Bibliographie : Courrier n°15, novembre 1991

On a lu, on a vu (Ouvrages, Logiciels, Télématique), On signale (Livres, Rapports, comptes rendus, thèses, Périodiques, Brochures, documents, etc.).
Le Courrier de la cellule environnement de l'INRA n°15 ; Les ressources bibliographiques du Courrier.


[R] On a lu, on a vu : OUVRAGES 

Billaud J.-P. : Marais Poitevin, Rencontres de la terre et de l'eau (par Pierre Donadieu) ; J.-M. Drouin : Réinventer la nature 1991, l'écologie et son histoire  (par Alain Fraval) ; La Planète assassinée  ; EDF, Direction générale, direction de la Communication : Le défi électrique (par Alain Fraval) ; Le 3616 INRAINFO (par Alain Fraval) ; Le 3617 SFRONTIERES (par Alain Fraval)

[R] Billaud J.-P. : Marais Poitevin, Rencontres de la terre et de l'eau  
1984, éd. L'Harmattan, Paris, 265 pp.

"Desséché ou humide, le marais Poitevin n'est pas un milieu naturel. Il est le produit d'une histoire, celle d'un choix particulier et irréversible d'aménagement et d'utilisation d'espace, le dessèchement qui représente aujourd'hui comme hier la réponse dominante de l'homme à la ressource eau (...)". Dans sa thèse de sociologie soutenue en 1980, J. P. Billaud démontre que l'espace que la culture française considère aujourd'hui comme milieu exemplaire de nature a été une lente construction historique fondée sur les solidarités sociales que générait la nécessaire gestion de l'eau.
Depuis la dernière transgression flandrienne, le marais se comble, de 10 ha par an au moment de la Renaissance, à plus de 30 ha par an aujourd'hui. Mais le recul de la mer, du fait de la faible pente et du bas niveau des thalwegs, n'entraîne pas le dessèchement des terres orientales périodiquement submergées par les crues hivernales de la Sèvre niortaise. Aussi l'assèchement des marais à partir du XIIe siècle par les grandes abbayes bénédictines puis par les Hollandais et le rochelais Pierre Siette grâce à un système sophistiqué de canaux, fut-il une entreprise dont les résultats, jamais définitifs, étaient susceptibles d'une remise en cause pouvant aller jusqu'au retour aux marais lacustres primitifs. Au XVIIe siècle, après les destructions et les abandons dus aux guerres de religion, prend forme le marais desséché contre les huttiers et les usagers du marais mouillé. La terre change de mains : une bourgeoisie urbaine succède aux abbayes, les petites borderies de 60 ha aux grandes métairies de 800 ha. Mais les obligations faites aux dessécheurs (emblaver au moins les deux tiers des terres) ne sont respectées que lentement par les nouveaux propriétaires solidaires contre les fermiers et soucieux d'accroître leurs rentes foncières. A cette époque les canaux et les digues sont entretenus par les ouvriers agricoles payés par les sociétés de marais. La résistance des huttiers du marais mouillé à l'hégémonie des dessécheurs traduit un usage contradictoire de l'eau entre l'amont et l'aval : souci en été pour les huttiers de conserver leur eau alors qu'augmentent les besoins des fermiers des marais secs, volonté en hiver d'évacuer les eaux de crue en amont que le réseau des canaux et des digues ne drainent pas suffisamment vite du fait de la disparition des zones d'épandage asséchées. Grâce aux communaux, à la chasse et à la pêche, grâce aussi aux plantations de bois de feu, aux chènevières, aux prairies et aux roselières, le marais mouillé est au XVIIIe siècle un territoire régi par des pratiques communautaires, socialement et économiquement actif, tourné vers la plaine et le bocage voisins, mais sans relations, sinon antagonistes, avec le marais sec.
A partir de la moitié du XIXe siècle, l'économie des deux marais se transforme. Dans le marais sec, les emblavements régressent au profit des herbages extensifs. Le marais mouillé, partagé entre de nombreux petits propriétaires, se dépeuple et les communaux sont progressivement grignotés. Le maraîchage dans le marais mouillé s'effondre entre les deux guerres. Dans les deux cas, pour définir le niveau d'intensité de son système de production, l'agriculteur est tributaire du marché foncier (marais sec surtout). L'exploitant intensif souhaite dans les deux marais le niveau le plus bas possible (il draine) alors que l'exploitant extensif ou traditionnel recherche, surtout en été, le plus haut niveau possible. Aux anciennes "complémentarités" hydrauliques, qui obligeaient les deux marais à se reproduire à l'identique, s'est substituée une autre dynamique contemporaine, celle du type d'agriculture qui se définira dans chaque système par rapport à la reprise des terres agricoles. Les rapports anciens des cabaniers et des huttiers risquent de s'actualiser dans les relations entre agriculteurs extensifs et intensifs, mais l'espace du marais n'est plus aujourd'hui structuré uniquement en fonction des relations entre amont et aval.
L'Etat aménageur
Dès les lendemains de la Révolution, l'Etat, en affirmant l'intérêt public des dessèchements, est amené à alerter les propriétaires déficients dans l'entretien des canaux et fossés mais ne substituera pas aux pouvoirs des sociétés gestionnaires des marais secs. De même, en renforçant le pouvoir des municipalités du marais mouillé, l'Etat contribuera à une résolution locale des conflits entre petits propriétaires. Progressivement, l'Etat aménageur et technicien s'interposera entre les propriétaires et les décisions d'aménagement dans les sociétés du marais sec ou auprès des maires du marais mouillé par l'intermédiaire des préfets. Il ne pourra néanmoins rompre l'hégémonie du marais sec sur le marais mouillé périodiquement inondé en hiver et régulièrement déficitaire en eau en été. Néanmoins, l'Etat restera le seul recours possible quand le contrôle des vannes est contesté par l'une ou l'autre des parties malgré leur défiance instinctive des pouvoirs publics, soupçonnés de vouloir prendre, au nom de la prospérité à attendre des assèchements, le pouvoir sur les marais et d'en contrôler les acteurs.
