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Stand de l'Inra au Salon international de l'agriculture 2015 :  CHANGEMENT CLIMATIQUE , comprendre, s'adapter, innover. © Inra, NICOLAS Bertrand

Changement climatique & agriculture : comprendre, s’adapter, innover

Le stand INRA au Salon International de l'Agriculture 2015 (21 février - 1er mars). Un Rhizotron est un outil permettant de visualiser l'architecture racinaire d'une plante, ici une légumineuse.. © © INRA, NICOLAS Bertrand

Analyser les microorganismes du sol

Une des voies pour  réduire les émissions de gaz à effet de serre consiste à caractériser la biodiversité, l’activité et l’impact de l’environnement (type de sol, de climat) sur les communautés microbiennes impliquées dans l’émission et la capture de ces gaz. L'unité Agroécologie étudie la biodiversité végétale et microbienne ainsi que leurs interactions. L’objectif opérationnel de ces recherches est de caractériser les populations contribuant à l’émission mais également celles contribuant à la capture de ces gaz par les sols afin d’identifier les systèmes agricoles minimisant les émissions voire maximisant la capture de gaz à effet de serre.

Mis à jour le 03/03/2015
Publié le 20/02/2015

Lorsqu’il n’y a pas assez d’oxygène, certains microorganismes du sol sont capables de respirer le nitrate. Ce processus respiratoire est appelé dénitrification. Le nitrate respiré par dénitrification est transformé en gaz soit sous forme de N2O, un puissant gaz à effet de serre, soit en N2 qui constitue 79% de notre air.
Certains microorganismes sont capables de transformer le gaz à effet de serre N2O en N2. À titre d’exemple, l’augmentation de la densité des vaches s’accompagne d’une augmentation de la proportion des microorganismes capables de réduire N2O en N2. La cause exacte de cet effet positif des vaches sur les microorganismes n’est pas encore connue car de nombreux facteurs sont modifiés par l’augmentation de la densité des vaches : présence d’urine, fèces, tassement du sol suite au piétinement, pâturage des plantes qui affecte l’humidité du sol, le type de plante... Des travaux sont actuellement en cours pour identifier les pratiques agricoles stimulant les microorganismes capables d’éliminer le N2O.
Plus généralement, au sein de l’unité, une attention particulière est portée à l’utilisation des légumineuses afin de valoriser les ressources biotiques et abiotiques des sols, aux associations mutualistes entre plantes et microorganismes favorables à la croissance et santé de la plante-hôte, et au contrôle des adventices.

Sur le stand :

  • illustrer l’importance des microorganismes du sol, et de leur diversité, dans l’émission de gaz à effet de serre en particulier N2O.
  • le module principal est un module interactif sur lequel les visiteurs placent des vaches dans un pré. Des capteurs détectent la densité de vaches et renvoient sur un écran informatique l’effet de cette densité sur la communauté de bactéries dénitrifiantes et donc sur l’émission de N2O versus N2.

Deux modules complémentaires sont présentés :

  • un jeu interactif sur un écran tactile fait prendre conscience au joueur que la diversité des microorganismes du sol impacte la croissance de plantes, et donc la capture du C atmosphérique dans le sol via la plante, mais aussi les émissions de C depuis le sol. Ce double flux impacte le bilan émission/capture du gaz à effet de serre CO2
  • la présentation de rhizotrons (issus de notre Plateforme de phénotypage à haute densité) permet la visualisation de racines de légumineuses présentant des mycorhizes et des nodules (respectivement associations symbiotiques avec des champignons et des bactéries) et l’impact de ces symbioses sur la croissance des plantes et leur développement racinaire. 
Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Environnement et agronomie
Centre(s) associé(s) :
Dijon Bourgogne Franche-Comté