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Quand les lycéens deviennent chercheurs

Depuis 2011, le programme « Génome à l’école », soutenu par les Ministères de l’Éducation et de la Recherche, mobilise des lycéens de toute la France pour étudier la biodiversité du peuplier noir (Populus nigra), arbre des forêts situées en bord des cours d’eau. Objectif : observer et analyser la diversité génétique régionale avec les mêmes équipements que les chercheurs.

Peuplier noir © Marc Villar, Inra Orléans
Par Sarah-Louise Filleux
Publié le 15/02/2018

Connaissez-vous le peuplier noir ? Vous avez sûrement déjà vu en bord de fleuve cet arbre au tronc massif et aux fleurs jaunes duveteuses au printemps que l’on nomme « chaton ». Présent des côtes françaises aux abords de la Chine, la diversité de cette espèce sauvage est pourtant menacée face à la réduction de son habitat naturel, la forêt bordant fleuves et rivières.

Une épopée au cœur des gènes du peuplier

Comment observer et étudier cette diversité au sein d’une même espèce d’arbre ? Leurs feuilles vertes semblent toutes identiques et leur tronc, quoique parfois tordu, a la même écorce. Comment analyser l’invisible ? Grâce aux gènes compris dans l’ADN ! Ce code a 4 lettres A, T, G, et C définit les caractères de chaque organisme vivant. C’est au travers de ce code, par exemple, que vous avez des yeux bleus, verts ou marron, ou que la robe de la vache est tachetée ou pas.

Et c’est avec ce code que des élèves de seconde, première et terminale ont été confrontés aux questions scientifiques dans le cadre du dispositif « Génome à l’école » lancé depuis 2011 par le Ministère de l’Éducation nationale. Le programme offre la possibilité à 53 lycées de l’Hexagone de travailler avec la même démarche et les mêmes outils que les chercheurs : séance d’observation sur place en forêt, extraction d’ADN à partir de feuilles, amplification de gènes choisis, séquençage pour finalement décortiquer le code, et comparaison des résultats via le logiciel Génalys. Au travers de toutes ces étapes, des lycéens ont montré que la taille des feuilles pourrait être un caractère clé de l’adaptation au changement climatique.

Ce projet de science citoyenne a aidé à découvrir des lieux de réservoir de diversité régionale en France, et mobilisé des lycéens au niveau national autour de problématiques scientifiques. En phase d’évolution, le projet « Génome à l’école » espère pouvoir s’intéresser à la diversité des espèces à l’échelle d’un paysage tel la cour de récré, la ville, le champ…  

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Versailles-Grignon, Val de Loire, Grand Est - Nancy

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