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. © Inra

Comment sauver les colonies d'abeilles ?

La combinaison de facteurs, pire ennemi des colonies

Depuis plus de 20 ans, les colonies d’abeilles disparaissent progressivement. Les causes sont multiples, allant de la présence d’organismes qui leur sont nuisibles à la modification par l’Homme des terrains agricoles et naturels. Mais le pire de ces facteurs serait surtout le cumul de tous ces maux…

Mis à jour le 17/05/2019
Publié le 13/05/2019

Une cause très préoccupante est la combinaison de tous ces facteurs

Le déclin des abeilles est la cause de plusieurs facteurs. La présence du parasite varroa en est par exemple un, et peut décimer des colonies entières. Le frelon asiatique, qui se reproduit rapidement, est aussi un danger pour les colonies d’abeilles. Mais les facteurs humains sont une autre cause du déclin progressif des abeilles. La modification de l’environnement ou des paysages, notamment par le biais de l’urbanisation croissante ou de l’intensification des cultures transforment profondément les espaces de vie des insectes. Déstabilisés, ces derniers ne sont pas non plus épargnés par les produits phytosanitaires utilisés par les agriculteurs afin de lutter contre les nuisibles.

« Les populations d’abeilles domestiques subissent des mortalités très préoccupantes, allant jusqu’à 30 % des colonies certaines années », rappelle Yves Le Conte, directeur de recherche à l’Inra au sein de l’unité de recherche « Abeilles et environnement », à Avignon. En plus du manque de nourriture et de la présence d’une vingtaine de virus dangereux pour les abeilles, dont certains sont notamment véhiculés par les varroas, la présence de produits toxiques peut entraîner la mort des butineuses, que ce soit directement ou bien indirectement, en les fragilisant et en entraînant leurs disparition progressive.

Mais une cause très préoccupante pouvant entraîner la mort des abeilles est la combinaison de tous ces différents facteurs, qui peut former un cocktail destructeur pour les colonies exposées. C’est d’ailleurs en raison du cumul de plusieurs types de stress que le déclin des abeilles se fait de plus en plus ressentir depuis une vingtaine d’années.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Santé des plantes et environnement
Centre(s) associé(s) :
Provence-Alpes-Côte d'Azur

L’interview de Yves Leconte

Pour plus d’informations sur l’effet cocktail dont les abeilles sont victimes, retrouvez l’interview d’Yves Leconte, directeur de recherche à l’Inra d’Avignon au sein de l’unité de recherche « abeilles et environnement ».

Regarder l'interview >