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e petit-gris, Helix aspersa, très recherché par les gastronomes, et que l’on trouve en grande partie sur le territoire français, est étudié sous l’angle biologique et zootechnique. L’éleveur pourra y puiser des réflexions pour mettre en œuvre son élevage et en assurer un suivi rigoureux. Au fil des pages, il est incité à interroger ses propres pratiques.

L’escargot Helix aspersa

Cet ouvrage propose un tour d’horizon complet et concis sur le petit-gris Helix aspersa.

Mis à jour le 15/04/2019
Publié le 11/04/2019

Helix aspersa, très recherché par les gastronomes, et que l’on trouve en grande partie sur le territoire français, est étudié sous l’angle biologique et zootechnique. L’éleveur pourra y puiser des réflexions pour mettre en œuvre son élevage et en assurer un suivi rigoureux.

L’amateur ou le simple curieux des gastéropodes se réjouira de découvrir plus largement l’histoire de l’escargot et les bienfaits de ses qualités culinaires. Incontournable dans le domaine de l’héliciculture.

Publié initialement en 1990, L’escargot Helix aspersa propose une synthèse des connaissances produites par l’unité d’héliciculture de l’Inra du Magneraud entre 1980 et 1990. Située en Poitou-Charentes, cette unité de recherche, ouverte en 1979, était la seule unité travaillant sur le sujet en France. Elle a fermé en 2014 et aucune n’a pris le relais depuis.  

Les auteurs  

Jean-Claude Bonnet a créé et dirigé l’unité hélicicole de l’Inra. De 1980 à 1990, il réussit à constituer un élevage de référence pour l’espèce Helix aspersa.  

Pierrick Aupinel, aujourd’hui ingénieur de recherche à l’Inra, a effectué des recherches sur la biologie de l’escargot à l’unité hélicicole de l’Inra.  

Jean-Louis Vrillon a été directeur du site du Magneraud puis président du centre Inra Poitou-Charentes. 

 

L’escargot Helix aspersa

Biologie-élevage

Editions Quae - coll. Savoir faire, 126 pages, avril 2019 – 22 euros

EXTRAITS

Le principal prédateur est l’homme, grand consommateur d’escargots. On estime à environ 15 à 20 000 tonnes le ramassage annuel sur le territoire français. La première conséquence de cette cueillette est une diminution sensible du stock de « Petits-gris ». De plus, l’action de l’homme sur l’environnement, telle que l’utilisation de pesticides, l’arrachage des haies, contribue à amplifier la disparition des escargots dans le milieu naturel rendant nécessaire la mise en place d’une réglementation nationale et d’arrêtés préfectoraux limitant le ramas- sage en France. 

Les autres mammifères connus comme prédateurs de l’escargot se rencontrent parmi les rongeurs et les insectivores. Les souris, les mulots et les rats (sous-famille des Murinés) possèdent de bonnes facultés d’adaptation au milieu ainsi qu’une aptitude à détecter la présence de leur proie et à pénétrer dans les lieux de forte concentration durant la période d’hibernation où ils consomment un nombre important d’animaux. Des insectivores sont également amateurs, c’est le cas des hérissons, des musaraignes et des taupes. 

Une mention particulière doit être faite pour la musaraigne. Ce petit insectivore très discret utilise toutes les galeries réalisées par d’autres espèces. De plus, le pic démographique des populations de musaraignes en France se situe entre juin et septembre, période de forte densité d’escargots. L’éleveur devra porter une grande attention aux musaraignes dans les parcs d’engraissement. Il devra absolument éviter la pénétration de ces prédateurs. 

Certains oiseaux sont également prédateurs d’escargots : les merles et les grives (famille des Turdidés) fracassent la coquille du gastéropode contre une pierre pour en extraire la chair. On retrouve des amoncellements de coquilles (plusieurs centaines parfois) laissés près d’une pierre plate. Les geais, les pies et les corbeaux (famille des Corvidés), se nourrissent également de mollusques terrestres dont l’escargot. 

Des reptiles et batraciens tels que la couleuvre, l’orvet et les tritons consomment des escargots bien que ce ne soit pas l’essentiel de leur régime alimentaire.