En effet, l'image des marais humides que l'Etat au début du XIXe siècle prend à son compte est celle d'un espace malsain pour la société bien que des avis autorisés indiquent que les assèchements sont préjudiciables pour la santé. Mais à la fin du même siècle, alors que les huttiers bannis ont pratiquement disparu du marais mouillé, ce dernier devient dans la littérature un espace de nature fascinant, à protéger de la destruction, un référent de ruralité suffisamment exotique pour séduire comme paysage-spectacle à la manière des tableaux pittoresques et des scènes pastorales.  
Aujourd'hui, le marais mouillé, partie du parc naturel régional, est devenu un espace de nature à gérer notamment pour le loisir, mais l'Etat fait toujours le pari qu'il est possible de vivre de l'agriculture de ces territoires.
Dès 1960, la dégradation de l'entretien du marais et la mise en place du marché commun agricole relance l'idée des grands travaux de dessèchement. Remembrement, défrichement et recalibrage modifient le régime hydrique de l'eau dans le marais mouillé et remettent en cause sa fonction de réserve hydrique estivale pour le marais desséché. Le projet de fermeture de la baie de l'Aiguillon envisagé pour créer un lac d'eau douce se heurte au refus des mytiliculteurs, des chasseurs et des scientifiques naturalistes. Dans ce nouveau contexte, les conflits entre jeunes agriculteurs, notables et maires s'accroissent avec les problèmes posés par la propriété et la gestion des terres remembrées et redistribuées par la SAFER ou bien localement par le partage de communaux (Vouillé et La Taillée). L'enjeu est en fait, pour les jeunes exploitants, l'appropriation de la mémoire collective du marais sec et de sa tradition céréalière mais surtout la remise en cause du pouvoir des notables des sociétés de marais de l'Ouest. Cette recomposition sociale qui accompagne l'intégration de l'économie d'une partie du marais mouillé au marais sec se paie d'une homogénéisation des paysages agricoles. De leur côté, entre 1965 et 1975, les sociétés de marais maintiennent leur rente foncière et leur autonomie de gestion en refusant leur participation aux procédures d'aménagement rural (contrat de pays et PAR) ainsi que l'entrée des fermiers en leur sein. Face aux Bocains perturbateurs du marais mouillé, ils apparaissent comme les défenseurs des aménagements du XVIIe siècle présentés comme "ordre éternel des champs" . Aucune issue n'apparaît pour régler les questions de l'eau et du développement économique sinon celle d'un parc naturel régional !
Le parc naturel régional  
En 1979, au moment ou se mettent en place le PAR et le contrat de pays, est créé le PNR qui regroupe 106 communes sur 200 000 ha partagées entre trois départements. Face à l'idée, abandonnée rapidement, que le parc pouvait devenir l'arbitre d'une gestion territoriale jusqu'alors éclatée et concernant désormais des acteurs ayant à vivre ensemble : exploitant du marais mais aussi touristes, résidents secondaires, commerçants, industriels, etc., l'Etat offre des stratégies spatiales éparpillées entre plusieurs administrations (DDE, DDA) appartenant à des départements différents.
Renonçant à l'idée de supprimer les crues d'hiver du marais mouillé, les DDE s'accordent avec le parc pour freiner l'évolution agricole des dernières décennies et favoriser un tourisme fluvial. Les DDA ayant à satisfaire autant les exploitants des marais secs que ceux du marais mouillé s'opposeront à ce que le parc coordonne le dossier hydraulique dont la maîtrise reviendra finalement aux collectivités locales et aux professionnels agricoles au dépens des propriétaires.
Le parc jouera d'une singularité acquise par la désignation d'espaces naturels jusqu'ici marginalisés par l'abandon et par l'extensification et à revaloriser en direction du tourisme littoral susceptible, au moins et partie, de consommer non seulement les savoirs traditionnels et l'esthétique du marais mais aussi les pratiques qui y sont associées (notamment la chasse et les observations ornithologiques sur les communaux inondables). Concurrentes mais légitimées par des revendications patrimoniales distinctes, la conservation de la nature, l'agriculture, la pêche, la chasse et le tourisme deviennent alors les modes prépondérants de la production contemporaine de l'espace maraîchin.
En défendant l'idée d'une exploitation douce du marais respectant les contraintes naturelles, le parc, digne successeur des abbayes, assure la promotion d'un maraîchin moderne éclairé par les conseils de l'INRA, probablement rémunéré dans l'avenir pour entretenir les canaux, mais toujours chasseur et pêcheur à la fois pour son plaisir, son intérêt et celui du spectacle du marais.
A défaut de solidarités aujourd'hui disparues, le marais ne peut compter que sur l'Etat (et le parc) pour redistribuer les pouvoirs de gestion entre les anciens et les nouveaux acteurs du territoire et faire respecter les nouveaux enjeux d'usage de l'espace comme en témoigne, de manière spectaculaire l'intervention du président de la République en 1990 pour s'opposer, contre le parc et les élus locaux, au passage de l'autoroute Nantes - Niort dans le marais mouillé.  
P. Donadieu (Ecole nationale supérieure du paysage, Versailles)
[extrait de Carnets 4]

[R] J.-M. Drouin : Réinventer la nature 1991, l'écologie et son histoire  
éd. Desclée de Brower, Paris, 208 pp.

