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Lexique

Affectation des terres ou usage des terres  (land use)
Ensemble des activités et interventions entreprises dans un certain type de couverture terrestre (ensemble de mesures d’intervention humaines). Objectifs sociaux et économiques de la gestion des terres (pâturages, exploitation forestière et conservation, par exemple).
Source : GIEC, 2008. 

Analyse de cycle de vie (ACV) (Life Cycle Assessment, LCA)
Mesure des ressources nécessaires pour fabriquer un produit ou un dispositif destiné au bâtiment et la quantification des impacts sur l’environnement de cette fabrication, en considérant la totalité du cycle de vie avec les phases de fabrication, transformation, utilisation et destruction, "du berceau à la tombe".
Sources : Norme NF P 01-010, Normes ISO 14040 pour le cadre général à la méthode et à la déontologie, ISO 14041 pour  les deux phases de l'ACV (objectifs, champs de l'étude et inventaire), ISO 14042 pour les lignes directrices de la phase d'évaluation de l'impact du cycle de vie et Norme ISO 14043 pour les exigences et recommandations en vue de l’analyse des résultats de l'inventaire et de l'évaluation de l'impact du cycle de vie.
Remarque : à étendre au delà du seul domaine du bâtiment.

Ou
Approche permettant de quantifier les impacts d’un « produit » (qu’il s’agisse d’un bien, d’un service ou d’un procédé), depuis l’extraction des matières premières qui le composent jusqu’à son élimination en fin de vie, en passant par les phases de distribution et d’utilisation, soit « du berceau à la tombe ». 4 quatre phases sont souvent décrites : la définition des objectifs ; l'inventaire ; l'évaluation des impacts sur l'environnement ;  la recherche d'améliorations.
Source : ADEME.

Remarque : ces deux définitions n’abordent pas la question des co-produits, ni des substitutions.

Bioassimilation
Incorporation des atomes ou de fragments de molécules de produits dans le métabolisme des êtres vivants.
Remarque : la bioremédiation (bioremediation) insiste sur les techniques biotechnologiques facilitant la bioassimilation de produits ou de polluants d’origine anthropique.

Biocarburant
Carburant constitué de dérivés industriels tels que les gaz, alcools, éthers, huiles et esters obtenus après transformation de produits d’origine végétale ou animale. Un carburant est un combustible qui alimente un moteur thermique, qui transforme l'énergie chimique du carburant en énergie mécanique.
Source : bulletin officiel [B.O.] n°34 du 27 septembre 2007. http://www.education.gouv.fr/bo/2007/34/CTNX0710514K.htm
Note: l’essence, le gazole, le MTBE, l’huile de colza, l’EMHV de colza, l’huile de tournesol, l’EMHV de tournesol, l’éthanol de blé, l’ETBE de blé, l’éthanol de betterave, l’ETBE de betterave et leurs mélanges sont des biocarburants.

Biocombustible
Combustible constitué de dérivés industriels tels que les gaz, alcools, éthers, huiles et esters obtenus après transformation de produits d’origine végétale ou animale.
Source : bulletin officiel [B.O.] n°34 du 27 septembre 2007. http://www.education.gouv.fr/bo/2007/34/CTNX0710514K.htm

Biodégradation (biodegradation)
Décomposition/dégradation de matières organiques ou de bioproduit par des micro-organismes (bactéries, champignons et/ou algues). Le critère est la perte de la fonction d’usage de la substance considérée.
La détermination du taux de biodégradabilité nécessite des mesures en laboratoire ou en milieu naturel selon trois catégories de test :
- Test de Sturm : test de laboratoire en milieu liquide. Conditions bien maîtrisées.
- Test de simulation en laboratoire, en milieu liquide ou solide. Conditions moins bien maîtrisées.
- Test in situ sur sol et compost. Conditions non maîtrisées.
Normes : ISO 17556:2003. Plastiques -- Détermination de la biodégradabilité aérobie ultime dans le sol par mesure de la demande en oxygène dans un respiromètre ou de la teneur en dioxyde de carbone libéré. ISO 14855-1:2005 Évaluation de la biodégradabilité aérobie ultime des matériaux plastiques dans des conditions contrôlées de compostage -- Méthode par analyse du dioxyde de carbone libéré -- Partie 1: Méthode générale. ISO 14853:2005. Plastiques -- Évaluation de la biodégradabilité anaérobie ultime des matériaux plastiques en milieu aqueux -- Méthode par détermination de la production de biogaz

