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Michel Biot, dont les racines plongent dans le Sud de la Bourgogne,
exerce aujourd’hui dans son atelier de Boulogne-Billancourt, ville
qui accueille beaucoup d’artistes.
Le
peintre, dont l’univers se nourrit de la vie intérieure des éléments
de la nature, a dès le départ été enthousiasmé par un travail sur
des thématiques de recherche de l’INRA. Dès lors, une rencontre,
des échanges et une collaboration sympathique et fructueuse s’engageaient.
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Ma vocation de peintre a commencé dès l’âge de 8 ans, avec dès le
départ une émotion forte devant les éléments vivants et de renouvellement
de la nature. J’observais les insectes à l’aide d’un microscope
et dessinais les élytres, les yeux, les antennes… Je n’ai cessé
depuis de peindre, de regarder, de m’émouvoir, de dessiner et de
réaliser que si le grain ne meurt la plante ne vivra pas. D’où cet
amour pour les vieilles souches, les racines, les ravinements, la
vie intérieure des éléments de la nature ».
«
Lorsque j’ai une émotion, j’ai toujours envie de la transmettre.
Le peinture pour moi c’est la transmission aux autres d’une émotion,
d’un ressenti ».
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Je dessine beaucoup dans la nature. Je fais des croquis et prends
des notes. Le dessin oblige à être attentif et à faire que le crayon
monte comme la sève dans la feuille ».
Son
approche a-t-elle quelque chose de scientifique ? « Je suis
plus dans le domaine des sens, de la phénoménologie que de la science,
mais cela se rejoint peut-être, notamment sur le plan de l’observation,
la curiosité ».
«
…la chair de chaque couleur, de chaque son, de chaque texture tactile,
du présent et du monde, c’est que celui qui les saisit se sent émerger
d’eux par une sorte d’enroulement et de redoublement, foncièrement
homogène à eux, qu’il est le sensible même venant à soi, et qu’en
retour le sensible est à ses yeux comme son double ou une extension
de sa chair… …Chaque paysage de ma vie, parce qu’il est, non pas
un troupeau errant de sensations ou un système de jugements éphémères,
mais un segment de la chair durable du monde, est prégnant, en tant
que visible, de bien d’autres visions que la mienne ; et le visible
que je vois, dont je parle, même si ce n’est pas l’Hymette ou les
platanes de Delphes, est le même numériquement que voyaient, dont
parlaient Platon et Aristote… »
Merleau-Ponty, Le visible et l’invisible.
L’œuvre
de Michel Biot est présentée dans de nombreux musées en France et
à l’étranger, notamment à Dijon par le biais de la donation Granville.
Michel Biot expose en permanence à la galerie
Châtelet Victoria, 19 avenue Victoria, 75001 Paris.
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