Élevage  BOVIN  au  MEXIQUE  (côte pacifique). Le matin les vaches sont rassemblées dans un enclos ( CORRAL ) pour être traites. La traite se fait en présence des veaux. Il s'agit d'un système d'élevage mixte (lait et viande) qui est toutefois plus orienté sur la production de jeunes animaux pour l'engraissement. Les animaux sont soit des zébus soit des animaux croisés avec des races d'origine européenne. Ici, il s'agit de zébus de  RACE GYR . © CHOISIS Jean-Philippe

Troupeaux sous les Tropiques

Par Cécile Poulain
Mis à jour le 10/09/2014
Publié le 17/03/2012

Les élevages du « Sud » sont aujourd’hui soumis à de nombreux enjeux : produire plus pour une population et un pouvoir d’achat croissant, polluer moins et lutter contre les maladies infectieuses et parasitaires émergentes. Ce dossier présente des travaux menés conjointement par l’Inra et le Cirad pour aider ces élevages du Sud à relever ces multiples défis.

En 2050, les productions animales devront doubler pour satisfaire une demande en croissance, due à la hausse du niveau de vie et à l’augmentation de la population, essentiellement dans les pays du Sud. Des élevages intensifs aux troupeaux du Sahel, l’élevage a, dans ces régions, un poids économique et social particulièrement fort. Et doit relever aujourd’hui deux défis : produire plus, pour répondre à une demande croissante en produits carnés et polluer moins, en maîtrisant ses impacts sur l’environnement… Tout en n’empiétant pas trop sur les cultures alimentaires humaines !
Pour épauler ce pari, la recherche et le développement, que cela soit à l’Inra ou au Cirad, s’inspirent de la diversité des modes d’élevage existants dans le Sud pour proposer des pistes et améliorer leur durabilité et leur production.  

Les productions animales des régions chaudes sont aussi confrontées à des conditions climatiques, environnementales, socio-économiques et sanitaires qui favorisent le développement d’un ensemble de maladies infectieuses. Qu’elles soient uniquement animales, ou transmissibles à l’homme (zoonoses), ces maladies représentent un risque sanitaire et économique important tant pour les pays du Sud que pour ceux du Nord. Depuis les épizooties de grippe aviaire et de fièvre catarrhale ovine, les pouvoirs publics français questionnent la recherche pour comprendre les mécanismes biologiques et écologiques mis en jeu dans la diffusion des pathogènes et mettre au point des outils de contrôle des épizooties plus efficaces, basés sur des réseaux de surveillance plus performants.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Christian Huyghe, Directeur scientifique adjoint de la structure Agriculture.