la représentativité du RICA
(encadré)
Bibliographie
Après avoir caractérisé l'évolution structurelle
et productive des agricultures montagnardes depuis le dernier Recensement
général de l'agriculture (RGA) de 1988, cet article s'interroge
sur les raisons de la persistance des disparités de revenu
plaine-montagne, malgré l'existence de soutiens spécifiques
visant à compenser les handicaps naturels. Ces disparités sont
pour une large part dues à l'inégale répartition, entre
régions et entre orientations technico-économiques (OTEX),
des 50 milliards d'aides directes issues de la réforme de la PAC.
La persistance de telles inégalités de revenu agricole ne va
pas, à terme, dans le sens d'un développement mieux
équilibré des régions agricoles françaises, ni
dans celui du maintien de la gestion des espaces les plus extensifs.
Partant de la constatation que l'on ne peut dissocier la politique de soutien
des revenus agricoles en montagne des problèmes plus généraux
que constitue la faiblesse des revenus des systèmes herbivores extensifs
sur l'ensemble du territoire, nous présentons à titre d'exemple,
les résultats d'une simulation de réévaluation des soutiens
publics liés à la compensation des handicaps dans les zones
de montagne et défavorisées (indemnité compensatrice
des handicaps naturels - ICHN) et à la gestion de l'espace (prime
à l'herbe) dans l'ensemble des exploitations qui les perçoivent
au niveau national. Ce scénario est réalisé à
budget d'aides directes constant grâce au plafonnement des aides directes
PAC par actif agricole (à 170 000 F par unité de
travail-année - UTA) et à la redistribution sur la gestion
de l'espace des 4 milliards de francs ainsi
économisés (1). Outre ses
effets très positifs sur la réduction des inégalités
de revenu agricole, un tel scénario privilégiant les soutiens
au facteur travail plutôt qu'à la terre et au capital
d'exploitation, comme c'est le cas actuellement, est favorable à l'emploi
agricole et limite l'intérêt de l'agrandissement dans les plus
grandes exploitations. Il va dans le sens d'un aménagement plus
équilibré de notre territoire et du soutien à la gestion
des paysages dans les régions les plus extensives.
Tableau I. Evolution récente de l'agriculture de
montagne
SCEES - Enquête structure 1995 - Zonage 1988
| Alpes du Nord | Alpes du Sud | Corse | Jura | Massif central | Pyrénées |
Vosges |
Zone montagne | France |
|
| Nbre d'exploitations: -1979 -1988 -1995 Delta 1988/1995 (%) Delta 1979/1995 (%) % EA/total 199par massif |
26 135 19 694 14 878 - 24 - 43 14 % |
12 812 10 464 6 755 - 35 - 47 6 % |
5 444 3 993 2 338 - 41 - 57 2 % |
8 293 6 728 4 967 - 26 - 40 5 % |
101 798 80 630 60 704 - 25 - 40 58 % |
20 939 16 568 12 322 - 26 - 41 13 % |
6 916 5 023 3 403 - 32 - 51 3 % |
182 337 143 100 105 367 - 26 - 42 100 % |
1 262 700 1 016 800 734 800 - 28 - 42 - |
| SAU(*) : (ha) - 1979 - 1988 - 1995 Delta 1988/1995 (%) Delta 1979/1995 (%) |
406 295 379 238 396 712 + 5 - 2 |
282 718 287 201 311 497 + 9 + 10 |
108 231 104 839 90 265 - 14 - 17 |
237560 228 128 234 874 + 3 - 1 |
2 485 323 2 407 273 2 343 855 - 3 - 6 |
286 481 283 589 303 595 + 7 + 6 |
65 087 60 846 62 939 + 3 - 3 |
3 871 695 3 751 119 3 743 737 - 0,2 - 3 |
29 497 000 28 267 000 - 1,1 - 4,2 |
| SAU/exploitation 1995 Delta SAU/expl. 1988/1995 (%) 26,7 ha |
26,7
ha + 38 |
46,1 ha +68 |
38,6 ha + 47 |
47,3 ha + 48 |
38,6 ha + 29 |
24,6 ha + 44 |
18,5ha +53 |
35,5 ha + 35 |
38,5 ha + 37 |
| Population active totale 1995 Delta PAT 1998/1995 % |
29 747 - 22 |
12 855 - 32 |
3 516 - 41 |
10 461 - 20 |
123 562 - 25 |
24 685 - 25 |
6 460 - 33 |
211 286 - 26 |
1 506 100 - 26 |
| Nombre UTAT 1995 Delta UTA 1988/1995 % Delta UTA 1979/1995 % |
15 183 - 29 - 50 |
7 931 - 35 - 46 |
2 541 - 32 - 58 |
7 365 - 23 - 43 |
77 559 - 28 - 46 |
13 698 - 25 - 47 |
3 257 - 33 - 56 |
127 990 - 28 - 47 |
1 021 600 - 27 - 45 |
| Chefs à temps complet 1995 Chefs à temps complet (en %) Chefs double actif (en %) |
5 070 34 32 |
3 402 50 24 |
935 40 21 |
3 426 69 19 |
34 308 56 17 |
4 758 39 22 |
988 29 36 |
52 887 50 21 |
362 800 49 20 |
| % des chefs de + 50 ans 1995 dont avec successeur sûr % SAU moyenne (ha) dont sans successeur sûr (%) SAU moyenne (ha) |
55 33 17 39 8 |
54 38 32 21 30 |
41 28 41 30 25 |
42 36 36 33 15 |
43 37 28 26 12 |
48 41 18 23 12 |
46 25 22 35 3 |
46 36 26 28 12 |
50 35 27 24 13 |
