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Qu’est-ce que la sécheresse ? Comment évaluer son impact ?

Niveau des nappes phréatiques, quantité d’eau dans les sols, températures au printemps… Les caractéristiques d’une sécheresse varient d’une année à l’autre. Si 2015 est bien l’année la plus chaude de l’histoire, 2011 restera une année de sécheresse printanière exceptionnelle en France et en Europe, comparable à celle connue en 1976 et sans doute plus précoce. 2003 était aussi au « hit-parade » des sécheresses, marquée par une très forte canicule.

Mouton. © Inra, Marc Benoît
Par Inra
Mis à jour le 28/08/2015
Publié le 01/06/2011

Relevés de températures au sol © C. Slagmulder, Inra © Import
Relevés de températures au sol © C. Slagmulder, Inra © Import

La sécheresse est un manque d’eau occasionnel et circonscrit dans le temps contrairement à l’aridité qui caractérise une pénurie d’eau structurelle.

Une sécheresse édaphique ou sécheresse du sol résulte d’un déficit de précipitations pendant la saison de végétation (au printemps et en été) et d’un manque d’eau disponible dans le sol pour les plantes. Tous les agriculteurs sont touchés : en premier lieu les éleveurs et ensuite tous les producteurs de végétaux, qu’ils soient irrigants ou non. Les sécheresses de 2003 et 2011 étaient des sécheresses édaphiques.

La sécheresse hydrologique :  Les précipitations hivernales sont insuffisantes pour permettre la reconstitution des réserves (nappes, barrages), et donc l'alimentation en eau estivale (domestique, industrielle et agricole), et un débit d'étiage compatible avec la vie aquatique.

La canicule correspond à une période de très forte chaleur. Il existe un lien physique entre canicule et sécheresse : lorsque les couverts végétaux réduisent leur transpiration pour diminuer leurs pertes en eau, la température s’élève.

Sol en zone aride© Kwest, Fotolia © Import
Sol en zone aride© Kwest, Fotolia © Import
Vaches allaitantes au pâtrurage en période de sécheresse édaphique. © C. Huyghe, Inra © Import
Vaches allaitantes au pâtrurage en période de sécheresse édaphique. © C. Huyghe, Inra © Import
© Sylvie Thenard, Fotolia © Import
© Sylvie Thenard, Fotolia © Import
Station météorologique automatique. © Inra

En savoir plus

Comment évaluer l'impact de la sécheresse ?

L’impact de la sécheresse

La sécheresse a un impact sur le rendement des cultures. En sécheresse hydrologique, les usages de l’eau sont modifiés. La loi donne la priorité à la santé, l’alimentation en eau potable. Les interdictions d’irrigation qui en résultent sont préjudiciables aux cultures irriguées, notamment en pleine floraison. En sécheresse édaphique, les cultures sont différemment pénalisées. En culture pluviale, ce sont en général les cultures de printemps qui souffrent le plus. En 2011, en raison de la précocité de la sécheresse, ce sont les prairies, les fourrages et certaines céréales qui ont le plus souffert.

Une veille assurée par l’Inra permet d’anticiper l’impact potentiel de la sécheresse

La Veille Agro-Climatique est née suite à la canicule de 2003 pour évaluer les conséquences de périodes climatiques atypiques sur les principales productions agricoles, à travers l’utilisation d’un modèle de culture. Il s’agit d’une approche climatique dont l’objectif est de fournir un état de la disponibilité en eau pour les plantes, pour anticiper des adaptations de l’itinéraire technique.