L'écologie, pour le public, n'est en général pas une science. Ce même public y voit souvent une attitude philosophique, voire une idéologie à traduire en demandes et actes politiques.
Qu'est-ce que l'écologie ? Si elle est bien une science, d'où tire-t-elle son origine et quels sont ses liens avec les sciences anciennement reconnues que sont la biologie, la géographie, la chimie, la physique ? La première partie de l'ouvrage, intitulée étapes, examine ces questions : Linné, les géographies botanistes (De Candolle, Humboldt), Darwin répertorient les êtres vivants, raisonnent leur répartition géographique, dégagent une loi commune d'évolution. De l'économie naturelle, on arrive à considérer le vivant rassemblé dans la biosphère.
L'invention d'entités plus localisées, mieux descriptibles dans leur contenu et leur fonctionnement sera la grande affaire de l'écologie du XXe siècle.
Möbius, observant des bancs d'huîtres (dans le cadre d'un projet du développement de l'aquaculture) crée le néologisme de "biocénose" - notion qui enfantera celle d'écosystème. Les botanistes usent alors des concepts de formation végétale et d'association et Cléments (nous sommes en 1916) propose la notion (féconde autant que discutable) de climax, terme ultime de toute évolution naturelle d'une communauté végétale.
Les fluctuations des populations animales reçoivent une explication mathématique (entre 1925 et 1935, par Lokta et Voltera) ; leurs modèles, très simplistes par leurs présupposés, serviront beaucoup en Zoologie économique et fascineront par leur élégance mathématique.
"Ecologistes végétaux" et "écologistes animaux" travaillent indépendamment. En 1927, avec Elton, apparaissent les désormais classiques pyramide des nombres et niche écologique (ensemble des relations qu'une population entretient avec sa nourriture et ses ennemis). C'est la description et la quantification des flux de matière et d'énergie qui unifieront l'écologie. La chimie (de Saussure, Boussingault, Liebig) et surtout la pédologie (Dokouchaev, Vernaldsky) sont à contribution. Lindeman se fonde sur des paramètres thermodynamiques pour décrire le fonctionnement de l'écosystème basé sur le cycle trophique - cycle de la matière et flux d'énergie. Plus tard l'écosystème sera réinterprété en termes de systématique générale, de cybernétique, de théorie de l'information.
Au cours de sa genèse, l'écologie a privilégié des modèles, tel est le titre de la seconde partie du livre où des lieux : la montagne (avec les strates latitudinales), le lac (modèle clos qui s'assèche et devient forêt), l'île (isolée) ont servi de paradigmes, voire d'exemples à suivre tandis que des images fortes ont influencé les pensées tout autant qu'elles ont servi à transmettre le savoir : la collectivité humaine et l'organisme, surtout mais aussi l'objet fabriqué, la machine. Les a priori, les prédilections, ont contribué à fonder - même indirectement - les centres d'intérêt de l'écologie en gestation.
Le troisième volet, intitulé débats décrit en premier lieu la quête de l'équilibre - qui sous-tend nombre de théories articulées autour des gradations, de l'évolution vers le climax, de l'autorégulation à l'échelle des populations comme de la terre (l'hypothèse Gaïa), des vertus "apaisantes" de la diversité spécifique, tous arguments mis en avant pour affirmer la nécessité et l'urgence de la protection de la nature.
C'est la fragilité de la biosphère qu'expose ensuite J. M. Drouin, pour amener à préciser ce qu'est la nature. Selon l'acception qu'on donne à ce mot, l'Homme en fait partie et tous ses actes - même les plus destructeurs sont ipso facto naturels, ou bien il y est extérieur et sa conduite est anti-naturelle. Ces apports historiques et ces débats passionnants incitent chacun à se construire une image autonome et lui permettent de se situer par rapport à l'écologisme.
A.F.

NDLR : d'après Kant : la nature désigne soit "l'enchaînement des déterminations dun chose opére selon un principe interne de causalité soit l'ensemble des phénomènes, en tant que ceux-ci, en vertu d'un principe interne de causalité, s'enchaînent universellement".
Selon J. Stuart Mill, le "mot nature a deux sens principaux : ou bien il dénote un système total des choses, avec toutes leurs propriétés ; ou bien il dénote les choses telles qu'elles seraient en dehors de toute intervention humaine.


[R] LOGICIELS

La Planète assassinée  
1991, éd. Sciences-Frontières et Microspace (logiciel MsDos)