| Terres labourables 1995 (ha) Delta 1988/1995 % |
88 155 +2 |
93 072 -6 |
8 001 + 23 |
42 078 + 34 |
657 817 + 4 |
53 899 + 14 |
13 103 + 32 |
958 951 + 5 |
18 200
000 + 7 |
| SFP(**) (ha) Delta 1988/1995 % |
333 773 + 5 |
242 505 + 15 |
79 759 - 15 |
218 744 + 1 |
2 093 939 - 23 |
276 849 + 10 |
52 586 - 1 |
3 309 603 + 0 |
13 509 000 - 8 |
| Vaches laitières 1995 Delta 1988/1995 % |
95 885 - 2 |
9 871 - 13 |
0 - 100 |
105 042 - 6 |
482 282 - 19 |
20 400 - 29 |
17 367 - 20 |
730 947 - 15 |
4 624 000 - 19 |
| Vaches nourrices 1995 Delta 1988/1995 % |
19 588 + 34 |
10 770 + 78 |
36 508 - 24 |
6 298 + 47 |
650 892 + 28 |
113 756 + 20 |
4 817 + 61 |
850 608 + 24 |
4 165 000 + 20 |
| Brebis 1995 Delta 1988/1995 % |
147 638 + 11 |
407 190 + 4 |
66 988 - 7 |
14 825 - 20 |
1 545 665 + 3 |
525 216 - 1 |
11 521 - 20 |
2 719 906 + 2 |
6 835 000 - 12 |
| UGB(***) 1995 Delta 1988/1995 % |
276 701 - 5 |
141 925 + 3 |
67 228 - 23 |
215 022 - 0,4 |
2 158 158 + 3 |
299 782 + 2 |
44 189 - 9 |
3 216 759 + 1 |
24 759 700 + 1 |
(*) Surface agricole utile.
(**) Superficie fourragère principale.
(***) Unité gros bétail.
Le tableau I ci-dessus, récapitulant les principales évolutions
des agricultures montagnardes entre 1979, 1988 et 1995, montre que :
- le nombre d'exploitations diminue moins vite en montagne (-26,4% entre
1988 et 1995) que hors montagne (-28%) alors que la baisse était
toujours plus prononcée en montagne dans les périodes
antérieures. De ce fait, sur les seize dernières années
(1979-1995), l'évolution est identique dans et hors montagne avec
une baisse de l'ordre de 42% du nombre d'exploitations. Signalons que certains
massifs enregistrent des baisses proches ou supérieures à 50%
(Alpes du Sud, Vosges et Corse) alors que le Massif central (qui regroupe
57% des exploitations) et le Jura résistent mieux, en ne perdant que
40% de leurs exploitations. Les Alpes du Nord avec une perte de 43% sont
dans la moyenne nationale ;
- en 1995 comme en 1979, les exploitations de montagne représentent
14,4% du total et utilisent 13,2% de la SAU. Les structures productives
montagnardes avec 35,5 ha par exploitation restent inférieures à
celles situées hors montagne (38 ha). Certains massifs comme les Vosges
(18,5 ha), les Pyrénées (24,6 ha) et les Alpes du Nord (26,7
ha) présentent des structures foncières particulièrement
étroites, alors que le Jura et les Alpes du Sud dépassent 45
ha en moyenne. Les exploitations de plus de 50 ha ne représentent
que 14% du total en montagne contre 27% en moyenne nationale. Dans certains
massifs, s'ajoute donc aux handicaps naturels un handicap structurel dû
aux difficultés d'agrandissement. Cette constatation doit être
nuancée par la disposition d'alpages collectifs, non recensés
dans le RGA, et qui représentent un million d'hectares indispensables
aux systèmes d'élevage montagnards (soit en moyenne, une dizaine
d'hectares par exploitation) ;
- la main d'oeuvre diminue à un rythme proche en montagne et hors
montagne depuis 1979 : moins 44% pour la population active totale et
-47% pour le nombre d'UTA. Il reste 218 000 UTA en montagne soit 12,5% du
total et 1,2 UTA seulement par exploitation (1,4 hors montagne). Cette
différence dans la taille des collectifs de travail provient
essentiellement du fait qu'il y a très peu de salariés agricoles
en montagne (5 700 sur un total de 156 000). Les chefs à temps complet
(50%) et les doubles actifs (21%) sont autant représentés en
plaine qu'en montagne. La population des chefs reste un peu plus jeune en
montagne avec 54% de moins de 50 ans contre 50% en moyenne française
;
- la SAU montagnarde avec 3 740 000 ha en 1995 est remarquablement stable
sur la période récente. Elle ne diminue que de 0,2% en
7 ans, cinq fois moins rapidement que dans le reste de la France. La crainte
d'une forte déprise agricole touchant prioritairement les terres
marginales de ces régions ne s'est pas réalisée, même
si localement, dans le Massif central, les Vosges et la Corse notamment,
on assiste à des rétractions plus fortes des terres
cultivées. On ne voit pas non plus, au moins globalement, de mouvement
d'extensification. Au contraire, les terres labourables augmentent de 5%
et les cultures fourragères de 10%. Globalement, la superficie
fourragère principale représente 90% de la SAU en 1995 comme
en 1988 avec un chargement de 0,97 UGB/ha SFP en très légère
augmentation.
