• Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte
  • Imprimer
Fruits de l'igname Dioscorea alata. © HOSTACHE Gérard

Les ignames fortes

Les ignames sont les aliments de base dans de nombreux pays tropicaux. En Guadeloupe par exemple, la production de ce tubercule se situe juste après la canne et la banane. Ce reportage en Guyane vous propose de découvrir les recherches de l’unité Agrosystèmes tropicaux, sur l’anthracnose, principale maladie de l’igname.

Mis à jour le 31/01/2013
Publié le 30/01/2013

Les ignames appartiennent au genre Dioscorea, qui compte plus de 600 espèces, pour la plupart intertropicales. Ce sont des lianes tubérifères, qui se reproduisent essentiellement par voie végétative. Les usages des ignames sont alimentaires, mais aussi médicinaux et ornementaux. Les ignames sont consommées par plus de 300 millions de personnes, et fournissent 12% de l'alimentation en zone tropicale, après le manioc (20%), avant le taro (4%) et la patate douce (2%). L'igname fait partie des 33 familles de plantes alimentaires pour lesquelles l'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture préconise le libre échange entre nations.
L’anthracnose est une maladie due au champignon Colletotrichum gloeosporioides. Elle cause d’importantes pertes sur les rendements des cultures d’ignames. Afin d’améliorer la production, les chercheurs de l’Inra de Petit-Bourg en Guadeloupe étudient la biologie du champignon, l’épidémiologie de l’anthracnose, et les mécanismes de défense mis en œuvre par la plante. Leurs recherches visent à limiter le développement de C. gloeosporioides, stopper sa transmission et créer des variétés d’ignames résistantes.
Les recherches de l’unité Agrosystèmes tropicaux, centre Inra Antilles-Guyane : Reportage réalisé par le centre Inra Centre Antilles-Guyane (Dalila Pétro, Michèle Salles, Sébastien Guyader et Gérard Hostache) en partenariat avec CinéWoulé (Stéphane Abénaqui et Jean–Marc Césaire).