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COCCINELLE asiatique. © Inra

Coccinelle asiatique, une alliée devenue envahissante

Par Nicole Ladet - Patricia Léveillé
Mis à jour le 18/11/2013
Publié le 07/02/2013

Dans le nord-est de la France et le Bassin parisien, on assiste à des pullulations de coccinelles d’origine asiatique. Elles se regroupent par centaines ou milliers sur les murs des habitations ou à l’intérieur pour y passer l’hiver.

Les pullulations de coccinelles asiatiques avaient déjà été observées en Belgique en 2001 et se sont renouvelées et amplifiées depuis. Elles ont été observées dans le nord-est de la France en 2004, et atteignent désormais le Bassin parisien. Elles ont envahi l’Europe.
Cette coccinelle d’origine asiatique s’appelle Harmonia axyridis. Comme ses cousines européennes, elle dévore les pucerons, ce qui en fait une alliée intéressante pour la lutte biologique. Et comme toutes les coccinelles, elle passe l’hiver à l’état adulte. Elle se reproduit au printemps et pond des œufs qui donnent naissance à des larves qui se nourrissent elles aussi de pucerons. Plusieurs cycles de reproduction peuvent se succéder jusqu’à l’automne.
La coccinelle asiatique peut s’attaquer à d’autres insectes que les pucerons (des psylles, des cochenilles, mais aussi des larves d’autres coccinelles) ainsi qu’aux fruits de manière plus anecdotique.

Très polyphage et très vorace, la coccinelle asiatique est capable de résister au froid et semble capable de s’adapter à de nombreux milieux. Dans certaines zones envahies, elle devient l’espèce de coccinelle la plus abondante, et menace ainsi, au moins transitoirement, l’équilibre des écosystèmes. En s’attaquant occasionnellement aux fruits comme le raisin, elle peut diminuer la qualité de la vendange.

Les coccinelles asiatiques ne se nourrissent pas et ne se reproduisent pas dans les maisons. Elles les quittent au printemps. Elles n’abîment donc rien (sauf des taches jaunes si elles sont écrasées). Lorsqu’elles sont dérangées, elles peuvent émettre une substance malodorante et toxique pour leurs prédateurs, mais sans danger pour l’homme. Aux États-Unis, des rares cas d’allergies à ces coccinelles ont cependant été signalés.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Éric Lombaert, unité mixte de recherche Institut Sophia-Agrobiotech.
  • Arnaud Estoup, Centre de biologie pour la gestion des populations.
  • Benoît Facon, Centre de biologie pour la gestion des populations.
Département(s) associé(s) :
Santé des plantes et environnement, Environnement et agronomie, Écologie des forêts, prairies et milieux aquatiques
Centre(s) associé(s) :
Occitanie-Montpellier, Provence-Alpes-Côte d'Azur

Que faire pour s’en débarrasser dans les maisons ?

Si elles ne gênent pas, on peut les laisser sur place. Sinon, on peut les déloger pour les capturer et les relâcher à l’extérieur dans un endroit où elles ne gêneront pas. Placées quelques heures au congélateur, elles meurent.