Bioéconomie (bioeconomy)

Ensemble des activités économiques (santé, agriculture, industrie, énergie) bénéficiant des découvertes et innovations de produits et services issus des recherches sur les sciences biologiques.
Source : OCDE
Remarque : terme employée aussi dans la théorie économique développée principalement par Nicholas Georgescu-Roegen qui utilise notamment le principe de l'entropie pour analyser les processus économiques (Nicholas Georgescu-Roegen, présentation et traduction de Jacques Grinevald et Ivo Rens, La décroissance : entropie, écologie, économie, Éd. Sang de la terre, nouvelle éd., 1995).

Biogaz (biogas)
Gaz résultant du processus de dégradation biologique des matières organiques en l’absence d’oxygène
Source : ADEME.

Biogazole
Composant d’origine végétale pouvant être substitué en tout ou partie au gazole.
Source : bulletin officiel [B.O.] n°34 du 27 septembre 2007. http://www.education.gouv.fr/bo/2007/34/CTNX0710514K.htm

Biologie des systèmes
Discipline qui a pour objectif l’identification des principes qui gouvernent l'organisation dynamique du vivant. Elle s'applique à tout domaine biologique dès qu'il étudie des réseaux de systèmes vivants en interaction : de la régulation génomique aux théories de l'évolution, des réseaux génétiques, métaboliques et protéiques aux réseaux neuronaux, ou aux relations entre organismes dans un milieu naturel complexe. (cf ANR BIOSYS)
Mots-clés : complexité, modélisation, intégration

Biologie intégrative (integrative biology)

Discipline qui a pour objectif l'étude intégrée des mécanismes qui président aux grandes fonctions physiologiques des organismes vivants et à leur évolution. Elle vise une approche globale intégrant à la fois les aspects moléculaires, génétiques, physiologiques, environnementaux, et inclus impérativement une composante de modélisation, statistique et informatique qui permet d'intégrer les différents niveaux d'organisation et d'interaction du vivant (de la molécule à la cellule, l'organe, le tissu, l'individu). Elle s'accompagne d'allers-retours entre modélisation et expérimentation.
Mots-clés : intégration données, pluri-disciplinarité, modélisation.
Source : agroBI dans le rapport INRA 2005 sur la biologie intégrative végétale.

Biologie synthétique (Synthetic Biology)

Conception et élaboration de nouveaux constituants biologiques, fonctions ou systèmes.

Biologie structurale (structural biology)
Compréhension et modélisation de la structure, de l’assemblage, des mobilités et des interactions des molécules et macromolécules biologiques aussi bien en solutions, aux interfaces qu’en systèmes condensés. Elle conduit à une meilleure connaissance des fonctions biologiques, mais aussi des organisations spatiales et temporelles au cours du développement.
Source :  INRA

Biomasse (biomass)
Ensemble des matières premières biologiques d’origine agricole, forestière, marine ou aquacole et/ou provenant des déchets industriels ou municipaux.

Ou

La fraction biodégradable des produits, déchets et résidus provenant de l'agriculture, y compris les  substances végétales et animales, de la sylviculture et des industries connexes ainsi que la fraction  biodégradable des déchets industriels et ménagers"
Source : L’article 29 de la loi 2005-781 de programmation fixant les orientations de la politique  énergétique dite " POPE", du 13 juillet 2005,

Bioproduit (bioproduct)
Produits énergétiques et industriels issus du végétal hors des domaines de l’alimentaire et de la santé et dont les applications portent sur l’énergie (biofuels), la chimie organique et les biomatériaux, fabriqué directement ou indirectement à partir de biomasse. Il peut s’agir de produits nouveaux ou novateurs ou de produits traditionnels.

