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Ambroisie, polluant biologique en pleine expansion. Dossier. Berges de la Loire (Decize, Nièvre). © Inra, UMR Agroécologie, Dijon

Ambroisie, polluant biologique en pleine expansion

Par Patricia Léveillé
Mis à jour le 26/08/2016
Publié le 24/07/2014

À partir du mois d’août, les allergiques doivent se préparer au déferlement des pollens d’ambroisie. Dans certaines régions, cette mauvaise herbe des cultures est en passe de devenir la première plante du paysage ! Les chercheurs de l’Inra s’intéressent aux facteurs qui facilitent ou peuvent empêcher sa prolifération, étape clé pour une gestion durable du problème.

L’expansion de l’ambroisie à feuilles d’armoise, présente en France depuis un siècle et demi, semble ne pas connaitre de limite. Importée du continent nord-américain, « l’herbe à poux » a d’abord fait son apparition dans des champs cultivés en Rhône-Alpes. Aujourd’hui, elle occupe toutes sortes  de terrains dans les 2/3 des départements français  .

À cause des cultures qu’elle infeste via ses semences mais aussi pour les 12 % de Français allergiques à son pollen, cette mauvaise herbe (adventice) est maintenant considérée comme un véritable polluant biologique. Et au regard de son impressionnante capacité d’adaptation, la simple limitation de son extension est déjà jugée comme un objectif ambitieux.  

L’historique de l’invasion, les processus écologiques et évolutifs liés à la colonisation de l’ambroisie, sa variabilité génétique, sa sensibilité aux herbicides… autant de thèmes de recherche qu’approfondit l’unité « Agroécologie » à l’Inra Dijon depuis près de dix ans pour mieux connaître les forces et faiblesses de la plante et en optimiser la gestion en milieu agricole et urbain.

Toujours un défi pour l’agriculture, l’ambroisie est aussi devenue un fléau pour la santé publique, au point qu’un « Observatoire des ambroisies » a été créé en 2011 dans le cadre du Plan Santé Environnement. Piloté par Bruno Chauvel de l’Inra Dijon, l’Observatoire a pour mission de renforcer la coordination des actions de lutte et mettre l’accent sur la prévention contre cette espèce végétale envahissante et allergisante.

Contact (s) :

Contact scientifique :

Bruno Chauvel, unité mixte de recherche Agroécologie.

Centre Inra : Dijon

Départements de recherche : Environnement et agronomie, Santé des plantes et environnement

Autre (s) contact (s) : Observatoire des ambroisies