Voici un "livre disquette" qui a retenu notre attention par son thème - l'environnement, vu par des spécialistes et par des journalistes -, et surtout par sa forme - un document à lire sur l'écran de l'ordinateur -. Ce moyen de communiquer est en effet encore très rare, peu pratiqué et mal connu.
La structure de ce logiciel est celle d'un paquet de fiches qu'un système de présentation fait apparaître à l'écran en fonction des commandes passées par le lecteur. Une fiche peut occuper une ou plusieurs "pages-écrans" ; elle contient du texte (les éventuelles images restent très schématiques). A l'écran, sont disposés comme sur un petit tableau de bord des "poussoirs" et des "étiquettes" qui, activés, font apparaître la page-écran suivante, l'écran d'accueil, une fiche d'explication, une liste de choix en surimpression (c'est ce qu'on appelle une "fenêtre"). "Pointer", "valider", "cliquer" et "actionner les flèches" sont les gestes de base à connaître pour qui consulte un livre-disquette. Pour le novice, il s'agit d'amener le curseur sur le bouton-poussoir, l'étiquette ou l'article du menu voulu, (avec les touches-flèches du clavier ou en faisant rouler la souris) puis d'enfoncer la touche "entrée" ou le bouton gauche de la souris.
Que nous offre la Planète assassinée ?
Les fiches contiennent pour la plupart un court article titré (souvent avec une pointe d'humour), signé, daté et référencé présentant "le point sur" , un point de vue, une brève analyse, une information piquante... en tout 42 "thèmes" et 14 articles du "glossaire", plus une carte du monde en 2 pages-écrans et une très brève notice sur chacun des auteurs. Le logiciel permet l'accès rapide et direct à la fiche souhaitée, une promenade (passionnante) sans but précis tout autant que la consultation ordonnée des fiches. Il constitue ainsi un moyen exceptionnel, efficace et plaisant à la fois, de découvrir ou de recenser les agressions dont est victime la planète, de s'informer, de se rafraîchir la mémoire, d'étayer son savoir de statistiques récentes, de faire des rapprochements... et de noter ses réflexions, remarques et pensées qui enrichiront le logiciel. En effet, l'usager dispose de fiches blanches, d'un stylo et d'un effaceur - traduisons : de pages-écrans vierges et d'un mini-traitement de textes.
L’installation de laeffaceur tallation de La Planète assassinée sur l'ordinateur est fort simple (lecteur de disquette 1,2 Mo et disque dur - avec 1,4 Mo de libre - requis). Le logiciel fonctionne aussi ( mais avec une lenteur gênante) à partir d'une disquette 1,44 Mo, sur laquelle on aura recopié les 322 fichiers à partir d'un disque dur.Les concepteurs du moteur informatique HyperExe ont multiplié les outils de "navigation". Fenêtres, boutons, menus, listes "ascenseurs" - tous accessoires familiarisés par les logiciels "conviviaux" de la dernière génération et par Hypercard - pullulent et font parfois double emploi, ce qui rend les manipulations un peu déroutantes. Greffé sur le logiciel principal, un utilitaire permet de lire un texte de P. Bunyard sur l'hypothèse Gaïa. Greffe utile sur le plan de l'information, hasardeuse sur le plan de la conception d'ensemble du logiciel, et souvent rejetée par l'ordinateur (qu'il faut redémarrer...).
Avec La Planète assassinée, Sciences-Frontières a développé un outil de communication très intéressant et motivant. Serait-il possible aux concepteurs d'HyperExe de simplifier l'"interface-utilisateur" du logiciel tout en conservant les facilités de promenade (savante) dans un paysage d'informations ?
Encore quelques questions - en forme de souhait - pour clore cette présentation : - une mise à jour est-elle prévue pour maintenir les informations (et les statistiques) à jour ?; d'autres livres-disquettes seront-ils écrits, approfondissant les sujets évoqués dans ce panorama général ?

[R] EDF, Direction générale, direction de la Communication : Le défi électrique
(Logiciel MsDos)

"Un logiciel pédagogique, destiné aux élèves des lycées, dans le cadre de leur programme de géographie". Trois thèmes sont proposés à l'élève, apprenti décideur qui se voit invité à ajuster le parc de centrales électriques à la consommation de l'an 2000, installer en ville, à la campagne ou en montagne une ligne haute tension, adapter le tarification.
Quid de l'environnement? Essayons de mettre au rebut les centrales hydro-électrique et de gonfler le parc nucléaire (jusqu'à 98,5 % de la puissance installée en France). "Ce n'est pas raisonnable, recommencez" répond Le défi électrique. Certes, mais en quoi au juste ? Barrons fleuves et rivières (est-ce raisonnable ?) et décuplons par là la production d'électricité d'origine hydroélectrique: "Votre production est différente de la consommation". Un point, c'est tout ; un peu laconique... Des tableaux économiques, une banque de données - avec de très bons schémas de centrales - donnent ample matière à exercices et à réflexions, dans le cadre technico-économique strict.
Transportons l'électricité "La recherche des conditions optimales d'insertion dans l'environnement des ouvrages de transport de l'électricité de haute et très haute tension (>= 63 000 V) est un souci constant d'EDF au même titre que les contraintes techniques ou budgétaires [...) La loi prévoit qu'une étude d'impact sur l'environnement doit être réalisée systématiquement pour les ouvrages électriques de haute et très haute tension. Cette étude comprend : - une analyse de l'état du site avant les travaux ; - une analyse des impacts du projet ; les raisons du choix du projet retenu ; - les mesures envisagées pour supprimer, réduire ou compenser les impacts."
Après ces informations, s'affichent des paysages parcourus par une file de pylônes. Au décideur en herbe de choisir entre 2 ou 3 variantes de trajet, en fonction de considérations techniques et écologiques. Les contraintes s'affichent à la demande. Ces dernières sont succinctes, d'ordre esthétique en premier lieu (éviter les lignes de crêtes et les sommets qui mettent en évidence les pylônes). "Le paysage à travers une forêt est à éviter pour des raisons économiques, sociales et écologiques" (on y vient) "cependant, si ce passage est indispensable, il doit se faire par tranchées de largeur réduite. On doit s'assurer que l'équilibre écologique est rétabli après les travaux". Point final.
Ce logiciel est en tous cas remarquable par la qualité des graphismes (le logiciel a été essayé en mode "Hercules", en noir et blanc), des animations, des lettrages, des "tableaux de bord" et des bruitages. Ses écrans sont parfaitement lisibles. Mais - de notre point de vue - le contenu en reste bien sommaire. Les choix offerts sont étriqués, les verdicts binaires, les explications abruptes. Le professeur (de géographie) a de quoi faire... mais l'utilisateur isolé reste déçu.
A.F.