Bioraffinerie (biorefinery)
Ensemble technologique de procédés destiné à fractionner les composants de la plante récoltés (tiges, grains, tubercules, .…) en classes tissulaires (fibres) et biochimiques (lipides, polysaccharides, saccharose, protéines) générant des produits agricoles intermédiaires de première génération. Ces derniers peuvent être ensuite, si nécessaire, fonctionnalisés par différents procédés, mécaniques, chimiques ou biologiques, afin d’obtenir des produits non alimentaires et alimentaires intermédiaires de deuxième génération. Ces produits intermédiaires sont ensuite directement utilisés ou formulés selon les besoins des industriels finaux (matériaux, carburants, détergences, lubrifiants, …).
Remarque : l’analogie avec la raffinerie de pétrole réduit la bioraffinerie aux seules opérations de fractionnement.

Ou, définition plus large
Des industries bio-intégrées, produisant à partir de la biomasse et d’une variété de technologies, à la fois des produits chimiques, des biocarburants, de l’énergie, des agromatériaux (incluant les fibres végétales) et des aliments et ingrédients alimentaires.
Source : Consortium  Biorefiner Euroview

Biotechnologie (biotechnology)

Ensemble des méthodes et techniques issues principalement des sciences de la vie et qui utilisent des organismes vivants (cellules ,  bactéries , levures, …) ou leurs composants cellulaires ( gènes ,  enzymes , …), recombinés ou non, pour produire des biens ou des services pour la recherche et l’industrie
Les biotechnologies vertes concernent les végétaux, les blanches les enzymes et les microorganismes.

Ou
Mise en œuvre de matériel biologique pour une production de biens et de services,
Source : OCDE, 1980.

Biotechnologies blanches (white biotechnology)
Elles se caractérisent par l’emploi de systèmes biologiques pour la fabrication, la transformation ou la dégradation de molécules grâce à des procédés enzymatiques ou de fermentation dans un but industriel. Elles sont utilisées comme alternatives aux procédés chimiques classiques et transforment des matières premières renouvelables.

Biotechnologies vertes ou biotechnologies végétales (green biotechnology)
Elles comprennent les nouvelles techniques de la biologie moléculaire et ses applications génétiques. Elles couvrent diverses technologies telles que la manipulation et le transfert de gènes, le typage de l’ADN et le clonage de gènes végétaux et animaux.
Les biotechnologies vertes s’appliquent aux domaines de l’agriculture et de l’agroalimentaire.

BtL  biomass to liquid

Technologie permettant de transformer la biomasse en un carburant synthétique liquide exempt de soufre, de paraffine et de composés aromatiques.

Chimie verte (green chemistry)

Nouvelle approche de la chimie fondée sur douze règles qui visent à réduire la production de substances non désirées  dans la conception, la production et l'utilisation des produits chimiques :
1 – Prévention ; 2 - Économie d’atomes ; 3 - Synthèses chimiques moins toxiques ; 4 - Conception de produits chimiques plus sécuritaires ; 5 - Solvants et auxilaires plus sécuritaires ; 6 - Amélioration du rendement énergétique ; 7 - Utilisation de matières premières renouvelables ; 8 - Réduction de la quantité de produits dérivés ; 9 - Catalyse avec les procédés non stochiomètriques ; 10 - Conception de substances non persistantes ; 11 - Analyse en temps réel de la lutte contre la pollution ; 12 - Chimie essentiellement sécuritaire afin de prévenir les accidents
Sources : Anastas, P. T.; Warner, J. C. Green Chemistry: Theory and Practice, Oxford University Press: New York, 1998, p.30

Cogénération (co-generation)

Utilisation de la chaleur résiduaire de la production d’électricité (échappement des turbines à gaz, par exemple) à des fins industrielles ou de chauffage urbain.

Commodité (commodity)
Produit chimique à  faible valeur intrinsèque et commercialisé en vrac (bulk).

Co-produit (coproduct)
matière, intentionnelle et inévitable, créée au cours du même processus de fabrication et en même temps que le produit principal. Le produit fini principal et le coproduit doivent tous les deux répondre à des spécifications de caractéristiques.

Composés organiques volatils COV (Volatile Organic Compounds, VOC)
Composés organiques volatils, d'origine biologique (origine naturelle) ou anthropique (origine humaine), considérés comme des polluants.

