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Dossier grand public Chalarose du frêne © Arnaud Dowkiw

Chalarose du frêne : recherches et dispositif Inra

Par Patricia Léveillé - Arnaud Dowkiw
Mis à jour le 22/08/2018
Publié le 22/08/2018

Cinquième essence feuillue de nos forêts, élément majeur de nos paysages agricoles et urbains, le frêne pousse un peu partout en France. Mais cet arbre qui n’avait jusque dans les années 1990 pas de problème phytosanitaire majeur est aujourd’hui menacé par la chalarose, une maladie due à un champignon parasite originaire d’Asie provoquant des dégâts considérables. En réponse à cette situation, l’Inra concentre ses travaux sur la sélection variétale de frênes résistants, la compréhension de la dispersion du champignon pathogène, et les besoins en matière de conservation des ressources génétiques.

La charalose du frêne est une maladie due à un champignon originaire d’Asie, Hymenoscyphus fraxineus. Apparue en Pologne au début des années 1990, elle a été détectée en France pour la première fois en 2008. Les arbres atteints montrent des symptômes multiples sur les feuilles, les rameaux et à la base du tronc. Les dégâts sont considérables sur deux des trois espèces poussant spontanément en France : le frêne commun (Fraxinus excelsior) et le frêne à feuilles étroites ou frêne oxyphylle (Fraxinus angustifolia). Les jeunes plants sont particulièrement sensibles et meurent rapidement. Les arbres adultes dépérissent plus lentement mais très peu conservent un état sanitaire satisfaisant.

En réponse à cette urgence, l'Inra mobilise ses compétences scientifiques et techniques pour apporter réponses et solutions pratiques pour la sauvegarde du frêne. Si l’Institut a pu activer très rapidement un programme de recherche sur la chalarose, c’est parce que dès les années 1980, un réseau de dispositifs d’étude du frêne sur toute la France a été déployé. Ces dispositifs, installés sur des terrains privés ou publics, constituent une véritable aubaine. Des arbres de plus de 100 provenances françaises et européennes permettent d’étudier la variabilité de l’espèce pour la sensibilité à la maladie, mais également la part de la génétique, l’héritabilité, dans l’expression et la transmission de ce caractère. Les premiers résultats obtenus sur ces dispositifs sont encourageants. Ils montrent que, malgré les faibles taux d’individus indemnes ou suffisamment résistants, un programme de création variétale de frênes résistants est envisageable.

Sur le site d’Orléans, les recherches de l’unité BioForA* visent à la création de variétés adaptées à cette situation nouvelle. Par ailleurs, une mission de conservation des ressources génétiques du frêne lui a été confiée en 2017 par le Ministère de l’Agriculture. Près de Nancy, les travaux de l’unité IAM* se sont axés sur les interactions entre l’arbre et le champignon pathogène, puis sur la dispersion de la maladie et l’impact de l’environnement sur celle-ci.

* Biofora : Biologie intégrée pour la valorisation de la diversité des arbres et de la forêt, Inra Val de Loire
* IAM : Interactions arbres/micro-organismes, Inra Grand-Est Nancy

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Arnaud Dowkiw
Département(s) associé(s) :
Écologie des forêts, prairies et milieux aquatiques
Centre(s) associé(s) :
Val de Loire
Unité(s) associée(s) :
Biologie intégrée pour la valorisation de la diversité des arbres et de la forêt (Biofora)