[R] TELEMATIQUE

Le 3616 INRAINFO

Sous Télétel 3P, l'INRA propose une série de services télématiques, le 3616 INRAINFO, géré par Jouve S.I.Le menu comporte huit rubriques. La première présente très succinctement l'INRA, ses missions, le squelette de son organigramme. La seconde donne accès à l'annuaire : services administratifs et direction, unités, recherche d'une personne par son nom, par son lieu de travail ou par mot-clé - dans ce dernier cas, le serveur indique la ou les station(s) concernée(s). Cette fonction d'annuaire est actuellement à notre avis la plus aboutie et la plus intéressante, en dépit du fait que la mise à jour est plus ou moins récente selon les centres ; en dépit aussi que l'on est loin de l'annuaire du type "qui fait quoi et où ?". En effet, la recherche aboutit non pas aux individus et aux programmes de recherche, mais à la station ou à l'unité (*).  
Indiquons seulement l'existence des rubriques "Documentation", "Photo-vidéo", "Editions-publications", qui fournissent les coordonnées des services correspondants, sans plus. Cette carence manifeste est en passe d'être corrigée. Sans doute, quand cet article paraîtra, disposera-t-on sur le 3616 INRAINFO de la liste des ouvrages et revues et de la possibilité de les acquérir (**).
Les "Manifestations" (rubrique 6) sont listées mois par mois ; les annonces sont préparées par la DIC (direction de l'Information et de la Communication) depuis la salle d'actualités du 147 de la rue de l'Université (fig. ci-après).
La "Messagerie" est un système de boîtes aux lettres (comme celui du 3614 ENVIR (cf. Courrier n° 14), qui paraît peu actif, encombré de boîtes dormantes, bref mal tenu... Là aussi, une refonte est en projet. Enfin, " INRA-Emploi " - qui est peut-être la rubrique la plus consultée - informe (qui comprend les sigles-maison) sur les postes à pourvoir (quand il y en a...).
3616 INRAINFO existe et fonctionne. On aura compris que notre opinion est que l'INRA mérite une meilleure vitrine télématique, outil de communication vers (et depuis) l'extérieur comme à usage interne.  
La présentation, "l'INRA en bref", peut facilement s'étoffer et offrir des aperçus sur des services ou des actions de recherche ou de développement particulières, en prise sur l'actualité ou plus durables, sans exclure des rappels historiques. La Cellule Environnement, par exemple, pourrait "tenir un stand" dans cette exposition.
L'annuaire est sans doute le service le plus difficile à mettre au point et se posent les délicats problèmes de la mise à jour immédiate et continue, de la prise en compte des différentes entrées souhaitables (nom - avec le prénom -, lieu, thème avec leurs variantes : synonymes, orthographes approchées, sur-catégories, etc.) et de l'organisation de l'ensemble des champs et des systèmes d'accès pour lui conférer une grande efficacité, pour en faire en tout cas un instrument complémentaire de l'annuaire papier (***).
Quant aux messageries... leur usage ne rentre que lentement et difficilement dans les moeurs... de certains seulement. En témoigne, par exemple, l'enquête menée récemment au département de Zoologie (****). Leur multiplication, sur les divers serveurs pouvant intéresser un individu "branché", les rend difficilement utilisables, car lentes (accès au travers de plusieurs pages-écrans inutiles à l'utilisateur habitué mais bien sûr facturées, et cher dans le cas d'INRAINFO...), frappe précautionneuse du message, impossibilité (*****) de préparer à l'avance son texte à envoyer).
Rendez-vous à un prochain Courrier pour l'annonce du 3614 (moins coûteux, à l'instar du 3614 ENVIR examiné dans le Courrier précédent) INRAINFO nouveau.
A.F.

(*) Et les prénoms des agents sont ignorés...
(**) L'amélioration de ce service est déjà réalisée, à titre expérimental, par S. Drevet, qui expose ses réalisations dans Communication et télématique à l'Institut National de la Recherche Agronomique, service 3616 INRAINFO, rénovation du service et développement de la rubrique "Catalogue des éditions", mémoire pour l'obtention du DESU de Télématique, université de Paris VII, doc. INRA, 58 pp. + ann.
(***) Dont la IXe édition (novembre 1991) vient juste de paraître.
(****) Voir dans Infozzo n°3, sept. 1991. Rappelons que Infozoo est une revue du département de Zoologie de l'INRA) ; pour tout renseignement, s'adresser à Christine Silvy, INRA Zoologie, station de recherche de Lutte biologique, La Minière, 78258 Guyancourt cedex. Tél. : 30 83 30 00.
(*****) Grand merci d'avance au lecteur qui nous indiquera le moyen de "passer" un texte ASCII, préparé tranquillement - et gratuitement - à l'avance, dans un boîte aux lettres, le ...3614 ENVIR ou autre.

[R] Le 3617 SFRONTIERES

De même provenance que le logiciel La Planète assassinée, le 3617 SFRONTIERES est un magazine télématique dont le contenu évolue avec l'actualité. L'écran d'accueil donne accès à 9 rubriques. Découvrons d'abord Sciences Frontières, à la lecture des 5 pages-écrans appelées en tapant 1.

De la Science pour expliquer l'Univers, des frontières pour apprendre à les franchir, et un Festival parce que le combat de la connaissance doit être une fête. SCIENCE-FRONTIERES, c'est plus qu'un titre, c'est un état d'esprit, un essai d'ouverture, une tentative de regard sur le monde.... Mais c'est aussi la volonté de proposer des faits et des événements précis à un public qui s'interroge parce qu'il est, comme nous, témoin de son temps.Science-Frontières organise donc chaque année un festival qui réunit une centaine de savants, artistes et journalistes, qui viennent croiser leurs neurones, et parfois ... leurs skis, sur les pentes enneigées de Puy-Saint-Vincent.... Science-Frontières, c'est aussi un laboratoire, un creuset dans lequel la diversité est le dénominateur commun. Et comme dans tous les laboratoires, on cherche. Un seul protocole expérimental : L'ECHANGE...Pour cela, Science-Frontières propose des K7 audio et vidéo, son journal, et d'autres produits que vous découvrirez.Et maintenant, c'est à vous de découvrir SCIENCE-FRONTIERES ...
TAPEZ SOMMAIRE et ...BON VOYAGE !