Développement durable (sustainable development)
Développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Le développement durable préconise la mise en place d’un développement économiquement efficace (générant du profit), socialement équitable (diminuant les inégalités) et écologiquement soutenable (respectueux des ressources naturelles).
Source : Gro Harlem Brundtland. Commission mondiale sur l’environnement et le développement, 1987

Eau virtuelle (virtual water)
Quantité nécessaire pour l’obtention d’un produit agricole ou industriel.
Sources : FAO databases (CropWat (http://www.sdnbd.org/sdi/issues/agriculture/database/CROPWAT.htm), ClimWat (http://www.fao.org/nr/water/infores_databases_climwat.html), FAOSTAT (http://faostat.fao.org/))

Eco-conception (sustainable design)
Ingénierie technique visant la production de biens de consommation conçus, dès l’amont, pour limiter leurs impacts environnementaux, et disponibles dans les conditions techniques et économiques du moment.

Ou
L'écoconception est une démarche préventive qui se caractérise par la prise en compte de l'environnement lors de la phase de conception ou d'amélioration d'un produit.
L'objectif de cette démarche est d'améliorer la qualité écologique du produit, c'est-à-dire réduire ses impacts négatifs sur l'environnement tout au long de son cycle de vie, tout en conservant sa qualité d'usage.
Source :  ADEME

Economie d’atomes (ou économie atomique ou utilisation atomique) (atom economy)

L'utilisation atomique est définie comme le rapport de la masse molaire du produit recherché sur la somme des masses molaires de tous les produits qui apparaissent dans l'équation stœchiométrique. Si les sous-produits de la réaction ne sont pas tous identifiés, alors la conservation de la matière permet de remplacer le dénominateur par la somme des masses molaires de tous les réactifs.
Source : Trost B.M. « The atom economy, a search for synthetic efficiency »    Science, 254 (1991) 1471
measure of the efficiency with which atoms are incorporated into the desired product; a desirable reaction would be one with a high yield of product and little or no production of waste.

Efficience  (effectiveness)
Exprime l'adéquation entre ce que l'on fait effectivement et ce que l'on voulait faire (but) : l'effet est rapporté à la finalité.

Efficacité (efficiency)

Exprime l'adéquation entre ce que l'on a fait ou produit (le résultat) et ce que l'on a consommé ou utilisé pour le faire (la ressource). L'effet du moyen est rapporté à sa cause (interprétation mécaniciste ou causaliste), sans égard aux finalités du système considéré. L’efficacité énergétique est le rapport du rendement énergétique d’un processus de transformation ou d’un système à son intrant énergétique

Empreinte carbone (carbon footprint)

L’empreinte carbone d’un produit est sa contribution, sur tout son cycle de vie, aux émissions C02 et aux autres gaz à effet de serre.
Source : United Nations Carbon Balance Organization, 2008

Empreinte écologique  (ecological footprint)

Estimation de la surface bioproductive nécessaire (en hectares ou km2) à un individu, une population ou une activité pour répondre à sa consommation de ressources et des besoins d’absorption de ses déchets.
Cette surface traduit, grâce à un système de conversion, une quantité de ressources nécessaires par système opérant.

Energie primaire  (primary energy)
Consommation finale totale plus la consommation nécessaire à la production de cette énergie. Sont considérées les ressources énergétiques avant  transformation : houille, lignite, gaz naturel, pétrole brut, rayonnement solaire, énergie hydraulique, énergie du vent, énergie nucléaire. Elle permet de mesurer le taux d'indépendance énergétique national et également d'additionner entre elles les consommations d'énergies différentes. Pour les combustibles, et par convention, on a la même valeur en énergie primaire et en énergie finale. Pour l'électricité, 1 kWh en énergie finale équivaut à 2.58 kWh en énergie primaire.
Source : ADEME

Ou
L'énergie primaire est l'ensemble des produits énergétiques non transformés, exploités directement ou importés. Ce sont principalement le pétrole brut, les schistes bitumineux, le gaz naturel, les combustibles minéraux solides, la biomasse, le rayonnement solaire, l'énergie hydraulique, l'énergie du vent, la géothermie et l'énergie tirée de la fission de l'uranium.
Source : INSEE

Énergie secondaire ou dérivée  (secondary energy)
Toute énergie obtenue par la transformation d’une énergie primaire (en particulier électricité d’origine thermique).

Énergie finale ou disponible (final energy)
Energie livrée au consommateur pour sa consommation finale (essence à la pompe, électricité au foyer, …).

