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Histoire de la domestication de la vigne © CultiVar / Artcam Production

Votre verre de vin a une histoire

Le saviez-vous ? L’histoire de la vigne débute il y a environ 8 000 ans avec la domestication de la vigne sauvage Vitis sylvestris dans une région englobant le Moyen-Orient et le Transcaucasien. Comme la plupart des plantes, l’évolution du genre Vitis résulte à la fois de la sélection naturelle et de la domestication par l’Homme. C’est cette longue route jusqu’à nous que retrace ce film d’animation.

Mis à jour le 22/02/2018
Publié le 21/02/2018

À l’échelle mondiale, seulement 1 % des cépages cultivés occupe jusqu’à 80 % des vignobles de certains pays. Des chercheurs de l’Inra et de l’Université de Harvard aux États-Unis suggèrent que l’un des leviers pour adapter la viticulture au changement climatique est d’exploiter la diversité des autres cépages cultivés, en plantant des cépages moins connus et en encourageant de nouvelles pratiques chez les viticulteurs et les consommateurs*.

Les chercheurs ont d’abord utilisé les connaissances sur la diversité génétique de la vigne issues de la littérature scientifique. Ils ont notamment analysé les données du centre Inra de ressources biologiques de la vigne de Vassal-Montpellier qui constitue une collection ampélographique* unique au monde. Ce conservatoire de référence au niveau international est composé de vignes provenant de 54 pays viticoles (2 700 cépages, 350 lambrusques ou vignes sauvages, 1 100 hybrides interspécifiques, 400 porte-greffes et 60 espèces de Vitacées).

Par ailleurs, les scientifiques ont croisé ces connaissances avec une base de données publiée par des chercheurs australiens qui décrit la distribution mondiale des cépages effectivement plantés dans tous les vignobles. L’analyse globale de ces données a permis de constater que les viticulteurs n’utilisent aujourd’hui qu’une très faible proportion de la diversité génétique existante de la vigne, à l’échelle mondiale (ce qui est également le cas pour de nombreuses autres espèces telles que la banane, le cacao, le café, le kiwi). En effet, 1 % des cépages - 12 cépages sur 1 100 variétés de raisin de cuve cultivées - occupent environ 45 % des vignobles dans le monde. Et dans certains pays comme en Chine, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, ce pourcentage augmente jusqu’à plus du 80 % de leur vignoble. Plus extrême encore, en Chine, 75 % des surfaces sont cultivés uniquement avec un seul cépage, le Cabernet-Sauvignon. > Lire la suite

Vidéo réalisée dans le cadre du projet CultiVar

Étude publiée dans la revue Nature Climate Change le 2 janvier 2018

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Biologie et amélioration des plantes
Centre(s) associé(s) :
Occitanie-Montpellier
Une parcelle du vignoble-conservatoire, domaine de Vassal.. © Inra, LACOMBE Thierry

Fiche d’identité

Le Centre de ressources biologiques de la vigne

Nom : CRB Vigne
Emplacement : Domaine de Vassal à Marseillan-plage (Hérault)
Date de création : 1949 (l’existence de la collection de vigne date de 1876)
Objectif : conservation, caractérisation et valorisation des ressources génétiques de la vigne
Collection : 7 800 accessions provenant d'une cinquantaine de pays (54 pays viticoles) sont conservées en vignoble et représentent : 2 700 cépages, 350 lambrusques (vignes sauvages européennes), 1 100 hybrides interspécifiques, 400 porte-greffes et 60 espèces sauvages de Vitacées. Le CRB conserve et met à disposition des équipes de recherche et de visiteurs un fonds documentaire original composé de dossiers variétaux (plus de 5 000), d’un important herbier (plus de 14 000 dossiers), d’une bibliothèque spécialisée, d’une photothèque (50 000 clichés) et d’une base de données informatisée disponible via l’Internet. Le matériel végétal conservé est régulièrement redistribué à toutes les personnes qui en font la demande : producteurs, pépiniéristes, sélectionneurs, organismes professionnels viticoles, chercheurs, particuliers, etc. Ainsi, 400 variétés en moyenne sont expédiées chaque année en France et à l'étranger. En complément, le Domaine de Vassal est régulièrement sollicité pour fournir des informations sur les variétés de vigne à partir de son fond documentaire.
Partenaires : Institut Français du Vin
Chaque année, quatre-vingt accessions en moyenne, provenant de France et d'autres pays viticoles, sont incorporées au CRB-Vigne.
> En savoir plus

Quatre nouveaux cépages pour des vins plus sains

Le mildiou et l’oïdium sont les ennemis jurés des viticulteurs. Ces deux champignons, qui s’attaquent aux feuilles et aux grappes des vignes, génèrent à eux seuls 80 % des traitements phytosanitaires en vignoble. Pour réduire l’usage de pesticides dans la filière viticole française, l’Inra et l’Institut français de la vigne et du vin (IVF) travaillent depuis 2000 sur le développement de nouveaux cépages résistants à ces maladies. Leurs recherches viennent d’aboutir à la création de quatre nouveaux cépages. Baptisés Artaban, Floreal, Vidoc et Voltis, ils possèdent chacun deux gènes de résistance au mildiou et deux gènes de résistance à l’oïdium. Soit quatre verrous contre les champignons ! Pour obtenir ces profils, issus du croisement de deux variétés descendantes de vignes américaines naturellement résistantes, les chercheurs sont allés puiser dans les collections du CRB vigne. Douze années de culture en plein champ ont ensuite été menées pour étudier les caractéristiques agronomiques et organoleptiques des nouveaux cépages. Productifs et adaptés au climat de nombreuses régions françaises, ils offrent des arômes prometteurs déjà salués par les œnologues.

Observatoire OSCAR national de déploiement des cépages résistants au mildiou et à l'oïdium, mis en place par l'Inra, en partenariat avec l'IFV et les interprofessions de la vigne. © Laurent Delière

Pour aller plus loin

Dossier : Vignes résistantes au mildiou et à l‘oïdium : un déploiement responsable

Un gène de résistance contourné est un gène perdu. C’est à partir de ce constat sans appel que l’Inra conduit son programme de sélection et de déploiement de vigne résistante aux deux principales maladies foliaires : le mildiou et l’oïdium. L’Institut privilégie le développement de variétés possédant plusieurs facteurs de résistance, car une résistance plurifactorielle est plus difficile à contourner pour les agents pathogènes qu’une résistance basée sur un seul gène. > En savoir plus