- l'élevage d'herbivores présent dans 85% des exploitations
de montagne présente des évolutions diversifiées selon
les massifs et des tendances différentes de ce que l'on constate hors
montagne. Le troupeau laitier résiste mieux en montagne où
il ne diminue que de 15% contre 19% hors montagne. Ceci doit être mis
en relation avec le fait que la production laitière montagnarde s'est
accrue de l'ordre de 16% (de 2,7 à 3,1 millions de tonnes) depuis
la mise en uvre des quotas alors qu'elle a baissé de 11% dans
les autres zones (de 23 à 20,5 millions de tonnes). Si la baisse des
vaches laitières est forte dans le Massif central (-18,5%), les Vosges
(-19,9%) et surtout les Pyrénées (-28,8%), le cheptel laitier
résiste par contre remarquablement dans le Jura (-5,7%) et les Alpes
du Nord (-1,8%). Ceci étant, la référence laitière
individuelle reste inférieure d'un tiers en montagne avec 101 840
kg en 1994/1995 contre 156 930 kg dans les autres zones (ONILAIT).
On assiste par ailleurs à une substitution massive des vaches
laitières par des vaches allaitantes avec des croissances très
rapides dans les massifs présentant des petits effectifs : +34,4%
dans les Alpes du Nord, +46,5% dans le Jura, +77,7% dans les Alpes du Sud.
Le Massif central qui détient les trois quarts des effectifs montagnards
avec 650 000 vaches allaitantes (16% du cheptel français) voit une
augmentation de 27,6% de son cheptel allaitant. Pour les brebis, après
une diminution de 3% entre 1979 et 1988, on assiste à une lente
remontée des cheptels montagnards dans la période récente
(+2,3%) alors qu'ils continuent à baisser de 13% hors montagne. Les
Alpes du Sud et le Massif central qui détiennent les deux tiers des
effectifs montagnards sont en croissance, alors que les Pyrénées
voient leur cheptel ovin légèrement diminuer.
Globalement le nombre d'unités gros bétail (UGB) détenues
par la montagne (3 216 800 UGB) augmente de 1,1% pendant la période
1988-1995, peu favorable à l'élevage car marquée par
la mise en place de droits à produire dans toutes les grandes productions
bovines et ovines. Les soutiens publics à la montagne fondés
sur l'UGB ont certainement concouru à ce bon maintien de l'élevage
même si d'autres éléments (bon cours de la viande, croissance
des quotas laitiers en montagne, bons prix du lait dans certains massifs,
nécessité de " faire le plein " de primes PAC, etc.) ont pu
jouer. En 1995, la zone de montagne détient 16% des vaches
laitières, 20% des vaches allaitantes et 40% des brebis françaises.
La montagne produit 117 000 tonnes de fromages d'appellation d'origine
contrôlée (AOC) sur 171 000 tonnes, soit 69% de la production
française. Cette production a crû de 23% depuis la mise en
uvre des quotas en 1984.
Les zones de montagne n'ont donc pas connu dans la période récente
d'évolution structurelle et productive plus défavorable que
l'ensemble de l'agriculture française, à l'exception de deux
petits massifs, les Vosges et la Corse, qui subissent des dynamiques plus
régressives (ce qui peut être également le cas à
l'intérieur d'autres massifs compte tenu de la diversité des
structures). Les taux de succession des agriculteurs de plus de 50 ans avec
36% des successeurs sûrs en montagne et 26% de sans successeurs sont
très proches de la moyenne nationale et ne laissent pas augurer d'une
baisse plus rapide du nombre d'exploitations en montagne à moyen terme,
d'autant que les agriculteurs y sont un peu plus jeunes. Il va falloir installer
des jeunes sur de petites exploitations, puisque la taille moyenne des plus
de 50 ans qui déclarent un successeur en montagne n'atteint que 26
ha. Mais ce phénomène n'est pas propre à la montagne
puisque la moyenne nationale est de 27 ha. Compte tenu du nombre des plus
de 50 ans et du niveau de succession, on peut s'attendre à ce que
l'évolution structurelle des prochaines années en montagne
suive celle de l'agriculture française. Les projections du SCEES
évaluent à 500 000 le nombre d'agriculteurs en exercice en
2005 (S. Rattin, Agreste, 1996). Il devrait donc en rester entre 70
000 et 75 000 dans les zones de montagne.
