Stand de l'Inra au Salon international de l'agriculture 2015 :  CHANGEMENT CLIMATIQUE , comprendre, s'adapter, innover. © Inra, NICOLAS Bertrand

Changement climatique & agriculture : comprendre, s’adapter, innover

L'Inra au  SALON  International de l'Agriculture 2015 (21 février - 1er mars). Visiteurs sur le  STAND .. © © INRA, MAITRE Christophe

Biocarburants, bioraffinerie environnementale

Présentation des recherches de deux laboratoires Inra en bioraffinerie pour répondre aux enjeux sociétaux et environnementaux, notamment en matière de développement durable, avec des applications dans les biotechnologies industrielles (alimentaire, santé, chimie, énergie, cosmétique) et élargir les potentialités des procédés de dépollution, valoriser les sous-produits et développer la bioéconomie.

Mis à jour le 05/03/2015
Publié le 20/02/2015

Des prototypes de bioraffinerie environnementale

Élargir les potentialités des procédés de dépollution, valoriser les sous-produits et développer la bioéconomie.

Le Laboratoire de Biotechnologie de l’environnement (LBE) conçoit, met en œuvre et optimise des procédés biologiques innovants autour de filières durables de valorisation et/ou traitement de différents résidus et biomasses. Le LBE mène des recherches centrées sur le concept de la bioraffinerie environnementale. Ce concept peut se définir comme une « industrie bio-intégrée, produisant à partir de la biomasse et au moyen d’une variété de technologies, à la fois des produits chimiques, des biocarburants, de l’énergie, des agromatériaux (incluant les fibres végétales) et des aliments et ingrédients alimentaires » (source : Consortium Biorefiner Euroview).

L'Inra au Salon International de l'Agriculture 2015 (21 février - 1er mars). Des visiteurs attentifs sur le stand.. © © INRA, NICOLAS Bertrand
© © INRA, NICOLAS Bertrand
Les activités du LBE se concentrent sur la production de bioénergies (par exemple le biométhane et le biohydrogène par des écosystèmes anaérobies), et le traitement et/ou valorisation des rejets de l’activité humaine, qu’il s’agisse d’effluents liquides (agroalimentaires en particulier), de résidus solides (résidus agricoles, déchets ménagers et boues issues des stations d’épuration) ou de biomasses spécifiques telles que les micro ou macro-algues. Cette valorisation se décline en intégrant explicitement les contraintes d’innocuité sanitaire (par exemple liées à la
présence de résidus pharmaceutiques, de détergents et/ou de pathogènes...).

L’ensemble de ces recherches couvre un très large spectre de compétences disciplinaires : microbiologie, écologie microbienne, génie biologique, génie des procédés, modélisation, automatique, analyse en cycles de vie, ingénierie de projet et développement technologique et innovation.

Sur le stand :

  • réacteur pilote de digestion anaérobie en voie sèche pour traitement des résidus agricoles
  • réacteurs bio-électrochimiques
  • maquette d’une installation de méthanisation à la ferme.

Des microorganismes producteurs de biocarburants

L'Inra au  SALON  International de l'Agriculture 2015 (21 février - 1er mars).. © © INRA, NICOLAS Bertrand
© © INRA, NICOLAS Bertrand
L'activité du laboratoire d’Ingénierie des systèmes biologiques et procédés (LISBP) consiste à convertir en hydrocarbures le carbone issu de déchets agricoles (paille, copeaux de bois, déchets forestiers...) avec fermentation à partir de levures et de bactéries. Le contexte économique, environnemental et législatif favorise l’émergence et le développement de filières alternatives performantes de substitution de ressources fossiles dans les secteurs de l’énergie et de la chimie. Le LISBP, leader dans la biologie de synthèse, se positionne de façon novatrice en associant des compétences des sciences du vivant et des sciences pour l’ingénieur, pour des avancées scientifiques et appliquées en biologie, microbiologie, biocatalyse enzymatique, fermentation et procédés.

Les lipides constituent des molécules à fort potentiel. Ils sont majoritairement issus de la transformation de produits d’origine végétale ou animale. De façon plus innovante, la voie microbienne de production de lipides qui consiste en la conversion par des levures et bactéries de substrats carbonés constitue une alternative prometteuse à la voie végétale avec des avantages incontestables :

  • l’utilisation d’une grande diversité de ressources renouvelables, d’effluents et de coproduits industriels qui permet d’envisager une production en huile partiellement découplée du cours du pétrole ;
  • la modulation du profil lipidique en fonction des contraintes d’usage par le choix des souches et des stratégies de procédés ;
  • un procédé de production robuste aux performances reproductibles, indépendantes des contraintes climatiques et géopolitiques, selon une technologie mature jusqu’à l’échelle industrielle.

À suivre dans ce cadre le projet ProBio3, lancé en 2012 : production biocatalytique de bioproduits lipidiques à partir de matières premières renouvelables et coproduits industriels.

Les principaux objectifs du LISBP sont :

  • l’identification de ressources renouvelables agricoles et coproduits industriels adaptés aux exigences
  • nutritionnelles des microorganismes oléagineux
  • la sélection et l’élaboration de souches performantes
  • le développement de bioprocédés intensifs de production de lipides
  • la preuve de faisabilité de la filière (m3) avec l’évaluation des impacts environnementaux, économiques et sociétaux. 

Sur le stand :

  • jeu pour les enfants : memory, jeu de 7 familles, dessine-moi un microbe
  • substrats
  • bac à ultrason
  • Erlenmeyer avec huile, moûts de fermentation.
Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Centre(s) associé(s) :
Occitanie-Toulouse, Montpellier