut grâce à ce reportage vidéo.

Par Anaïs Bozino / Vidéo : Pierre De Parscau
Mis à jour le 13/02/2018
Publié le 12/02/2018

Vitesse de propagation de l’épizootie de la saison 2016-2017, dissémination via les transports, tropisme du virus… L’Inra et l’École nationale vétérinaire de Toulouse étudient le virus aviaire à la fois sur le court terme et sur le long terme, que ce soit dans ses laboratoires ou sur le terrain. Les recherches menées ont notamment abouti à des échanges avec les services de l’État, puis à la mise en place de nouveaux critères de contrôle des moyens de transport. Des recommandations ont également été faites aux professionnels. Jean-Luc Guérin, responsable de l’équipe Virologie de l’Unité mixte de recherche Inra – École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT) « Interactions Hôtes – Agents Pathogènes » (IHAP), souligne d’ailleurs le fait que « depuis 2015, le renforcement de la surveillance et les efforts considérables faits en matière de biosécurité dans les élevages portent leurs fruits. Le paysage a beaucoup changé grâce au travail engagé des pouvoirs publics, des scientifiques et, en premier lieu, des éleveurs eux-mêmes pour identifier les trous dans la raquette. »

Biosécurité et faune sauvage

Nous avons contribué à relativiser les risques liés à la faune sauvage

Une chaire de biosécurité aviaire a été créée à l’ENVT en 2016 afin de réfléchir à des solutions pour réduire le fossé entre les recherches académiques, qui sont des recherches de fond se déroulant sur plusieurs années, et les attentes des professionnels à très court terme sur les enjeux de biosécurité. Cette chaire permet également d’associer différents domaines (épidémiologie, virologie, santé de la faune sauvage…) pour mener des recherches interdisplinaires. Avec des partenaires comme l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), l’Itavi (Institut technique de l’aviculture) ou l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage), l’Inra et l’ENVT offrent un accompagnement scientifique aux filières, notamment en répondant à des questions très pratiques concernant les outils de dépistage ou les risques associés la faune sauvage. « Nous avons contribué à relativiser les risques liés à la faune sauvage » explique Jean-Luc Guérin. « En 2016, la souche H5N8 a effectivement été introduite sur le territoire par la faune sauvage mais le risque d’introduction dans les élevages reste modéré car, en réalité, très peu d’oiseaux sont porteurs de virus grippaux : ils peuvent jouer un rôle dans la création de foyers ponctuels certes, mais pas dans la diffusion à grande échelle du virus ».

Différence de pathogénicité des virus de la grippe entre le poulet et le canard, en fonction de hautement pathogène ou faiblement pathogène.. © Inra, véronique gavalda
© Inra, véronique gavalda

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Jean-Luc Guérin, responsable de l’équipe Virologie de l’UMR Inra – ENVT « Interactions Hôtes – Agents Pathogènes » (IHAP)
Centre(s) associé(s) :
Occitanie-Toulouse