Derrière ces évolutions plutôt positives en terme de
gestion du territoire et de productions, se cache le risque d'un accroissement
de l'écart structurel avec le reste de la France dans certains massifs
et notamment dans les Vosges, les Alpes du Nord et les Pyrénées.
2.1. Réforme de la PAC et évolution spatiale des revenus
et des aides
Les simulations des effets de la réforme de la PAC réalisées
par Blogowski et Boyer (1994) montraient que les nouveaux soutiens devaient
conduire à une réduction des inégalités de revenu
entre zones de handicaps du fait du renforcement de certaines aides dans
les systèmes herbivores et céréaliers les plus extensifs.
Ainsi entre 1991 et 1995, le revenu agricole moyen devait stagner en plaine
alors qu'il devait augmenter de 11% en zones défavorisées et
de 16% en montagne. L'écart moyen de revenu plaine-montagne devait
s'atténuer passant de 44% en 1991 à 32% en fin de réforme.
Cet effet de réduction des disparités de revenu dû à
la réforme de la PAC se vérifie en 1993 mais les
inégalités tendent de nouveau à s'accroître en
1994 et 1995 pour des raisons à la fois conjoncturelles et structurelles.
Les projections réalisées toutes choses égales par ailleurs
étaient indicatives et ne pouvaient anticiper la bonne tenue des cours
des céréales qui, conjuguée à une forte
restructuration des exploitations, a abouti à une croissance de plus
de 45% des revenus en grande culture. En élevage, la bonne tenue des
cours en 1993 et 1994 a également permis une plus forte hausse des
revenus que prévue alors que 1995 est marquée par une baisse
des cours de la viande bovine. De nombreux éléments, liés
à la conjoncture et aux mécanismes structurels d'adaptation
des ex-ploitations face à la réforme, entrent en ligne de compte
afin d'expliquer l'évolution récente des revenus dans les
systèmes de production et les régions (Bazin et al.,
1996).
Evolution du revenu courant et des aides directes selon les zones
de handicaps 1984-1995
RICA, francs courants)
Les courbes d'évolution des revenus et des aides directes fondées
sur les résultats du Réseau d'information comptable agricole
(RICA) dans les zones de plaine, de montagne et défavorisées,
montrent bien les ruptures dues à la réforme de la PAC à
partir de 1992.
Jusqu'en 1991, les revenus des zones de montagne et défavorisées
restent très proches et les différences de revenu moyen avec
la plaine sont comprises entre 40% et 50%. Pendant toute cette période,
les aides directes croissent lentement pour atteindre 41 400 F par exploitation
en montagne en 1991, dont près de la moitié constituée
par l'indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN). Remarquons
que le rôle de l'ICHN pendant toutes ces années est moins de
réduire les disparités de revenu entre la montagne et le reste
de la France que d'éviter leur accroissement.
A partir de la réforme de la PAC, les revenus augmentent dans toutes
les zones mais à un rythme beaucoup plus rapide dans les zones
défavorisées où il atteint près de 20% par an
entre 1991 et 1995 contre 13% en zone de montagne et 11% en zone de plaine
(tableau II, ci-dessous). Après une forte réduction des
différences de revenu plaine-montagne de l'ordre de 20 points de
pourcentage en 1993, les disparités repartent à la hausse pour
dépasser 40% en 1995. Cette constatation doit être nuancée
par le fait que la conjoncture était particulièrement favorable
aux grandes cultures en 1995. Si on compare les résultats des
systèmes herbivores en plaine et en montagne en 1995, les
différences sont plus réduites : -5% en bovin viande et -25%
en bovin lait.
