CHENILLE  -  PROCESSIONNAIRE DU PIN  au sol parmi les aiguilles de pins.

Processionnaire du pin : une chenille sous haute surveillance

Ouverture d'un nid de processionnaire du pin. La récolte des échantillons est réalisée par un personnel en tenue de haute protection (scaphandre, gants, appareil respiratoire) du fait du fort caractère urticant  et allergisant des poils de cette chenille. © ROMARY Paul

Guérilla urbaine contre la processionnaire

C’est dans la ville que la chenille processionnaire du pin est susceptible d’affecter un plus grand nombre de personnes et d’animaux. C’est aussi là qu’elle est le plus difficile à combattre…

Par Sebastián Escalón pour Inra
Mis à jour le 18/07/2013
Publié le 08/07/2013

« La difficulté principale est qu’en ville, il y a beaucoup d’acteurs », explique Jérôme Rousselet, de l’unité de recherche Zoologie forestière (Inra site d'Orléans). Parcs, cours de lycées, jardins particuliers, squares… deux espaces verts contigus susceptibles d’abriter la processionnaire n’auront sans doute pas le même responsable. Or, si la lutte n’est pas coordonnée, impossible d’éradiquer la chenille.

Difficulté additionnelle : la ville est un terrain particulièrement propice à son développement. L’îlot de chaleur la protège des grands froids, tandis que les sols bien drainés des villes assurent un abri parfait à ses chrysalides.

Pourtant la lutte n’est pas perdue : d’une part, les méthodes de lutte telles que l’échenillage ou les éco-pièges ont démontré leur efficacité pour les arbres isolés et les petites surfaces, et d’autre part, les autorités publiques et les habitants de villes atteintes par la chenille, sont à présent mieux informés et conscients des risques liés à l’insecte.

La recherche n’est pas en reste. Le projet Adrien (Arbres dispersés & rôle dans les invasions d’espèces nuisibles), cherche à comprendre la dynamique des populations de chenilles en ville. Pour cela, le projet vise à répertorier tous les arbres attaqués par des processionnaires au nord de l’agglomération d’Orléans afin de modéliser les déplacements possibles de l’insecte à travers la ville et les paysages voisins.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Jérôme Rousselet, Alain Roques, unité de recherche de Zoologie forestière. Inra Val de Loire (Orléans)