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FAGUS SYLVATICA © Fabrice Bonne

Faire face au changement climatique

Mis à jour le 04/04/2014
Publié le 04/04/2014

Les experts du Groupe Intergouvernemental d’Études sur le Climat (GIEC) observent que les impacts du changement climatique surviennent plus vite qu’ils ne le pensaient. Conséquences de cette évolution du climat sur l'agriculture française, la nécessité de revoir ses pratiques pour s’adapter.

« Les impacts du réchauffement arrivent plus vite que nous ne le pensions », tel est l’enseignement du rapport que vient de publier le Groupe II du GIEC sur les « Conséquences, vulnérabilité et l’adaptation ». À bannir donc, l’idée que les changements se feraient grosso modo au rythme assez lent de l’augmentation de la température moyenne. En réalité, disent les experts, au cours de la dernière décennie, la grande variabilité des événements extrêmes – sécheresses, canicules, inondations, etc. – accélère le rythme auquel se produisent les changements.

Les modèles climatiques régionaux montrent que dans un scénario de réchauffement global de + 4° C par rapport à l’ère préindustrielle, nous connaîtrons une augmentation de la fréquence et de l’intensité des canicules et des sécheresses estivales, dans une grande partie de la France métropolitaine. De plus la fréquence des précipitations intenses devrait augmenter.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Jean-François Soussana, directeur scientifique Environnement

Les années 2000, une décennie d’extrêmes climatiques

Sécheresse et agriculture. © INRA, Thierry Doré
Sécheresse et agriculture © INRA, Thierry Doré
Le continent européen a été confronté à une décennie d’extrêmes climatiques dont, en 2003, la sécheresse et la canicule qui ont frappé la France et les pays voisins jusqu’en Europe centrale, entraînant la perte de 20 à 30 % des récoltes et une perte de l’ordre de 0,5 gigatonne du carbone stocké dans les forêts et les sols.

Ensuite, l’Europe du Sud a subi d’importantes sécheresses en 2004, 2005 et 2007, et en 2010 une vague de chaleur s’est abattue sur l’ouest de la Russie, causant des dommages considérables à l’agriculture, à la forêt et, du fait de la multiplication de problèmes respiratoires dus aux feux, à la santé. Dans le même temps, en 2007 et en 2013, l’Angleterre et le Pays de Galles ont été victimes d’inondations hivernales qui ont également provoqué des dommages considérables dans les cultures.

Enfin, en 2011, nous avons connu en France le printemps le plus chaud et le plus sec depuis 1880, avec des dégâts estimés entre 700 et 800 millions d’euros. Un tiers seulement des exploitants agricoles étant assurés, cet épisode a entraîné de graves problèmes économiques.