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Champ de blé infesté par des adventices (Sarthe).. © Inra, DORE Thierry

Ces plantes que l'on dit "mauvaises"

Les mauvaises herbes restent le problème le plus préoccupant pour les agriculteurs. Les travaux menés à l’Inra de Dijon permettent de mieux comprendre les modalités de la sélection et de l’évolution des résistances aux herbicides chez des espèces préjudiciables en Europe.

Mis à jour le 14/02/2013
Publié le 23/02/2010

C’est au sein des mauvaises herbes (ou flore adventice) que l’on observe les taux de renouvellement d’espèces parmi les plus élevés connus (jusqu’à une espèce nouvelle par an dans ces communautés au cours des 20 dernières années). Les chercheurs de l’INRA ont étudié l’importance relative des facteurs de l’environnement (pH, textures des sols), et de ceux liés aux pratiques agricoles (types de cultures et de labour), sur la composition et la richesse en espèces des mauvaises herbes. Ils ont pour cela analysé des données concernant près de 700 parcelles cultivées en France. Les résultats confirment que la diversité de la flore adventice analysée à une large échelle est favorisée par des systèmes agricoles peu spécialisés et peu intensifs.

L'adaptation des mauvaises herbes aux herbicides

L'apparition d'adventices résistantes aux herbicides est un cas d'école d'adaptation rapide à de nouvelles pressions de l'environnement. Le phénomène est loin d'être marginal : il est apparu chez plus de 190 espèces adventices à travers le monde. Les conséquences de l’évolution de la résistance aux herbicides chez les adventices sont de deux ordres : économique, avec une perte de revenu pour l’agriculteur (perte de rendement, perte de qualité de la récolte, coût d’un traitement inefficace), et environnemental (application d’un traitement herbicide non efficace).
Ce film présente l’unité "Biologie et gestion des adventices" située au centre Inra de Dijon. Une soixantaine de personnes travaille sur les mauvaises herbes et leur gestion dans les systèmes de cultures.