Énergies renouvelables  (renewable energy)
Par convention, l’expression ENRt (ou ENR) s’applique aux énergies renouvelables autres que l’électricité hydraulique, éolienne, photovoltaïque et géothermique (haute enthalpie). Les ENRt comprennent, d’une part, des énergies non commercialisées, telles que le bois de chauffage ramassé ou " vendu au noir ", d’autre part, le bois de chauffage commercialisé, les déchets urbains et industriels, la géothermie valorisée sous forme de chaleur, le solaire thermique actif, les résidus de bois et de récoltes, les biogaz, les biocarburants et les pompes à chaleur.
http://www.industrie.gouv.fr/energie/statisti/methodef.htm

ou
Ensemble des techniques de production d'énergie dont la mise en œuvre n'entraîne pas l'extinction de la ressource initiale et est renouvelable en permanence à l'échelle de temps humaine.

Energie alternative (Alternative energy)
Energie primaire issue de sources autres que celles de carbone fossile

Facteur 4 (Global carbon reduction targets)
Objectif de réduction par 4 des émissions nationales de gaz à effet de serre d'ici 2050, pour un bien-être équivalent à ceux permis par des produits, techniques ou services actuels .
Sources  LOI n° 2005-781 du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la politique énergétique

Facteur E (e-factor)
Le facteur E, introduit par Sheldon (2000), est défini comme le rapport massique déchet/produit désiré :
Facteur E = Somme m(déchet i)/ M (produit désiré)
Source : Sheldon R.A.  « Atom utilisation, E factors and the catalytic solution »    C. R. Acad. Sci. Paris, Série IIc (2000) 541.

Fischer-Tropsch
Procédé de production de carburants par voie synthétique à partir de matières premières riches en carbone et en hydrogène.
La technologie comprend trois étapes :
1. La charge subit un vaporéformage (une gazéification dans le cas du méthane) qui permet de la transformer en « gaz de synthèse » : un mélange CO + H2.
2. Le gaz de synthèse est transformé en hydrocarbures paraffiniques sous l'action d'un catalyseur. Cette étape (synthèse de Fischer-Tropsch) est au cœur du procédé de chaque filière, quelle que soit la matière première de départ.
3. Les hydrocarbures formés subissent un hydrocraquage qui permet l'obtention des carburants classiques.

Gaz à effet de serre (greenhouse gas)
Les gaz à effet de serre sont les composants gazeux de l’atmosphère, naturels et anthropiques, qui absorbent et émettent des radiations à des longueurs d’ondes spécifiques dans le spectre du rayonnement infrarouge émis par la surface de la terre, l’atmosphère, et les nuages. Cette propriété cause l’effet de serre. La vapeur d’eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2), l’oxyde d’azote (N2O), le méthane (CH4), et l’ozone (O3) sont les principaux gaz à effet de serre dans l’atmosphère de la terre. Il existe également des gaz à effet de serre résultant uniquement des activités humaines, tels que les halocarbures et autres substances contenant du chlore et du bromure, qui sont réglementés par le Protocole de Montréal. Outre CO2, N2O, et CH4, le Protocole de Kyoto réglemente l’hexafluorure de soufre (SF6), les hydrofluorocarbures (HFC), et les perfluorocarbures (PFC), qui sont eux aussi des gaz à effet de serre.
Source : GIEC, 2008.

Génie des procédés (Process engineering)

Concevoir, calculer, dessiner faire construire et faire fonctionner l’appareillage dans lequel on réalisera une réaction quelconque à l’échelle industrielle.
Source : J. Cathala.

Ou

Le Génie des Procédés est une science qui permet de concevoir, réaliser et faire fonctionner les installations industrielles de transformation (physique, chimique ou biologique) de la matière et  de l’énergie en produits finis.
Source : http://iutmrs.u-3mrs.fr/Dpts/Gcgp/Fiche%20GCGP.pdf

Génomique fonctionnelle (functional genomic)
Ensemble de techniques pour aborder l’expression du génome et son intégration dans l’élaboration des grandes fonctions métaboliques. Elle repose en particulier sur la mutagenèse insertionnelle et le séquençage partiel des gènes exprimés.
Source : J-F Morot-Gaudry, P. Lea, J-F Briat, Functional Plant Genomics, 2007.