Tableau II. Evolution des disparités de revenu entre zones
de handicaps (2)
| 1991 | 1993 | 1994 | 1995 | 1995/1991% | |
| EBE (F) Z. montagne Z. défavorisée Z. plaine France |
143 800 164 900 256 800 223 700 |
178 100 212 200 273 300 247 900 |
189 500 222 850 307 800 273 700 |
222 850 240 700 348 300 304 800 |
+ 39,0 + 45,0 + 35,6 + 36,3 |
| Revenu courant (F) Z. montagne Z. défavorisée Z. plaine France |
77 300 82 100 142 300 122 100 |
106 600 121 500 143 300 133 800 |
119 400 138 900 181 700 164 100 |
121 400 149 200 213 600 187 200 |
+ 57,1 + 81,7 + 50,1 + 53,3 |
| Aides directes (F) Z. montagne dont ICHN Z. défavorisée Z. plaine France |
41 400 20 500 34 600 14 800 22 300 |
66 800 22 900 97 300 69 000 73 400 |
79 600 24 100 114 300 86 200 90 000 |
88 400 25 000 128 400 106 500 109 300 |
+ 135 + 16 + 271 + 620 + 390 |
| Disparités de revenu courant Montagne/plaine (%) Z. défavorisée/Plaine (%) |
- 45,7 - 42,3 |
- 25,6 - 15,2 |
- 34,3 - 21,4 |
- 43,2 - 30,1 |
- - |
C'est dans les zones de plaine que l'augmentation des aides directes est
la plus forte (x 7,2 entre 1991 et 1995). Elles atteignent 106 500 F par
exploitation et représentent la moitié du revenu courant en
1995. Mais le niveau le plus élevé d'aides est atteint dans
les zones défavorisées avec 128 400 F par exploitation soit
82% du revenu. Ces zones cumulent en effet des aides grandes cultures importantes
(75 100 F) et les plus forts soutiens animaux avec 49 400 F par exploitation
(tableau III). Elles apparaissent comme les grandes gagnantes de la réforme
en concentrant 27% des aides (12,7 milliards de francs) alors qu'elles ne
sont que 23% du total des exploitations dans le RICA.
Tableau III. Résultats économiques des exploitations
par massif* et par zone de handicaps RICA 1995
| Massifs |
Alpes du Nord |
Alpes du Sud |
Jura |
Massif central nord |
Massif central sud |
Pyrénées |
Zone de montagne |
Zone défavorisée |
Zone de plaine |
| Nombre d'exploitations représentées SAU (ha) UTAT Actif (F) Endettement (F) Taux d'endettement (%) Production nette (F) EBE (F) Revenu courant (RCAI) (F) Disparités de revenu/plaine (%) Revenu disponible (F) Aides directes (F) . dont handicaps naturels . dont agri-environnementales . dont productions animales . dont productions végétales Aides directes/Revenu courant (%) Aides directes/ha (F) |
6 783 40,4 1,5 999 000 210 800 21 309 200 185 800 121 300 - 43 149 600 54 600 18 500 7 300 11 700 14 000 45 1 350 |
1 335 52,7 2,2 1 363 400 356 600 26 394 800 266 500 160 400 - 25 171 800 167 700 31 000 10 200 93 800 14 100 105 3 180 |
2 286 44,6 1,3 1 030 400 247 800 24 413 500 225 000 145 000 - 32 175 500 51 500 20 200 4 700 7 900 17 400 36 1 160 |
21 601 54,1 1,5 1 245 200 269 900 22 326 600 192 100 121 900 - 43 148 900 87 000 26 000 13 000 35 900 10 000 71 1 610 |
11 734 62,3 1,7 1 470 000 397 600 27 370 600 230 200 138 200 - 35 165 900 101 000 26 800 12 300 44 100 14 700 73 1 620 |
7 942 40,4 1,6 1 185 600 201 700 17 239 900 151 300 82 000 - 62 118 900 91 200 25 500 7 500 42 400 13 900 111 2 260 |
53 687 53,2 1,6 1 257 100 293 400 23 333 000 199 900 121 400 - 43 150 200 88 400 25 000 10 700 36 000 14 000 73 1 670 |
99 000 68 1,6 1 378 000 384 600 28 407 400 240 700 149 200 - 30 175 200 128 300 4 500 5 300 49 400 75 100 82 1 890 |
276 000 58 1,9 1 677 500 603 300 36 754 700 348 300 213 600 0 248 100 106 500 0 500 12 250 90 400 50 1 840 |
* Le faible nombre d'enquêtes dans les Vosges et en Corse ne
permet pas d'obtenir de résultats significatifs
Les zones de montagne qui sont peu touchées par les indemnités
céréalières enregistrent la plus faible hausse de leurs
aides directes (+135%). Avec 88 400 F par exploitation les aides
représentent 73% du revenu courant en 1995. Le poids de l'ICHN dans
le soutien des revenus montagnards tend à se réduire. Avec
20 500 F par exploitation en 1991, l'ICHN représentait 27% du revenu
courant alors qu'elle n'en représente plus, avec 25 000 F, que 21%
en 1995. Avec 12,5% des exploitations, la montagne qui concentrait 25% des
aides directes en 1991 n'en capte plus que 10,1% en 1995. L'impact de
la politique spécifique de soutien des revenus en montagne tend donc
à se diluer dans l'ensemble du nouveau dispositif d'aides directes
créé par la réforme de la PAC. Seule la prime à
l'herbe avec 10 700 F par exploitation (soit 9% du revenu courant) est plus
favorable à la montagne qu'aux autres zones. L'ensemble des soutiens
liés à la compensation des handicaps et à la prime à
l'herbe représente 32% du revenu des montagnards en 1995.
