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. © Inra

Comment sauver les colonies d'abeilles ?

Le varroa, parasite cauchemar des abeilles domestiques

Le varroa est un parasite redouté par les apiculteurs. Des chercheurs de l’Inra et ses partenaires sont parvenus à isoler les molécules permettant aux abeilles de dénicher et éliminer les varroas. Le but est alors de développer une méthode aidant les apiculteurs à sélectionner les colonies les plus résistantes à ce parasite redoutable.

Mis à jour le 17/05/2019
Publié le 17/05/2019

« Imaginez un crabe qui vous suce le sang »

Parmi les parasites dangereux pour la survie des abeilles, le varroa est certainement le plus redouté des apiculteurs. Ce petit acarien s’installe et se reproduit au cœur même des ruches, dans les alvéoles. « Imaginez un crabe qui vous suce le sang » indique Yves Le Conte, directeur de recherche à l’unité de recherche « Abeilles et environnement » de l’Inra. Cette expérience plutôt glaçante, c’est justement ce que subissent les abeilles confrontées à un varroa, qui prive les pauvres butineuses de leurs nutriments vitaux et abaisse leur système immunitaire. La gelée royale produite dans la ruche est alors de bien moins bonne qualité, et la survie des larves et de la colonie entière est compromise.

Certaines colonies parviennent à détecter plus facilement la présence de cet acarien et à enrayer sa propagation, en nettoyant les alvéoles affectées. On dit que ces abeilles adoptent un comportement VSH (pour Varroa Sensitive Hygiene). Des travaux de recherche de l’unité Protection des abeilles dans l’environnement, à Avignon, visent à aider les apiculteurs à sélectionner les colonies qui parviennent à adopter ce comportement VSH. Ces colonies seront donc plus résistantes aux parasites et par extension, aux virus qui peuvent être transmis par les acariens.

Ces recherches, menées par l’Inra en collaboration avec l’Institut de l’abeille, s’appuient sur la conception d’un outil qui reproduit la présence de varroa au sein des alvéoles de couvain. Pour cela, des molécules naturelles, qui activent les processus de défense des abeilles, ont été isolées par les chercheurs dans le but de créer un outil qui permettrait de sélectionner les meilleures colonies.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Santé des plantes et environnement
Centre(s) associé(s) :
Provence-Alpes-Côte d'Azur

Le saviez-vous ?

Le premier cas de colonie française infectée par des varroas date du 1er novembre 1982. C’était dans le Bas-Rhin, à proximité de la frontière allemande, où l’invasion de varroa avait déjà été repérée. Le varroa est originaire d’Asie du Sud-Est et peut anéantir une colonie en deux ou trois ans.

Varroa jacobsoni Oudemans : femelle adulte sur nymphe d'Apis mellifica.. © Inra, BARTHES Jacques

Pour aller plus loin

Varroa, l’ennemi public numéro un des abeilles domestiques

Alors que l’acarien Varroa destructor est aujourd’hui considéré comme la menace la plus importante pour l’apiculture, les connaissances sur sa biologie et son cycle de vie restent assez limitées. Toutefois une étude menée par des chercheurs de l’Inra et publiée récemment dans la revue BMC Genomics a permis d’identifier pour la première fois les bases moléculaires du cycle de vie de ce parasite.

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