Le "Club" (rubrique n° 2) propose une sélection de documents : bandes magnétiques enregistrées, bandes vidéo du festival et de "Télé Sciences Frontières", journal trimestriel, livres et... le logiciel la Planète assassinée. La liste donne accès pour chaque élément à un court texte de présentation de l'ouvrage et de ses auteurs ; toutes indications utiles sont fournies pour la commande.
Apprécions au passage l'effort de diversification des supports médiatiques.
Le "Festival" rassemble chaque année, au Puy-Saint-Vincent (dans le parc des Ecrins), savants, artistes, journalistes qui " explorent la science et ses frontières ", réflexiosn qui font la matière des ouvrages diffusés par Science-Frontières.
La rubrique 4 livre le sommaire du dernier numéro de Science Frontières, une revue trimestrielle d'une vingtaine de pages. La aussi, il est possible de se procurer le journal et de s'y abonner en quelques touches de clavier.
Les "Infos" sont multiples. Examinons l'actualité et - au hasard - l'item 7 du premier écran de la liste sur les déchets toxiques baladeurs : on apprend (en deux pages-écrans datées du 17/05/91) que "Greenpeace a révélé que 11 tonnes de déchets contenant du mercure ont été déchargées en Espagne au cours des années 80 par 25 entreprises étrangères. Ces envois avaient reçu la garantie d'un recyclage en Espagne par la compagnie Minas de Almaden. Le ministère des Finances espagnol avait lui-même adressé des courriers aux entreprises étrangères pour leur assurer l'existence d'une usine de recyclage. Usine qui, bien entendu, n'a jamais existé. Le gouvernement espagnol a décidé d'enfouir les déchets dans un site au coeur d'un réserve naturelle, ce qu'interdit la Communauté européenne".
" Insectes résistants " (item 9) excite notre curiosité d'entomologiste et le texte (reproduit in extenso) qui apparaît, " En 1980, 432 insectes parasites résistants aux insecticides ont été recensés par la faculté des Sciences de New York contre 7 en 1938, et 137 en 1960 ", nous laisse totalement sur notre faim.
Au "Magasin" de Science-Frontières (option 2), on fait provision d'informations, textes plus denses et signés, à partir d'une liste . Les articles sont ceux du logiciel La Planète assassinée (ou du même style). Le "Mini-quid" propose de courts résumés sur une dizaine de grand thèmes, de la déforestation à l'effet de serre, en passant par l'explosion démographique. Là aussi, on retrouve les articles du "glossaire" de La Planète assassinée.
Science-Frontières réalise chaque jour en début de soirée une courte émission radiophonique sur O'FM (92,1 MHz, pour les Parisiens...). 3617 SFRONTIERES liste les thèmes traités et, surtout, conserve et tient à disposition le texte de ces discours radiophoniques : une riche bibliothèque très intéressante mais un peu gâchée par une transcription parfois très relâchée et qui omet la (ou les) signature(s) des propos tenus. Le ton adopté peut être diversement apprécié. Dans l'encadré ci-dessous, est repris un exposé fait le 18 avril, sous le titre "Toxicité relative" ; ce n'est qu'un exemple.
"Vous ne lisez pas forcément le Journal de Toxicologie Analytique, et c'est bien compréhensible. Cela dit, dans le volume d'eau (sic), pages 284 à 286, on trouve une très instructive étude effectuée par l'équipe d'un certain Dickson, du Département de la Recherche Scientifique et Industrielle de Nouvelle-Zélande, concernant le glyphosate.  
En fait, c'est le nom pseudo-scientifique d'un herbicide très courant, dont le vrai nom chimique est N- phosphonométhylglycérine, mais beaucoup plus connu sous son appellation commerciale de "Round Up". Par définition toxique puisque c'est son rôle, il n'est pourtant pas facile, on s'en doute, d'étudier les conséquences sur l'homme. Du moins, il n'était pas facile puisque les chercheurs néo-zélandais ont eu l'occasion de travailler, dans des conditions malheureusement dramatiques, sur 2 cas d'absorption du dit produit.
En l'occurrence, 2 suicides. Le 1er est celui d'une femme de 43 ans qui a avalé 72 g de glyphosate, soit environ 1,3 g de toxique par kg.  
Une mort affreuse qu'a révélée l'autopsie : oropharynx ulcéré, poumons et muqueuses congestionnés, hémorragies diverses, estomac détruit, entre autres.
Le second est celui d'une autre femme de 81 ans cette fois-ci, morte en moins de 8 h après ingestion d'environ 1,5 g de toxique par kg. En revanche à l'autopsie, les seules lésions manifestes étaient constituées d'une multitude d'oedèmes broncho-pulmonaires.
Une étude qui apporte donc de précieux renseignements mais qui soulève un problème de taille. En effet, lorsqu'on interroge les banques de données, celles qui contiennent toutes les informations relatives à un produit mis sur le marché, on lit avec stupeur : Glyphosate : non irritant pour la peau chez le lapin, légèrement irritant pour les yeux.
La mort intervient à 5,6 g/kg chez le rat et à 3,8 g chez la caille. Désormais, le même résultat est obtenu à des doses 3 fois moindres. Mais l'essentiel après tout, c'est qu'on en vende".

Sortons des réflexions multiples et variées tant sur la forme que sur le fond (de la détresse humaine à la résistance du rat aux herbicides) pour un test de mémoire (simpliste) et un " écolo-test " (même appréciation). Les concepteurs d'applications télématiques se croient obligés d'inclure un " élément ludique " : ce sont toujours quelques minutes de connection en plus (et au tarif télétel 4...) avant de s'apercevoir que cela n'a pas d'intérêt, à moins que le jeu ait des qualités particulières ce qui n'est vraiment pas le cas ici, toujours de notre point de vue.
"Ecrivez-nous", rubrique n° 7, est une composante qui paraît beaucoup plus intéressante dans la mesure où questions et réponses sont publiques. La réponse se limite à une demi-page-écran, suffisante pour un renseignement simple (adresses, coordonnées) mais ne posez pas de question trop vaste "Ecrivez-nous", rubrique n° 7, est une composante qui paraît beaucoup plus intéressante dans la mesure où questions et réponses sont publiques. La réponse se limite à une demi-page-écran, suffisante pour un renseignement simple (adresses, coordonnées) mais ne posez pas de question trop vaste ou trop générale !  
A la "page des associations", les manifestations prévues par des associations sélectionnés par Science-Frontière. Dernière rubrique, les "Documents cinématographiques" listent les oeuvres de Jean Painlevé.
A votre clavier Minitel (ou ordinateur avec carte de télécommunications - pour récupérer les textes sur disque dur). Les manipulations sont faciles, le parcours des différents articles (il y en a en tout une centaine, de tailles diverses) est captivant. Reste à souhaiter que la messagerie (questions-réponses) prenne vie, et, pourquoi pas, qu'un jeu original, amusant, voire même instructif soit proposé.
A.F.