2.2. Les résultats économiques des exploitations selon les
massifs
La différence de résultat économique que l'on constate
entre les massifs est due à de nombreux éléments tenant
à la structure des exploitations (foncier, capital, endettement, travail),
aux spécialisations régionales et à la valorisation
des productions, ainsi qu'au niveau d'aides directes perçues par les
exploitations qui est renforcé en haute montagne et en montagne
sèche. On peut ainsi distinguer des massifs à bas revenus,
les Pyrénées, les Alpes du Nord et le Massif central nord,
des massifs à plus haut revenu que sont le Jura et les Alpes du Sud
(tableau III, ci-dessus). Le revenu courant varie du simple au double entre
les Pyrénées (82 000 F) et les Alpes du Sud (160 400 F). Une
analyse réalisée en 1991 montrait déjà des
écarts de cet ordre (Bazin, 1993) et la réforme de la PAC n'a
pas réduit les disparités de revenu entre les massifs.
Les montagnes à spécialisation laitière comme le Jura
et les Alpes du Nord perçoivent les aides directes les moins
élevées : 51 800 F dans le Jura et 54 600 F dans les Alpes
du Nord, moins de la moitié du revenu. Les zones mixtes lait-viande
perçoivent des subventions plus élevées avec 87 000
F dans le Massif central nord (71% du revenu) et 91 200 F dans les
Pyrénées (111% du revenu). Le massif le plus aidé, les
Alpes du Sud, qui bénéficie du renforcement des soutiens aux
systèmes ovins et aux montagnes sèches, réunit 167 700
F d'aides directes ce qui lui permet d'obtenir le revenu le plus
élevé. Le système de soutien spécifique aux zones
de montagne pourrait donc être davantage différencié
pour tenir compte de la situation économique réelle des
exploitations dans les différents massifs.
La réduction des inégalités de revenu agricole n'est
pas simplement une question d'équité dans la répartition
des aides entre producteurs et entre régions
(3). Les conséquences négatives de
l'accroissement des disparités de revenu qui entraînent des
pertes d'emploi agricole et accentuent les déséquilibres
territoriaux commencent à être connues (Bazin, 1995 ; Colson
et Chatellier, 1996 ; Kroll, 1994). La simulation présentée
cherche à répondre à l'objectif de réduction
des inégalités de revenu entre régions et systèmes
de production par le couplage d'un scénario de plafonnement et de
transfert de certaines aides. Le scénario reposant sur le plafonnement
des aides par travailleur privilégie l'emploi agricole en limitant
l'intérêt de la restructuration dans les plus grandes exploitations.
Le niveau de plafonnement choisi ne compromet ni le revenu ni la
compétitivité des exploitations touchées (cf.
infra).
Partant de la constatation que les bas revenus agricoles sont plus
fréquents dans les zones de montagne et défavorisées
et dans les systèmes bovins et ovins (viande surtout) sur l'ensemble
du territoire, il semble judicieux, dans un souci global d'aménagement
et de gestion de l'espace, de simuler les effets de mécanismes de
réévaluation des soutiens privilégiant ces régions
et ces systèmes en les fondant sur l'ICHN et la prime à l'herbe.
Cette réévaluation a été couplée à
un scénario de plafonnement des aides directes PAC (hors ICHN et prime
à l'herbe) à 170 000 F/UTA qui permet de dégager 4 milliards
de francs de soutien (sur 47 milliards d'aides directes dans le RICA en 1995)
et de fonctionner à budget d'aides directes constant. Sachant que
les ICHN représentent 1,8 milliard de francs dans le RICA et la prime
à l'herbe 1,2 milliard, la réaffectation de 4 milliards vers
ces actions permet de multiplier par 2,3 les soutiens spécifiques
aux exploitations concernées. On consacre donc dans la simulation
7 milliards de francs, soit 15% du total des aides directes à la
compensation des handicaps naturels (4,1 milliards) et à la prime
à l'herbe (2,9 milliards) contre 6,5% dans la situation actuelle.
Le plafonnement des aides PAC à 170 000 F/UTA touche 42 200 exploitations
de 144 ha en moyenne et 1,4 UTA dont l'EBE atteint 512 600 F et le résultat
courant 307 000 F pour 350 500 F d'aides directes. La baisse de revenu qui
en résulte atteint 87 400 F en moyenne par exploitation soit 17% de
l'EBE. Le plafonnement touche 16% des exploitations en plaine et 12% dans
les zones défavorisées. Les zones de montagne ne sont pas
touchées par le plafonnement des aides.