Ou

Partie de la génomique qui étudie la fonction des gènes, leur régulation et les interactions de leurs produits d’expression, ARN et protéines.
Ces études nécessitent l’analyse simultanée du transcriptome et du protéome, dans diverses conditions physiologiques et sur divers génotypes sauvages et mutants ainsi que l’intégration des données obtenues. Source : JO du 23-11-2006

Génomique structurale (structural genomic)
Ensemble de techniques pour aborder l’organisation physique du génome sous forme de chromosomes.
Source : J-F Morot-Gaudry, P. Lea, J-F Briat, Functional Plant Genomics, 2007.

Ou
Partie de la génomique qui étudie la structure physique et l’organisation du génome et du protéome. JO duU 23-11-2006

Hémisynthèse
Synthèse d'une molécule réalisée à partir de biomolécules possédant déjà une partie de la molécule visée. L'hémisynthèse est définie par opposition à la synthèse totale.

Ingénierie réverse (reverse engineering)

A pour objectif d explorer les solutions nouvelles (itinéraires technologiques) pour des objets (aliments et/ou bioproduits) dont les caractéristiques sont définies qualitativement par des propriétés identifiées (sensoriel, propriété mécanique, praticité, coûts (humain, énergie, environnemental,…), image et culture, sécurité). Les déterminismes de ces caractéristiques sont inter-reliées par des mécanismes sous jacents (évolutions biologiques, interactions des constituants, couplages de réactions et transferts), qui sont modulables par des choix technologiques (formulation et procédés), génétiques, des itinéraires techniques.

Itinéraire technologique (process management)
Combinaison, de manière coordonnée, de différents procédés mis en œuvre à partir d’une ou plusieurs matières premières agricoles. Chaque matière première peut donc directement, ou par le biais de ses fractions, intervenir dans différents itinéraires technologiques.

Kérosène (aviation fuel, avgas)

Distillat de pétrole situé entre l'essence et le gasoil. Il doit distiller au moins 65 % de son volume avant 250°C. Sa densité relative est d'environ 0,80 et son point d'éclair égal ou supérieur à 38°C.

Modélisation (modeling)
Représentation simplifiée et formalisée d’un phénomène ou d’un système, élaborée à des fins d’exploration de la réalité, de prévision ou d’aide à la décision.
Source : collège direction Inra.

Modèle biomimétique (biomimetic model)

Reproduction in vitro des interactions et des mécanismes hiérarchiques d’association entre biopolymères, pour conduire à la formation d’édifices supramoléculaires d’ordre et de mobilité déterminés. Les approches cinétique, thermodynamique et structurale s’appliquent entièrement à ces systèmes biologiques et débouchent sur une compréhension de la structure du vivant.

Nanotechnologie (Nanotechnology)
Développements technologiques à l'échelle nanométrique, habituellement de 0.1 à 100 nm (1/1,000 µm, ou 1/1,000,000 mm).

Naphta 
Distillat du pétrole, le naphta est un intermédiaire entre l'essence et le kérosène. Il fait partie des produits dits légers en raison de la faible masse moléculaire des hydrocarbures qui le compose.

Obsolescence planifiée (design for the dump)
Conception et production de produits de manière à les rendre obsolètes à l’issue d’une période de temps planifiée.

Pouvoir calorifique inférieur, PCI

Quantité de chaleur dégagée par la combustion complète d'une unité de combustible, la vapeur d'eau étant supposée non condensée et la chaleur non récupérée.

Pouvoir calorifique supérieur, PCS

Quantité de chaleur maximale dégagée par la combustion complète d’une unité de combustible, y compris la chaleur de condensation de la vapeur d’eau produite lors de la combustion
Nota : dans la pratique, la différence entre PCS et PCI est de l’ordre de grandeur suivant : Gaz naturel : 10%, Gaz de pétrole liquéfié : 9%, Autres produits pétroliers : 7-8%, Combustibles solides : 2-5%

Production intégrée (integrated crop production)

Approche globale de l’utilisation du sol pour la production agricole qui cherche à réduire l’utilisation d’intrants extérieurs à l’exploitation (énergie, produits chimiques) en valorisant au mieux les ressources naturelles et en mettant à profit des processus naturels de contrôle et de régulation. (Viaux, 1999).