[R] On signale : LIVRES

J. Allardi et P. Keith (coord.)  : Atlas préliminaire des poissons d'eau douce de France  
1991. Coll. Patrimoines naturels, vol. 4, éd. Secrétariat faune flore - MNHN, Paris, 234 pp.

S. Parent : Dictionnaire des sciences de l'environnement (Terminologie bilingue Français-Anglais)  
1991, éd. Rageot, Paris, 748 pp.

Traitement et valorisation des déchets toxiques  
1990, coll. "Tech-tendances", Ed. Innovation 128, Paris, 252 pp.

O. Giarini et W. R. Stahel : Les limites du certain (Affronter les risques dans une nouvelle économie de service)  
1990, Ed. Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne, 204 pp.

F. Plassard : la crise de l'agriculture, quelle crise ?  
1991, éd. CIVAM, 72 pp.

W.R. Stahel  : Langlebigkeit und materialrecycling (Strategien zur Vermeidung von Abfällen im Bereich der Produkte)  
1991, éd. Vulkan Verlag, Essen, 265 pp.

M. Raki : Agriculture et revenus  
1991, éd. Actes Editions, Rabat, 130 pp.

C. Boulet, M. Bouhache, M. Wahbi et A. Taleb : Les mauvaises herbes du Souss  
1991, coll. "Documents Scientifiques et Techniques", Actes Editions, Rabat, 295 pp.

Les symptômes de dépérissement des arbres forestiers  
1990, éd. IDF-Diffusion

Les oiseaux de Champagne-Ardenne  
1990, éd. LPO Champagne-Ardennes, 250 pp.

P. Acot : Ecologie et environnement  
1991, Coll. "La science et les hommes", éd. Messidor-La Farandole, Paris, 128 pp.

H. Kempf  L'économie à l'épreuve de l'écologie  
1991, coll. "Enjeux", éd. Hatier, Paris, 73 pp.


[R]  RAPPORTS, COMPTES RENDUS, THESES

L'écologie, vers une nouvelle politique scientifique ?  
Actes de la journée de prospective organisée le 20 mars 1991 par la Société française d'écologie.
1991, Bulletin d'Ecologie, 22 (2), pp. 251-331.

A. Montanari : Growth and perspectives of the agrarian sector in Portugal, Italy, Greece and Turkey
1991, Ed. Scientifiche Italiane (Naples), 300 pp.

P. Vander Borght, B. Tychon (ed.) : Gestion de l'azote agricole et qualité des eaux  
1991, éd. FUL/CEBEDOC, 248 pp.

Les emplois-cadre environnement dans l'Europe du grand marché  
Acte du Forum d'Avignon, des 21 et 22 juin 1990  
1991, éd. AFIE/FEPE, 79 pp.

Terres agricoles, friches et boisements :opportunités et limites  
Colloque des 17 et 18 octobre 1990, Paris  
1990, éd. Association française pour la biomasse, Paris, 208 pp.

Les recherches en France sur le dépérissement des forêts  
Programme DEFORPA (Dépérissement des forêts et pollution atmosphérique) ; 2e rapport.  
1991, éd. ENGREF, Nancy, 129 pp.

Journées techniques de l'agriculture biologique. Fruits et légumes  
Actes du colloque tenu en Avignon, du 12 au 14 décembre 1990.  
1991, éd. Les Réalités de l'Ecologie, Moissac, 272 pp.

Les Mammifères dans le bassin méditerranéen continental et insulaire  
Actes du XIIIe Colloque international de Mammalogie, organisé par la Société française pour l'étude et la protection des Mammifères à Banyuls-sur-mer, du 13 au 15 octobre 1989,  
Vie et Milieu, 40 (2/3), juin-septembre 1990, 270 pp.

M. Rejdali et V.H. Heywood (ed.) : Conservation des ressources végétales  
1991, coll. "Proceedings", Actes Editions, Rabat, 184 pp.

Terres agricoles, friches et boisements : opportunités et limites.  
Colloque des 17 et 18 octobre 1990, Paris. 1990, éd. Association française pour la biomasse, Paris, 208 pp.

Agriculture, environnement et société  
Actes du séminaire octobre 1989 juin 1990  
Coéd. Arcane Beaunieux


[R]  PERIODIQUES

Ecodécision, Revue environnement et politiques / environment and policy magazine (à paraître)

Nature et Ressources, n° 4, vol. 26, 1990

La lettre des Clubs CRIN, n° 3, juillet 1991

Bulletin de l'EUFORBEn° 2, juin 1991

Labours et cultures en billons, Sous les Arcades, n° 261 à 264, juillet - août - septembre 1987,  
120 pp.

Le Courrier de la Nature, n° 129, juin 1991

Info Tropiques, n° 1, septembre 1991

Géomètre, n° 4, avril 1991

Courrier international

Nature Environnement, "Pour que vive la Loire et son bassin", n° 32, septembre-octobre 1991

Museum, n° 169 (n° 1, 1991)

Pourquoi ?, n° 266, août-septembre 1991

Carnets, n° 3, mars 1991

Panda, n° 45, 2e trimestre 1991

La lettre de la Biosphère, n° 1, mai 1991.

