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Évolution et écologie
Pendant bien des décennies, les recherches en évolution ont été inscrites dans le cadre de la notion d’espèce, barrière jugée infranchissable ou seulement à long terme et selon des processus d’isolement bien particuliers. Que ces processus soient limités est aujourd’hui débattu et la question s’éclaire d’un jour nouveau, face aux spécialisations et aux réponses adaptatives induites par les modifications et les perturbations environnementales.
Pourrait-il y avoir prolifération de nouvelles espèces, à un rythme comparable à celui de la "sixième extinction" de la biodiversité ? Et que comprendre des échanges "horizontaux" de gènes au sein des communautés bactériennes ou des intégrations de gènes viraux par le biais du parasitisme ? On ne sait pas encore clairement si, et dans quelles conditions, la spécialisation précède ou suit la spéciation dans une niche écologique, mais il est évident qu'elle l'accompagne. Les environnements agricoles, avec leurs modifications profondes et brutales des structures trophiques et des organisations spatiales et temporelles, représentent un creuset pour ces processus, susceptible de conditionner notamment l'évolution des communautés de bio-agresseurs, d'auxiliaires et de symbiontes. S'y ajoute l'impact des changements globaux, qu'il s'agisse de l'usage des terres ou des modifications climatiques.
La nature et la solidité de la barrière de l’espèce sont donc devenues en elles-mêmes des objets d’étude très pertinents et aux conséquences pratiques lourdes quand elles s’expriment dans les environnements profondément modifiés par les activités humaines.

Forme ailée du puceron cendré du chou.
© Inra, S. Carre
Rédaction :
Mission communication
Date de création : 17 Novembre 2009
Date de dernière mise à jour : 08 Décembre 2009
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