REACH

Circulaire REGULATION (EC) No 1907/2006 OF THE EUROPEAN PARLIAMENT AND OF THE COUNCIL of 18 December 2006 concerning the Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of Chemicals (REACH)

Recyclable (Recycling)
Procédé de traitement des déchets provenant des industries et des déchets ménagers, qui permet de réintroduire, dans le cycle de production d'un produit, des matériaux qui le composent

Superéthanol,
Carburant composé très majoritairement d’éthanol auquel est ajouté du super carburant.
Source : bulletin officiel [B.O.] n°34 du 27 septembre 2007. http://www.education.gouv.fr/bo/2007/34/CTNX0710514K.htm

Synthon (building block, synthon)
Entité moléculaire mise en œuvre dans la synthèse d’une molécule afin d’y introduire un motif structural donné.
Note : Le terme trouve son origine dans la méthode dite de l’« analyse rétrosynthétique », qui consiste à concevoir un chemin de synthèse d’une molécule en la considérant comme la combinaison de fragments plus simples, réels ou hypothétiques, les synthons, qui sont traduits ensuite en réactifs servant de points de départ à la synthèse réelle, souvent une synthèse combinatoire.
Source : Journal officiel du 22 septembre 2005

Système (system)

Ensemble d’éléments en interaction dynamique organisé en fonction d’un but qui évolue dans le temps.  Les caractéristiques fondamentales sont les interactions entre les éléments, l’organisation explicite et/ou implicite, la finalité. Un système a des caractéristiques propres qui ne dépendent pas des individus qui la composent. Il existe une qualité émergente: le tout est différent de la somme des parties.

Système agricole (farming system)

Désigne de manière globale, les systèmes de culture, les systèmes d’élevage, les itinéraires techniques appliqués à une culture ou à un lot d’animaux, les systèmes fourragers, les systèmes de production, mais aussi l’organisation spatiale, les interactions et les coordinations qui existent entre ces divers systèmes au niveau des territoires
Remarque : système de culture = cropping system.

Système agronomique intégré
Approche globale de l’utilisation du sol pour la production agricole qui cherche à réduire l’utilisation d’intrants extérieurs à l’exploitation (énergie, produits chimiques) en valorisant au mieux les ressources naturelles et en mettant à profit des processus naturels de contrôle et de régulation. (Viaux, 1999)

Taxe sur les émissions (carbon tax)
Redevance imposée par un gouvernement sur chaque unité d’émissions d’équivalent-CO2 par une source soumise à la taxe. Etant donné que pratiquement tout le carbone présent dans les combustibles fossiles finit par être émis sous forme de dioxyde de carbone, une redevance sur la teneur en carbone des combustibles fossiles - une taxe sur le carbone - équivaut à une taxe sur les émissions dans le cas des émissions imputables la combustion des combustibles fossiles. Une taxe sur l’énergie - une redevance sur la teneur énergétique des combustibles - réduit la demande énergétique et par conséquent les émissions de dioxyde de carbone imputables à l’utilisation de combustibles fossiles. Une écotaxe a pour but d’influer sur le comportement humain (spécifiquement le comportement économique) afin de privilégier une voie de développement sans danger pour l’environnement. Une taxe internationale sur les émissions / le carbone / l’énergie est une taxe imposée par une agence internationale sur des sources précises dans les pays participants. Les revenus sont répartis ou utilisés comme convenu par les pays participants ou par l’agence internationale.
Source: GIEC, 2008.

Tonne équivalent pétrole (TEP)  (ton of oil equivalent, TOE)

Unité d'énergie, correspondant à l’utilisation de 1 tonne de pétrole, souvent utilisée pour exprimer la production ou la consommation d'énergie d'un pays.
Une TEP correspond à une énergie de 41,85 milliards de joules, soit 11 626 kilowattheures ; c’est aussi l’énergie dégagée par 1,615 tonne de houille.

Zéro déchet (zero waste)
Conception et production de produits et de procédés conduisant à la réduction du volume et la toxicité des co-produits et ainsi des déchets, qui ne nécessiteront pas de mise en décharge, ni d’incinération.
Source : Zero Waste International Alliance (http://www.zwia.org/standards.html)

 

Rédaction : Paul Colonna
Date de création : 19 Août 2008
Mise à jour : 19 Novembre 2008