Simulation d'un rééquilibrage des aides directes
privilégiant les soutiens à la gestion de l'espace sur la base
du RICA 1995
Bazin, novembre 1997
La réévaluation de l'ICHN et de la prime à l'herbe aboutissent à une augmentation des aides de 700 F par exploitation en plaine, 12 100 F en zones défavorisées et 44 100 F en montagne. Ainsi l'ICHN passe de 25 000 F par exploitation montagnarde à 55 900 F et la prime à l'herbe de 10 700 F à 23 900 F. L'effet combiné du plafonnement et de la réévaluation entraîne une baisse moyenne de l'EBE de 9 600 F en plaine (- 2,8%), une hausse de 2 900 F en zones défavorisées (+ 1,2%) et une hausse de 43 900 F en montagne (+ 22%) (tableau IV ci-dessous). Les disparités d'EBE plaine-montagne qui atteignaient 43% se réduisent à 28% et celles du revenu courant passent de 43% à 19% soit une diminution de plus de moitié.
Tableau IV: Variation du résultat dû au plafonnement
et à la revalorisation des aides selon les orientations de production
(OTEX) et les zones de handicaps
INRA-Nantes - RICA 1995
| Céréales et grandes cultures (13 + 14) |
Lait (41) |
Viande (42) |
Mixte (43) |
Autres systèmes avec herbivores (44 + 60 + 71 + 81 + 82) |
Autres OTEX |
France |
|
| Plaine Nombre d'exploitations EBE avant (F) Variation EBE après (F) Delta EBE (%) |
73 700 398 800 - 37 000 367 800 - 9,3 |
47 200 270 600 + 600 271 200 0 |
10 800 172 200 + 5 500 177 700 + 3,2 |
11 800 307 500 + 700 308 200 + 0,2 |
51 000 355 200 - 3 600 351 600 - 1,0 |
82 800 373 000 + 100 373 100 0 |
276 000 348 500 - 9 600 338 000 - 2,8 |
| Zones défavorisées Nombre d'exploitations EBE avant (F) Variation EBE après (F) Delta EBE (%) |
18 700 279 600 - 37 000 242 600 - 13,2 |
11 100 244 300 + 12 000 256 300 + 4,9 |
21 200 223 200 + 25 600 248 800 + 11,5 |
3 000 280 400 + 11 500 291 900 + 4,1 |
36 500 215 600 + 7 700 223 300 + 3,6 |
7 000 297 600 + 2 500 300 100 + 0,8 |
99 000 240 700 + 2 900 243 600 + 1,2 |
| Zones de montagne Nombre d'exploitations EBE avant (F) Variation EBE après (F) Delta EBE (%) |
non significatif |
17 900 206 300 + 42 500 248 800 + 20,6 |
10 600 173 800 + 55 100 228 900 + 31,7 |
4 500 220 300 + 46 700 267 000 + 22,2 |
16 300 200 800 + 46 700 247 500 + 23,3 |
4 200 201 900 + 10 800 212 700 + 5,3 |
53 700 200 000 + 43 900 243 900 + 22,0 |
| France Nombre d'exploitations EBE avant (F) Variation EBE après (F) Delta EBE (%) |
93 000 373 500 - 37 800 336 600 - 10,2 |
76 200 251 600 + 12 800 264 000 + 5,1 |
42 500 197 700 + 30 300 225 600 + 15,3 |
19 200 283 100 + 12 300 296 300 + 4,3 |
103 800 280 600 + 9 600 290 200 + 3,4 |
94 000 340 500 + 700 341 200 + 0,2 |
428 700 305 000 0 305 000 0 |
L'effet moyen relativement neutre du plafonnement et de la
réévaluation des aides dans les zones défavorisées
masque de fortes baisses du résultat dans les exploitations de grande
culture (qu'il serait certainement nécessaire d'atténuer),
baisses compensées par des hausses dans les systèmes bovins
et ovins extensifs. Les réévaluations entraînent
également un rééquilibrage des revenus entre OTEX dans
toutes les zones puisque ce sont celles dont les revenus sont les plus bas
(OTEX viande notamment) qui voient leur revenu croître le plus fortement,
alors que les plus hauts revenus céréaliers sont
écrêtés par le plafonnement. Ainsi les différences
d'EBE entre les OTEX céréales-grande culture et bovin viande
passent de 47% à 33% au niveau national.
Le tableau V ci-après montre que la réévaluation des soutiens liés à la compensation des handicaps et à la gestion de l'espace leur permet de concourir pour la moitié à la formation des revenus en montagne et encore pour 14,5% dans les zones défavorisées. Au niveau national ces soutiens passent de moins de 4% du revenu à près de 9%. Leur poids dans la formation du revenu agricole cesse d'être négligeable.