Le Canard de Brenne, n° 2, printemps 1991

Cahiers d'Economie et Sociologie Rurales

Isabelle Rivière : C'est grave Docteur, d'être ferrovipathe ?, VSD, 24-30 octobre 1991,  
p. 106.

La lettre d'IDEAL, n° 29, juin 1991

Les dossiers ICST, Energie et environnement : quelles alternatives ?, n° 1, mai 1991

Bulletin de la Société entomologique du Nord de la France, n° 258, 1er trimestre 1991.

La Lettre du Hérisson

Lettres de programmes interdisciplinaires de recherche du CNRS Environnement, n° 3, septembre 1991

M. Dominik : Les haies qui profitent, Sciences et Nature, juin 1991 (éditorial)

Le Sadoscope. Publications 1990, n° 57, mars-avril 1991

De l'eau et des hommes en Alsace, Bulletin de la Société Industrielle de Mulhouse n° 187 - n° 2/1990, 184 pp.

Activité agricole et environnement. Clarifions le sujet, Travaux et innovations, n° 91 (2), n° spécial

Revue Charente Nature, n° 79, juin 1991


[R] BROCHURES, DOCUMENTS, ETC.

Annuaire des techniques de l'environnement
1991, éd. GRAP, Paris.

P. Jamet et J.-C. Simon : Les polluants agricoles de l'eau
1991, éd. Ademart, Nantes, 18 pp.

Milieux, sociétés et pratiques romagères
Ethnozootechnie n° 47 1991, éd. Société d'Ethnozootechnie

J.-C. Rousselot et B. Trollet : Critères de détermination du sexe et de l'âge des canards
1991, éd. Office national de la chasse, 124 pp.

Agriculture, environnement et nucléaire. Comment réagir en cas d'accident
1990, éd. FNSEA/CNIEL, 207 pp.

Conservatoires botaniques nationaux

Conservatoire botanique national du Porquerolles
Le Hameau agricole - Ile de Porquerolle, 83400 Hyères.
Tél. : 94 58 31 16.

La flore sauvage de montagne est du ressort du Conservatoire botanique de Grap-Charance.
Château de Charance, 05000 Gap.
Tél. : 92 53 44 63.
Conservatoire botanique national de Nancy
Jardin du Montet
100, rue du Jardin-Botanique, 54600 Villiers-lès-Nancy.
Tél. : 83 41 47 47 ; fax : 83 27 86 59.

Les plantes d'altitude sont conservées au jardin botanique du Haut-Chitelet.
Col de la Schlucht, 88400 Gérardmer.
Tél. : 29 63 31 46.

Conservatoire botanique national de Brest
52, allée du Bot, 29200 Brest
Tél. : 98 41 88 95.

Techtendances

La réserve mondiale de la biosphère de Charlevoix

La santé des forêts 1990  
1991, éd. ministère de l'Agriculture et de la Forêt, 76 pp.

Quel avenir pour les communaux ?
1989, éd. Parc naturel régional du marais Poitevin, Val de Sèvre et Vendée (PNRMP), 16 pp. + ann.


[R] l'INRA publie

Coll. "Mieux comprendre"
Epidémiologie en pathologie végétale maraîchères, par F. Rapilly, (318 pp.)  

"Du labo au terrain"
Les maladies des plantes, par C.-M. Messian, D. Blancard, F. Rouxel et R. Lafon

Les herbicides. Modes d'action et principes d'utilisation, par R. Scalla (ed.), 450 pp

Maladies des Cucurbitacées : Observer, identifier, lutter, par D. Blancard, H. Lecoq, M. Pitrat, Coéd. INRA-PHM Revue horticole, 320 pp.

"Techniques et pratiques"
Weeds of the Lesser Antilles. Mauvaises herbes des Petites Antilles,par J. Fournet et J.L. Hammerton, coéd. INRA-CARDI, 216 pp.   

"Les colloques"
Plant science today. Ist general colloquium on Plant Sciences (La Colle-sur-Loup, oct. 1991), ed. : Y. de Kouchkovsky, 320 pp.

Rencontres caraïbes en lutte biologique (Guadeloupe, nov. 1990) , ed. : C. Pavis et A. Kermarec, 527 pp.

Trichogramma and other Egg Parasitoids, 3rd International Sympsium (San Antonio, sept. 1990), Ed. : E. Wajnberg et S.B. Vinson, 246 pp.

Coll. " Un point sur... "
Phytosanitaires, protection des plantes, biopesticides, par P. Byé, C. Descoins, A. Deshayes (ed.)

" Dictionnaires "
Glossaire de génétique moléculaire et génie génétique, par A. Chartier (coord.), 52 pp.

Dictionnaire des agents pathogènes des plantes cultivées (sous presse)

" Dossiers documentaires "
Biotechnologies animales. Recherche et innovations, par Martine Georget et Hélène Marquié, photothèque INRA, 16 diapos + commentaire

Technologies végétales. Recherche et innovations, par Martine Georget et Hélène Marquié, photothèque INRA, 24 diapos + commentaire

hors collection
L'autoportrait. Six agricultrices en quête d'image, par S. Mareska, coéd. PUM-INRA, 194 pp.

Nourrir l'humanité. Espoirs et inquiétudes, par J. Klatzmann, Coéd. INRA-Economica , 128 pp.

La Truite. Biologie et écologie, par J.-L. Baglinière et G. Maisse, 300 pp.

Variétés anciennes de Pruniers domestiques, par H. Caillavet, Coéd. INRA-BRG,  
552 pp.


La cellule environnement édite

Les dossiers de la Cellule Environnement de l'INRA, consacrés à des monographies, à des comptes rendus de séminaires de la Cellule, à l'exposé détaillé des résultats de l'enquête auprès des lecteurs, etc. paraîtront prochainement.


[R] Le Courrier de l'environnement de l'INRA n°15 ; Les ressources bibliographiques du Courrier.