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COCCINELLE asiatique. © Inra

Coccinelle asiatique, une alliée devenue envahissante

Sur les traces d’Harmonia axyridis

L’aire native de la coccinelle Harmonia axyridis se situe en Asie. Depuis 2001, des populations invasives ont été observées en Amérique du Sud, en Europe et en Afrique du Sud.

Par Nicole Ladet - Patricia Léveillé
Mis à jour le 08/02/2013
Publié le 07/02/2013

Routes d'invasion de la coccinelle asiatique Harmonia axyridis (aire native en vert et aires envahies en rouge). © inra, Éric Lombaert
Routes d'invasion de la coccinelle asiatique Harmonia axyridis (aire native en vert et aires envahies en rouge) © inra, Éric Lombaert
L’aire native de la coccinelle Harmonia axyridis se situe en Asie. L’espèce a longtemps été utilisée en lutte biologique contre les pucerons, mais sans installation et multiplication notables dans les zones où elle a été utilisée, en Amérique du Nord (depuis 1916), en Europe (depuis 1990) et en Amérique du Sud dans les années 1990. Un premier foyer invasif a été détecté en Amérique du Nord-Est en 1988, puis un second en Amérique du Nord-Ouest en 1991. Depuis 2001, des populations invasives ont été observées en Amérique du Sud, en Europe et en Afrique du Sud.

D’espèce bénéfique, la coccinelle asiatique est ainsi passée au statut d’insecte nuisible de par ses impacts écologiques (impact sur la biodiversité par la compétition ou la prédation d’espèces non-cibles du type coccinelles indigènes, lépidoptères, etc.), économiques (détérioration de la qualité des productions viticoles) et sociaux (agrégation en grand nombre à l’automne et en hiver dans les habitations, entraînant diverses perturbations et quelques cas d’allergies). Se posent alors naturellement des questions relatives aux relations de parenté entre ces différentes populations envahissantes (qui est la source de qui ?) et au rôle relatif dans l’émergence de ces populations envahissantes des introductions accidentelles et des introductions intentionnelles pour la lutte biologique.

Les recherches d’équipes de l’Inra de Montpellier et Sophia-Antipolis montrent que les invasions en Europe de l’ouest, et en particulier en France, mais aussi en Amérique du Sud et en Afrique du Sud ont très vraisemblablement pour origine des coccinelles provenant d’Amérique du Nord-Est. En Europe de l’ouest, les populations envahissantes se sont mélangées génétiquement avec des individus issus d’opérations de lutte biologique contre les pucerons. Cette étude illustre la notion de « tête de pont » invasif : une population envahissante particulière va devenir la source de plusieurs autres populations envahissantes dans de nouvelles zones, éloignées de la précédente.

  • Un site Web dédié, « L'observatoire français d'Harmonia », animé par Vincent Ternois, a permis de centraliser les informations relatives à la progression de l'invasion :

http://vinc.ternois.pagesperso-orange.fr/cote_nature/Harmonia_axyridis/index.htm