Tableau V. Evolution des soutiens liés à la compensation des handicaps et à la prime à l'herbe et part dans le revenu
| Zone montagne | Zone défavorisée | Plaine | France | |
| Avant réévaluation ICHN (F) Prime à l'herbe (F) Total en % du revenu Total/ha SAU (F) EBE (F) Revenu courant (F) |
25 040 10 700 29,4 670 200 000 121 380 |
4 500 5 330 6,6 160 240 700 149 240 |
0 540 0,3 10 348 500 213 620 |
4 190 2 910 3,8 120 305 000 187 200 |
| Après réévaluation ICHN (F) Prime à l'herbe (F) Total en % du revenu Total/ha SAU (F) EBE (F) Revenu courant (F) |
55 900 23 900 48,3 1 500 243 900 165 300 |
10 050 11 900 14,4 320 243 600 152 100 |
0 1 260 0,6 20 338 900 204 000 |
9 350 6 500 8,5 270 305 000 187 200 |
D'autres hypothèses de réévaluation des aides peuvent
être envisagées, car celle testée, si elle permet de
réduire les inégalités de revenu moyen entre les zones
et les OTEX, n'a que peu d'effets sur la réduction des disparités
de revenu existant à l'intérieur de chaque OTEX. En effet,
la réévaluation des aides reste proportionnelle à la
surface et au nombre d'UGB (cependant plafonnée à 50 UGB en
ce qui concerne l'ICHN et à 100 hectares pour la prime à l'herbe).
On pourrait à cet égard tester une réévaluation
plus forte de l'ICHN renforçant la différenciation actuelle
portant sur les 25 premières UGB. On peut également envisager
une modulation du plafonnement des aides selon les zones afin de ne pas remettre
en cause la viabilité de certaines exploitations
céréalières en zones défavorisées.
La simulation proposée a donc le mérite de montrer que l'on
peut obtenir des réductions importantes des disparités de revenu
agricole à budget d'aides constant, en réaffectant une faible
part des soutiens publics à l'agriculture (4 milliards soit 8,5% du
total) selon des mécanismes simples ne nécessitant pas d'outils
nouveaux et privilégiant la compensation des handicaps naturels et
la gestion de l'espace. Elle met en évidence qu'une nouvelle approche
de la répartition des soutiens publics à l'agriculture plus
favorable à un aménagement équilibré de notre
territoire et à la gestion des espaces extensifs est possible, sans
modification radicale de notre système d'attribution des aides. Reste
la volonté professionnelle et politique de sa mise en uvre.

Gilles Bazin est rapporteur de l'Instance d'évaluation de la
politique de la montagne au Commissariat général du Plan.
Les résultats économiques des exploitations sont issus du réseau d'information comptable agricole (RICA) représentatif des exploitations dont la marge brute standard (MBS) est supérieure à plus de 8 unités de dimension économique (soit 12 ha équivalent blé) et utilisant plus de 0,75 unité de travail annuelle (UTA). L'échantillon de 1995 (7 332 exploitations) représente, après application des coefficients in-dividuels d'extrapolation, 428 700 exploitations sur un total de 730 000 au niveau national. Le RICA représente 58% de l'ensemble des exploitations agricoles, mais elles détiennent 90% de la superficie agricole, assurent 95% de la production agri-cole finale et perçoivent 93% des aides directes versées à l'agriculture. Le plan de sélection des exploitations fondé sur la méthode des quotas (par région, orientation de production et classe de dimension économique) et la diversité des données disponibles (techniques, économiques et financières) font de l'outil RICA un support permettant d'évaluer l'impact différencié des politiques agricoles selon les zones de handicaps géographiques et les orientations de production.
Notes
(1) Je tiens à remercier
François Colson et Vincent Chatellier (INRA-ESR Nantes) pour leur
collaboration dans le travail de simulation du plafonnement et de la
réévaluation de certaines aides réalisé sur la
base du Réseau d'information comptable agricole
(RICA).[VU]
(2) Exédent brut d'exploitation
(EBE) = production nette + aides directes - consommations intermédiaires
- impôts et taxes (hors impôt sur le revenu - fermages - assurances
- salaires et charges sociales
revenu courant avant impôt = EBE - amortissements - charges
financières. [VU]
(3) En 1996, 30800 exploitations, soit
7% du champ RICA et 4% des exploitations françaises, concentrent 18,5
milliards de francs soit 37% des aides directes nationales. Dans le même
ordre de grandeur, on constate que 6 régions (Centre,
Midi-Pyrénées, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Bourgogne
et Champagne-Ardenne) concentrent la moitié des aides directes.
[VU]
Bazin G., 1993. Le soutien des revenus dans les zones de montagne
et défavorisées. Agreste, cahiers n°16.
Bazin G.,1996. Réforme de la PAC et évolution des revenus agricoles
dans les zones de montagne. Aménagement et Nature, 120.
Bazin G., Blogowski A., Boyer PH., 1996. Réforme de la PAC et
réduction des inégalités de revenu agricole. Premiers
effets en France. Economie Rurale, 232.
Blogowski A., Boyer PH., 1994. Les effets différenciés de la
réforme de la PAC sur les revenus des agriculteurs. Economie
Rurale, 220/221.
Colson F., Chatellier V., 1996. Modulation des aides publiques et emploi
en agriculture. Scénarios pour l'agriculture française.
Economie Rurale, 233.
Kroll J.-C., 1994. Politique des prix et soutiens aux revenus agricoles :
études comparatives de quelques alternatives à la nouvelle
PAC. Economie Rurale, 220/221.